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La conduite avec facultés affaiblies au Québec : suspensions de la SAAQ, saisie du véhicule et programme d'antidémarreur

Au Québec, une alcoolémie confirmée de 0,08 ou plus entraîne une suspension immédiate du permis de 90 jours en vertu du Code de la sécurité routière, administrée par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), et le Québec n'impose aucune suspension administrative distincte pour un conducteur adulte pleinement titulaire d'un permis dont le résultat se situe entre 0,05 et 0,079, contrairement à la plupart des autres provinces.
Informations vérifiées le 2026-08-15. Cet article n'a pas encore été révisé par un avocat.
La suspension de 90 jours au bord de la route
Le régime administratif du Québec est entièrement géré par la SAAQ en vertu du Code de la sécurité routière, et sa structure est plus simple que celle de la plupart des autres provinces. Pour un conducteur pleinement titulaire d'un permis, qui n'est ni débutant ni titulaire d'un permis restreint, âgé de 22 ans ou plus et qui ne conduit pas un véhicule lourd, un taxi ou un autobus, il n'existe qu'un seul seuil d'alcoolémie déclenchant une mesure administrative.
En vertu de l'article 202.4(1) du Code, une alcoolémie confirmée de 0,08 ou plus, mesurée par un appareil de détection approuvé, entraîne une suspension immédiate du permis de 90 jours. Aucune disposition légale ne prévoit de palier de suspension pour la zone de 0,05 à 0,079 pour cette population. Une règle connexe, mais plus étroite, l'article 202.1.4, permet une suspension plus courte de 24 heures lorsque l'affaiblissement des facultés est constaté par des épreuves de coordination physique plutôt que par un résultat d'alcoolémie confirmé, et s'applique indépendamment de l'article 202.4.
Une disposition distincte, l'article 202.4.1, prévoit la même suspension de 90 jours en cas de facultés affaiblies par la drogue, que ce soit à la suite du constat d'un agent évaluateur ou d'un résultat positif à un appareil de détection de drogue, et s'applique de façon générale plutôt qu'à une catégorie de permis précise. L'article 202.5 confère à la SAAQ un pouvoir discrétionnaire, et non une obligation, d'imposer une suspension de 90 jours lorsqu'un conducteur échoue à un test de dépistage ou d'évaluation, ou refuse de s'y soumettre.
Tolérance zéro : qui est visé exactement
La règle de tolérance zéro du Québec est énoncée à l'article 202.2 du Code, et elle ne vise pas uniquement les nouveaux conducteurs. Quatre catégories y sont nommées :
- Les titulaires d'un permis d'apprenti conducteur ou d'un permis probatoire qui n'ont jamais été titulaires d'un permis de conduire autre qu'un permis limité au cyclomoteur ou au tracteur de ferme.
- Les titulaires d'un permis limité au cyclomoteur ou au tracteur de ferme depuis moins de 5 ans et qui sont âgés de 22 ans ou plus.
- Les titulaires d'un permis restreint rétabli en vertu de dispositions précises du Code applicables après une condamnation, y compris certaines voies de rétablissement liées à l'antidémarreur.
- Tout titulaire d'un permis de conduire âgé de 21 ans ou moins.
Cette quatrième catégorie mérite d'être énoncée avec précision, car il est facile de s'y tromper. Le libellé même du Code parle de « 21 ans ou moins », et non de « moins de 22 ans ». Les deux formulations correspondent aux mêmes âges en années complètes, mais plusieurs sources secondaires paraphrasent la règle en parlant de « moins de 22 ans », ce qui ne correspond pas au libellé exact de la loi. Pour cette population assujettie à la tolérance zéro, l'article 202.4(2) entraîne la même suspension de 90 jours pour toute présence détectable d'alcool à un test de dépistage effectué au bord de la route, ou pour une alcoolémie confirmée inférieure à 0,08 mesurée par un appareil approuvé.
Un ensemble de règles distinct et plus restreint, prévu aux articles 202.2.1.1 et 202.2.1.2, vise les autobus, les minibus, les taxis et d'autres véhicules lourds, et est traité plus bas. Une disposition plus large de zéro alcool visant les véhicules lourds et les véhicules d'urgence, l'article 202.2.1, était indiquée comme « non en vigueur » dans la version du Code consultée pour cet article; ce statut n'a pas été confirmé de manière indépendante par rapport à la page officielle du texte de loi, il est donc présenté ici comme non résolu plutôt que comme établi.
