Lois sur l'intrusion au Canada : règles et peines provinciales

L'intrusion au Canada est principalement une infraction provinciale régie par une loi distincte dans chaque province, et non un crime fédéral unique, de sorte que les règles, les exigences d'avis et les amendes dépendent de l'endroit où se trouve la propriété.
L'intrusion est une compétence provinciale
La propriété et les droits civils relèvent de la compétence provinciale dans le partage constitutionnel des pouvoirs au Canada, et le droit de l'intrusion suit cette ligne. Chaque province de common law a sa propre loi sur l'intrusion, et elles ne sont pas identiques. Une affiche, un montant d'amende ou un moyen de défense applicable en Ontario ne s'appliquera pas nécessairement de la même façon en Colombie-Britannique ou en Nouvelle-Écosse.
Le Code criminel fédéral coexiste avec ces lois provinciales et ne prend le relais que lorsque la conduite bascule véritablement dans le territoire criminel, comme flâner la nuit près d'une résidence, causer des dommages ou s'introduire par effraction dans un bâtiment. L'intrusion ordinaire de jour, celle où une personne marche sur un terrain qu'on lui a dit d'éviter, est presque toujours traitée en vertu de la loi provinciale comme une infraction réglementaire, et non comme une accusation criminelle.
Le Québec fait figure d'exception. Il n'a aucune loi consacrée à l'intrusion. L'entrée non autorisée sur un terrain privé est plutôt encadrée par les dispositions du Code civil du Québec relatives à la propriété et par les règlements municipaux, une différence structurelle traitée dans sa propre section plus bas.
Province par province : lois, amendes et avis
Le tableau ci-dessous résume la loi principale, l'amende maximale habituelle et la façon dont l'avis est généralement donné dans chaque province. Les amendes indiquées visent la première infraction d'un particulier, sauf indication contraire ; plusieurs provinces prévoient une amende plus élevée pour une récidive sur la même propriété, ainsi qu'une amende distincte, beaucoup plus élevée, pour une personne morale qui ordonne à quelqu'un de commettre une intrusion.
| Province | Loi principale | Amende maximale (particulier) | Comment l'avis est donné |
|---|---|---|---|
| Ontario | Trespass to Property Act, R.S.O. 1990, c. T.21 | Jusqu'à 10 000 $ | Affiches, marques rouges sur terrain boisé ou clôturé, clôtures, ou avis verbal |
| Alberta | Petty Trespass Act, R.S.A. 2000, c. P-11 et Trespass to Premises Act, R.S.A. 2000, c. T-7 | Jusqu'à 10 000 $ pour une première infraction, jusqu'à 25 000 $ en cas de récidive, jusqu'à 200 000 $ pour une personne morale qui ordonne une intrusion | Affiches, clôtures ou enclos, ou avis verbal ou écrit |
| Colombie-Britannique | Trespass Act, R.S.B.C. 2018, c. 3 | Jusqu'à 2 000 $ (peine par défaut prévue par l'Offence Act, la Trespass Act ne fixant elle-même aucune amende) | Affiches clairement visibles de jour, ou avis oral ou écrit |
| Saskatchewan | The Trespass to Property Act, c. T-20.2, telle que modifiée en 2022 | Jusqu'à 5 000 $ pour une première infraction, jusqu'à 25 000 $ en cas de récidive, jusqu'à 200 000 $ pour une personne morale | Affiches, clôtures, ou avis verbal |
| Manitoba | The Trespass Act, C.C.S.M. c. T156 | Jusqu'à 5 000 $ | Affiches ou demande verbale de partir |
| Nouvelle-Écosse | Protection of Property Act, R.S.N.S. 1989, c. 363 | Plusieurs centaines de dollars par infraction selon le barème des infractions sommaires | Affiches ou avis verbal de l'occupant |
| Nouveau-Brunswick | Trespass Act, R.S.N.B. 2012, c. 117 | Fixée selon la catégorie d'infraction en vertu de la Provincial Offences Procedure Act | Affiches sur les terrains forestiers, ou avis verbal ou écrit pour les autres lieux |
| Île-du-Prince-Édouard | Trespass to Property Act, R.S.P.E.I. 1988, c. T-6 | Jusqu'à 2 000 $ pour la plupart des infractions | Affiches ou avis verbal |
| Terre-Neuve-et-Labrador | Petty Trespass Act, R.S.N.L. 1990, c. P-11 | Une amende fixe modeste prévue par une loi ancienne, largement inchangée | Clôtures, culture du sol, ou avis verbal |
| Québec | Code civil du Québec, plus règlements municipaux | Varie selon la municipalité | Aucun régime d'avis d'intrusion dédié ; l'application se fait par voie civile ou par règlement municipal local |
Comme plusieurs de ces montants ont été augmentés par des modifications récentes, vérifiez toujours la version en vigueur de la loi de la province concernée avant de vous fier à un montant précis.
