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Droit canadien par province : guide fédéral et provincial

Par Équipe éditoriale de Recording LawRévisé 19 juillet 202615 min de lecture
Droit canadien par province : guide fédéral et provincial

Questions fréquentes

Est-il légal d'enregistrer une conversation au Canada ?

Oui, si vous faites partie de la conversation. Le Canada est un pays à consentement d'une seule partie en vertu de l'article 184 du Code criminel, qui est une loi fédérale, de sorte que la règle est la même dans chaque province et territoire. Vous pouvez généralement enregistrer une conversation à laquelle vous participez. Enregistrer une conversation à laquelle vous ne participez pas peut constituer une infraction criminelle, et la manière dont un enregistrement peut être utilisé comme preuve ou contre des recours en matière de vie privée varie selon la province.

La loi est-elle la même dans toutes les provinces canadiennes ?

Cela dépend du sujet. Le droit criminel (y compris l'enregistrement et la conduite avec facultés affaiblies) et les motifs de divorce sont fédéraux et uniformes partout au Canada. La location résidentielle, les normes d'emploi, les testaments et l'homologation, ainsi que les petites créances, relèvent des provinces et diffèrent, parfois nettement. Le système de droit civil du Québec est celui qui diffère le plus.

Pourquoi le droit québécois est-il si différent ?

Le droit privé du Québec repose sur le Code civil du Québec, un système de droit civil, alors que le reste du Canada utilise la common law. Cela touche le patrimoine familial, la diffamation, la location et les successions, et le Québec possède ses propres institutions, comme le Tribunal administratif du logement et la CNESST. Les matières fédérales, comme le Code criminel, s'appliquent au Québec de la même façon qu'ailleurs.

Les montants de pension alimentaire pour enfants ont-ils changé au Canada ?

Oui. Les Tables fédérales de fixation des pensions alimentaires pour enfants ont été mises à jour, en vigueur depuis le 1er octobre 2025, soit la première révision depuis 2017. Le montant dû par un payeur dépend toujours de son revenu, de sa province de résidence et du nombre d'enfants. Le Québec utilise son propre modèle de pension alimentaire plutôt que les tables fédérales.

Quel est le plafond de la cour des petites créances au Canada ?

Cela varie selon la province. L'Ontario permet des réclamations jusqu'à 50 000 $ (plafond relevé en octobre 2025), l'Alberta jusqu'à 100 000 $, le Manitoba jusqu'à 20 000 $, et le Québec jusqu'à 15 000 $ dans sa division des petites créances. La Colombie-Britannique répartit les réclamations entre le Civil Resolution Tribunal et la Cour provinciale.

Le Canada utilise-t-il encore la PIPEDA, ou existe-t-il une nouvelle loi sur la protection de la vie privée ?

En 2026, la PIPEDA demeure la loi fédérale en vigueur sur la protection de la vie privée dans le secteur privé. Un projet de loi de réforme (C-27) est mort au feuilleton lors de la prorogation du Parlement en janvier 2025, et d'autres réformes ont été proposées depuis. L'Alberta, la Colombie-Britannique et le Québec ont leurs propres lois sur la protection de la vie privée dans le secteur privé, la Loi 25 du Québec étant la plus stricte.

Mises à jour

Les Tables fédérales de fixation des pensions alimentaires pour enfants ont été mises à jour (SOR/2025-166), soit la première révision depuis 2017. Le montant du barème pour un payeur dépend toujours de sa province de résidence et du nombre d'enfants, mais les chiffres sous-jacents ont changé.

Le plafond de la Cour des petites créances de l'Ontario est passé à 50 000 $, et la compétence pécuniaire de la Commission de la location immobilière est également passée à 50 000 $. Le plafond des petites créances de l'Alberta est maintenant de 100 000 $.

Le projet de loi fédéral de réforme de la protection de la vie privée C-27 (qui aurait créé la Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs) est mort au feuilleton lors de la prorogation du Parlement. La PIPEDA demeure la loi fédérale en vigueur sur la protection de la vie privée dans le secteur privé ; il convient de vérifier l'état de tout nouveau projet de loi de réforme avant de s'y fier.

Sources et références

  1. Site Web de la législation (Justice) — Lois constitutionnelles de 1867 à 1982(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  2. Code criminel, LRC 1985, c C-46, art 184 (interception de communications)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  3. R c Duarte, [1990] 1 RCS 30 (surveillance par un participant)(canlii.org)
  4. Ministère de la Justice du Canada — Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants(justice.gc.ca).gov
  5. Commissariat à la protection de la vie privée — LPRPDE(priv.gc.ca).gov
  6. Code canadien du travail, LRC 1985, c L-2(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  7. Loi sur le casier judiciaire, LRC 1985, c C-47 (suspension du casier)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  8. Gouvernement de l'Ontario — Poursuivre à la Cour des petites créances(ontario.ca).gov
  9. LégisQuébec — Code civil du Québec, RLRQ c CCQ-1991(legisquebec.gouv.qc.ca).gov
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