Aucune zone d'avertissement générale à 0,05, et pourquoi cela importe
La plupart des provinces canadiennes superposent une suspension pour zone d'avertissement à alcoolémie plus faible, débutant souvent autour de 0,05, au seuil criminel de 0,08. Le Québec ne fait pas cela pour sa population générale de conducteurs adultes pleinement titulaires d'un permis, et il vaut la peine de le préciser en trois volets distincts plutôt que par une seule affirmation générale.

Premièrement, pour un conducteur adulte pleinement titulaire d'un permis, non débutant et ne conduisant pas un véhicule lourd, le seuil de 0,08 prévu à l'article 202.4(1) constitue la seule suspension administrative fondée sur l'alcoolémie dans le Code. Aucun palier de 0,05 à 0,079 ne s'applique à cette population.
Deuxièmement, un seuil de 0,05 existe bel et bien dans le Code, mais sa portée est étroite. En vertu de l'article 202.2.1.2, les conducteurs d'une catégorie définie de véhicules lourds, à l'exclusion des autobus, des minibus et des taxis, qui sont plutôt assujettis à une règle de zéro alcool en vertu de l'article 202.2.1.1, ne peuvent conduire à une alcoolémie de 0,05 ou plus, sous peine d'une suspension fixe de 24 heures prévue à l'article 202.4(4). Il s'agit d'une règle étroite, propre à une catégorie professionnelle, et non d'une zone d'avertissement pour le grand public; elle ne ressemble en rien aux échelles progressives de plusieurs jours utilisées dans d'autres provinces.
Troisièmement, l'idée d'étendre une sanction administrative à 0,05 à la population générale demeure une proposition politique en cours au Québec, et non une loi en vigueur. La SAAQ a elle-même proposé une sanction à 0,05, qui comprendrait, selon les informations disponibles, une amende et une courte suspension, mais selon les renseignements les plus récents consultés pour cet article, aucun gouvernement ne l'a adoptée. Les lecteurs doivent comprendre qu'il s'agit d'un débat actif et non résolu, plutôt que d'une question déjà réglée, et ne doivent pas considérer cette mesure comme étant déjà en vigueur.
Saisie du véhicule : un seuil distinct et plus élevé
La saisie du véhicule au Québec est régie par son propre ensemble de dispositions, les articles 209.1 à 209.2.1.2 du Code, et son seuil de déclenchement diffère de celui de la suspension de permis de 90 jours. Cette distinction importe, car les documents en langage clair de la SAAQ elle-même peuvent laisser croire qu'une première interception pour facultés affaiblies entraîne toujours une saisie du véhicule de 30 jours, ce qui exagère la portée réelle de la disposition légale.
En vertu de l'article 209.2.1, une saisie du véhicule de 30 jours s'applique à un conducteur n'ayant fait l'objet d'aucune annulation liée à l'alcool ou à la drogue au cours des 10 dernières années et qui affiche un résultat de 0,16 ou plus, soit le double de la limite légale, ou qui refuse de se soumettre au test. Un conducteur qui en est à sa première infraction et qui affiche un résultat entre 0,08 et 0,159, sans annulation antérieure liée à l'alcool, n'est pas visé par cet article : la suspension du permis s'applique, mais pas ce déclencheur de saisie en particulier.
Les récidivistes s'exposent plutôt à une saisie de 90 jours. L'article 209.2.1.1 déclenche une saisie de 90 jours lorsque le conducteur a fait l'objet d'une annulation antérieure liée à l'alcool ou à la drogue au cours des 10 dernières années, pour une alcoolémie de 0,08 ou plus, un refus, ou des facultés affaiblies par la drogue. L'article 209.2.1.2 déclenche une saisie de 90 jours lorsqu'une mesure pour récidiviste prévue à l'article 202.0.1 a été imposée au conducteur à un moment quelconque au cours des 10 dernières années.
Les tarifs de remorquage et d'entreposage ont été mis à jour par un règlement entré en vigueur le 1er juin 2023, et la SAAQ précise que ces tarifs sont indexés trimestriellement et ne peuvent jamais être fixés à un montant inférieur au tarif précédent. Le tarif quotidien exact actuellement en vigueur n'a pas été confirmé pour cet article; il est recommandé de le confirmer directement auprès de la SAAQ ou de l'entreprise de remorquage avant de s'y fier.