Comment l'avis doit être donné
Un occupant n'a pas besoin de prendre un intrus sur le fait pour faire respecter ces lois. La plupart des lois provinciales reconnaissent plusieurs façons équivalentes d'indiquer que l'entrée n'est pas permise, et une seule d'entre elles suffit généralement.
Les affiches constituent la méthode la plus courante. La Trespass to Property Act de l'Ontario exige qu'une affiche soit clairement visible de jour, dans des conditions normales, depuis l'approche de chaque point d'accès ordinaire à la propriété, et plusieurs autres provinces emploient un libellé presque identique.
Les marques rouges constituent une solution moins connue, mais bien réelle, prévue par la loi ontarienne. Sur un terrain qui comprend un boisé ou qui est autrement boisé, ou qui est clôturé, des marques de peinture rouge peuvent remplacer une affiche. Chaque marque doit être assez grande pour qu'un cercle de 10 centimètres de diamètre s'y inscrive entièrement, et les marques doivent être placées de manière qu'au moins une soit clairement visible de jour depuis l'approche de chaque point d'accès ordinaire. Les chasseurs et randonneurs en Ontario rural devraient traiter une marque rouge sur un arbre de la même façon qu'une affiche.
Les clôtures et les enclos peuvent eux-mêmes servir d'avis. Un terrain clôturé d'une manière qui démontre l'intention de l'occupant d'en tenir les personnes ou les animaux éloignés, comme un champ ou une cour clôturés, est généralement considéré comme affiché même sans affiche, et entrer sans permission sur un terrain clôturé ou cultivé est l'une des façons les plus courantes de commettre une infraction sans s'en rendre compte.
L'avis verbal a le même effet qu'une affiche dans toutes les provinces traitées ici. Un occupant, ou une personne qu'il autorise, peut simplement dire à quelqu'un que l'entrée n'est pas permise ou lui demander de partir, et cette directive verbale a dès lors le même poids juridique qu'une affiche.
Ce qui se passe lorsqu'on vous demande de partir
Une fois l'avis donné par l'une ou l'autre de ces méthodes, l'infraction, dans la plupart des provinces, ne porte pas vraiment sur la façon dont la personne est entrée sur le terrain. Elle porte sur le fait d'y rester après en avoir reçu l'interdiction, ou de refuser de partir après en avoir reçu l'ordre.
Un occupant, ou une personne qu'il a autorisée, a le pouvoir d'ordonner à quelqu'un de partir. Si cette personne ne part pas dès qu'il est raisonnablement possible de le faire, elle commet l'infraction d'intrusion à ce moment précis, indépendamment de la façon dont elle est arrivée.
L'occupant n'a pas à expulser physiquement qui que ce soit. La voie la plus sûre et juridiquement correcte consiste à demander à la personne de partir et, si elle refuse, à appeler la police plutôt que d'aggraver la situation soi-même.
Quand l'intrusion devient une affaire criminelle
La plupart des plaintes pour intrusion ne touchent jamais au Code criminel. Mais trois articles marquent le point où une conduite liée à l'intrusion devient un crime fédéral plutôt qu'une contravention provinciale.
L'article 177, intrusion de nuit, érige en infraction le fait de flâner ou de rôder la nuit, sans excuse légitime, sur la propriété d'autrui près d'une maison d'habitation. Il vise directement la personne qui rôde près d'une résidence après la tombée de la nuit, et non l'entrée de jour dans un champ ou un stationnement commercial.
L'article 430, méfait, s'applique dès que l'intrusion se transforme en dommage à la propriété, en la rendant inutile ou inefficace, ou en portant atteinte à la jouissance ou à l'usage légitime qu'en fait autrui. Une personne qui coupe une clôture, endommage une barrière ou vandalise un bâtiment en commettant une intrusion peut faire face à des accusations de méfait, en plus ou à la place de l'infraction provinciale, et la peine varie selon la valeur du bien touché.
L'article 348, introduction par effraction, vise le fait de s'introduire véritablement par effraction dans un bâtiment ou un autre lieu avec l'intention d'y commettre un acte criminel, ou d'en commettre un une fois à l'intérieur. Il s'agit d'un acte criminel grave, passible d'un emprisonnement à perpétuité lorsque la cible est une maison d'habitation, et qui se distingue entièrement du simple fait de marcher sur un terrain ouvert.
Cette ligne a une importance pratique. Une personne qui ignore une affiche de défense d'entrer et traverse un champ ouvert commet une infraction provinciale. Une personne qui fait la même chose la nuit près d'une maison, qui endommage quelque chose, ou qui force l'entrée d'une structure, entre dans le territoire du Code criminel.
Ce qu'un occupant peut et ne peut pas faire
La loi donne aux occupants de vrais outils, mais elle en fixe aussi les limites strictes.
Un occupant, ou une personne qu'il autorise, peut généralement :
- Ordonner à une personne de quitter la propriété
- Employer seulement la force raisonnablement nécessaire pour faire sortir une personne qui refuse de partir
- Arrêter une personne sans mandat si elle est trouvée en train de commettre une intrusion, à condition que l'arrestation soit rapidement suivie d'un appel à la police et de la remise de la personne entre ses mains
- Demander à la police d'intervenir et de faire respecter la loi plutôt que d'agir personnellement
Un occupant ne peut pas :
- Installer des pièges, des armes à détente ou d'autres dispositifs destinés à blesser un intrus
- Employer une force excédant ce qui est nécessaire pour faire sortir la personne
- Détenir quelqu'un pendant une période prolongée ou l'interroger en privé au lieu de faire intervenir rapidement la police
- Présumer que la force employée sous le coup de la colère, plutôt que pour mettre fin à l'intrusion, sera considérée comme raisonnable
Un intrus peut aussi être poursuivi civilement pour les dommages causés pendant sa présence sur la propriété, indépendamment de toute amende prévue par la loi provinciale. Les réclamations civiles pour intrusion sont traitées par les tribunaux ordinaires ou, pour de petites sommes, par le processus des petites créances de la province concernée.
Cas particuliers : employés de services publics, courrier et porte d'entrée
Toute visite non invitée ne constitue pas une intrusion. Les employés des services publics et d'électricité disposent généralement de droits d'entrée, légaux ou contractuels, sur un terrain privé pour relever les compteurs, entretenir les lignes ou réagir à une panne, indépendamment du cadre de l'intrusion, bien que ces droits se limitent habituellement à ce qui est nécessaire pour le travail à accomplir. Les facteurs de Postes Canada, de la même façon, s'appuient sur la même autorisation générale dont dispose tout visiteur pour s'approcher d'une résidence afin d'y effectuer une livraison.
Cette autorisation générale porte un nom en droit canadien : la licence implicite d'approcher et de cogner. La Cour suprême du Canada a reconnu, dans R. c. Evans, que la common law accorde implicitement à tout membre du public, y compris les policiers, la licence de s'approcher de la porte d'entrée d'une résidence et d'y cogner, car c'est ainsi que les gens communiquent avec un occupant. Cette licence est étroite. Elle ne couvre que ce qui est raisonnablement nécessaire pour établir le contact, et une affiche de défense d'entrer, ou une demande directe de ne pas s'approcher, peut la révoquer entièrement, transformant même une visite sur l'allée d'entrée en intrusion.
Photographie et enregistrement depuis un lieu public
Se tenir sur un trottoir ou une rue publics et photographier ou filmer une maison, une entreprise ou une autre propriété est généralement légal au Canada. Le droit de l'intrusion régit l'entrée sur un terrain, et non ce qu'une caméra capte depuis un endroit où le public a le droit de se trouver. Pour un survol plus complet de la façon dont le droit canadien traite l'enregistrement de personnes et de propriétés, voir notre aperçu des lois canadiennes sur l'enregistrement.
Cette légalité peut changer rapidement dès que le photographe met le pied sur un terrain affiché ou clôturé pour obtenir un meilleur angle, moment où les règles ordinaires d'intrusion mentionnées ci-dessus s'appliquent tout comme elles s'appliqueraient à quiconque entre sur cette propriété.
Québec : un cadre différent
Le Québec n'a pas de loi sur l'intrusion. L'entrée non autorisée sur un terrain privé est plutôt encadrée par les dispositions du Code civil du Québec sur la propriété, qui accordent à un propriétaire le droit d'user, de jouir et de disposer librement de son bien, ainsi qu'un droit d'action contre toute atteinte à celui-ci. En pratique, la plupart des mesures quotidiennes contre l'entrée non désirée au Québec passent par les règlements municipaux, qui varient selon la ville ou la municipalité, et par les mêmes dispositions du Code criminel, comme le méfait et l'introduction par effraction, qui s'appliquent partout ailleurs au Canada.
Cela signifie qu'un propriétaire québécois aux prises avec un visiteur indésirable dispose généralement de moins d'outils légaux précis, comme une amende provinciale fixe ou un régime d'avis formel, que ceux qui existent dans le reste du pays, et devrait se tourner d'abord vers les règlements de sa municipalité et, le cas échéant, vers le Code criminel.
Avis : Cet article fournit de l'information générale sur le droit de l'intrusion dans les provinces canadiennes et ne constitue pas un avis juridique. Les lois sur l'intrusion sont modifiées périodiquement, et les détails d'application varient selon la municipalité et les faits précis d'une situation. Toute personne aux prises avec un différend d'intrusion, une mise en demeure ou une accusation potentielle devrait consulter un avocat autorisé à exercer dans la province concernée.
Questions fréquentes
L'intrusion est-elle une infraction criminelle au Canada ?
Habituellement pas. L'intrusion ordinaire, comme ignorer une affiche de défense d'entrer le jour, constitue une infraction provinciale en vertu de lois comme la Trespass to Property Act de l'Ontario, punissable d'une amende. Elle devient une affaire relevant du Code criminel seulement dans des situations précises, comme flâner la nuit près d'une résidence en vertu de l'article 177, causer des dommages en vertu des dispositions sur le méfait de l'article 430, ou s'introduire par effraction dans un bâtiment en vertu de l'article 348.
Ai-je besoin d'une affiche de défense d'entrer pour que ma propriété soit protégée ?
Pas nécessairement. La plupart des provinces reconnaissent plusieurs formes d'avis équivalentes aux affiches, y compris les clôtures ou les enclos démontrant l'intention d'empêcher l'entrée, et le simple avis verbal indiquant à quelqu'un de ne pas entrer ou de partir. L'Ontario permet aussi les marques de peinture rouge comme avis sur un terrain boisé ou clôturé.
Qu'est-ce que la règle des marques rouges de l'Ontario ?
En vertu de la Trespass to Property Act de l'Ontario, des marques de peinture rouge peuvent servir d'avis que l'entrée est interdite sur un terrain boisé ou clôturé. Chaque marque doit être assez grande pour contenir un cercle de 10 centimètres de diamètre, et au moins une marque doit être clairement visible de jour depuis l'approche de chaque point d'accès ordinaire à la propriété.
Un propriétaire peut-il expulser physiquement un intrus ?
Un occupant, ou une personne qu'il autorise, peut ordonner à une personne de partir et employer seulement la force raisonnablement nécessaire pour la faire sortir si elle refuse. La force excessive, les pièges ou la détention prolongée ne sont pas permis, et appeler la police plutôt que d'agir soi-même est généralement l'approche la plus sûre.
Comment le Québec gère-t-il l'intrusion sans loi sur l'intrusion ?
Le Québec n'a aucune loi distincte sur l'intrusion. L'entrée non autorisée sur un terrain privé est encadrée par les dispositions du Code civil du Québec relatives à la propriété et par les règlements municipaux qui varient selon la ville, en plus des mêmes dispositions du Code criminel fédéral, comme le méfait et l'introduction par effraction, qui s'appliquent partout au pays.
Est-ce une intrusion de filmer la maison de quelqu'un depuis la rue ?
Non. Photographier ou filmer une propriété depuis un trottoir ou une rue publics est généralement légal au Canada, car le droit de l'intrusion régit l'entrée sur un terrain, et non ce qui est visible ou enregistrable depuis un lieu public. Entrer sur un terrain affiché ou clôturé pour obtenir un meilleur plan est une autre affaire et peut déclencher les règles ordinaires d'intrusion.
Mises à jour
La Trespass Statutes (Protecting Law Abiding Property Owners) Amendment Act, 2019 de l'Alberta a fait passer les amendes maximales prévues par la Petty Trespass Act et la Trespass to Premises Act de 2 000 $ à 10 000 $ pour une première infraction et de 5 000 $ à 25 000 $ en cas de récidive, et a ajouté une amende pouvant atteindre 200 000 $ pour une personne morale qui ordonne à quelqu'un de commettre une intrusion.
Les modifications apportées par la Saskatchewan à The Trespass to Property Act ont porté les amendes maximales à 5 000 $ pour une première infraction d'un particulier, à 25 000 $ en cas de récidive, et à 200 000 $ pour une personne morale.
Sources et références
- Trespass to Property Act, R.S.O. 1990, c. T.21(ontario.ca).gov
- Petty Trespass Act, R.S.A. 2000, c. P-11, Alberta King's Printer(kings-printer.alberta.ca).gov
- Trespass to Premises Act, R.S.A. 2000, c. T-7, Alberta King's Printer(kings-printer.alberta.ca).gov
- Trespass Statutes (Protecting Law Abiding Property Owners) Amendment Act, 2019, S.A. 2019, c. 23, Legislative Assembly of Alberta(docs.assembly.ab.ca).gov
- Trespass Act, R.S.B.C. 2018, c. 3, BC Laws(bclaws.gov.bc.ca).gov
- Offence Act, R.S.B.C. 1996, c. 338, article 4, peine par défaut, BC Laws(bclaws.gov.bc.ca).gov
- Gouvernement de la Saskatchewan : la loi exige que les employés fédéraux respectent les lois sur l'intrusion (modifications de 2022 à la Trespass to Property Act)(saskatchewan.ca).gov
- The Trespass Act, C.C.S.M. c. T156, Manitoba Laws(web2.gov.mb.ca).gov
- Protection of Property Act, RSNS 1989, c 363 (CanLII)(canlii.org)
- Trespass Act, R.S.N.B. 2012, c. 117, Gouvernement du Nouveau-Brunswick(laws.gnb.ca).gov
- Trespass to Property Act, R.S.P.E.I. 1988, c. T-6, Gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard(princeedwardisland.ca).gov
- Petty Trespass Act, R.S.N.L. 1990, c. P-11, Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador(assembly.nl.ca).gov
- Code civil du Québec, RLRQ c CCQ-1991, articles 947 et 953, LegisQuébec(legisquebec.gouv.qc.ca).gov
- Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, article 177 (intrusion de nuit), site Web de la législation (Justice)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, article 430 (méfait), site Web de la législation (Justice)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46, article 348 (introduction par effraction), site Web de la législation (Justice)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- R. c. Evans, [1996] 1 R.C.S. 8, CanLII (licence implicite d'approcher une résidence et d'y cogner)(canlii.org)