Demander la révision d'une suspension de 90 jours
Un conducteur suspendu pendant 90 jours en vertu de l'article 202.4 peut demander la révision de la décision par la Société en vertu de l'article 202.6.2. La demande est déposée au moyen d'un formulaire et moyennant des frais, et elle est tranchée sur dossier en vertu des articles 202.6.3 et 202.6.4, à moins que le conducteur ne demande une rencontre. Il s'agit d'une véritable voie de révision administrative pour la suspension au bord de la route elle-même, distincte de tout processus lié à une saisie du véhicule. Il est recommandé de confirmer directement auprès de la SAAQ le formulaire, les frais et le délai de dépôt en vigueur, puisque les délais de ce type de procédure sont stricts et que cet article ne précise pas le nombre exact de jours accordés pour déposer une demande.
Les programmes d'évaluation du risque de la SAAQ et Alcofrein
La structure du programme correctif du Québec est déterminée à la fois par le nombre d'infractions et par le résultat d'une évaluation, plutôt qu'attribuée automatiquement selon le seul nombre d'infractions. La SAAQ appelle ce programme le « Programme d'évaluation et de réduction du risque de conduite avec facultés affaiblies », et il comporte trois paliers de frais d'évaluation : une évaluation sommaire ou initiale du risque à 351,00 $, une évaluation complète à 830,70 $ si l'évaluation sommaire est défavorable, et une évaluation de maintien à 409,50 $.
Le résultat de l'évaluation sommaire détermine la filière dans laquelle le conducteur est ensuite dirigé. Une évaluation sommaire favorable, uniquement pour la première condamnation d'un conducteur pour conduite avec facultés affaiblies, mène au programme Alcofrein : une seule séance en soirée, d'une durée de 3 heures, moyennant des frais de 150,00 $. Une évaluation sommaire défavorable, ou une infraction répétée, mène plutôt à la filière d'évaluation complète, plus longue et plus coûteuse.
Ce mécanisme de type réussite ou échec constitue une véritable différence structurelle par rapport à la façon dont certaines autres provinces gèrent leurs programmes correctifs, où la durée de l'atelier est simplement attribuée selon le nombre d'infractions. Au Québec, c'est le résultat de l'évaluation, et non seulement le nombre d'infractions, qui détermine le programme suivi par le conducteur.
Programme d'antidémarreur éthylométrique
Le Programme d'antidémarreur éthylométrique du Québec existe depuis 1997. La page du programme de la SAAQ désigne Smart Start comme installateur; le fait que Smart Start détienne un contrat exclusif pour la province, par opposition à être simplement le fournisseur principal ou le plus fréquemment mentionné, n'a pas été confirmé de manière indépendante pour cet article, et le terme « exclusif » n'est donc pas employé ici.

Le programme comporte deux principales conditions de permis : le permis restreint, alcool, offert une fois que l'interdiction absolue de conduire imposée en vertu du Code criminel prend fin, mais que la période de révocation prévue par le Code de la sécurité routière est toujours en cours, et la condition X, qui peut être volontaire ou devient obligatoire une fois qu'Alcofrein, l'évaluation complète ou une exigence de rapport médical est satisfaite et que la période de pénalité est terminée. La condition Y remplace la condition X lorsqu'un problème de santé empêche l'utilisation de l'appareil ou que le lieu de résidence du conducteur se trouve hors du réseau routier québécois. Le conducteur dispose de 15 jours pour installer l'appareil après l'autorisation, à défaut de quoi le permis est annulé.
Un barème de frais en vigueur depuis le 1er août 2025 s'applique : installation sur un véhicule à essence 165 $, installation sur un véhicule hybride ou électrique 275 $, installation sur une motocyclette 350 $, location mensuelle de l'appareil 69,99 $, location mensuelle de la caméra 35 $, et retrait à la fin du programme 55 $. Conduire un véhicule non équipé tout en étant titulaire d'un permis restreint ou assujetti à la condition X entraîne ses propres conséquences : saisie du véhicule de 30 à 90 jours, amende de 1 500 $ à 3 000 $, et suspension ou révocation supplémentaire du permis.
Ce que coûte réellement une première infraction
Puisque la SAAQ est à la fois l'organisme responsable des permis et l'assureur automobile public du Québec, une condamnation au Québec entraîne un coût dont la plupart des autres provinces n'ont pas d'équivalent : une contribution d'assurance supplémentaire par condamnation, exigée pour obtenir un nouveau permis, de 420,00 $ à 560,00 $ selon qu'il s'agit d'une première, d'une deuxième, d'une troisième infraction ou d'une infraction subséquente au cours des 10 dernières années. À cela s'ajoute, selon le propre barème tarifaire de la SAAQ, une amende minimale de 1 000,00 $ en vertu du Code criminel, ainsi qu'une amende de 1 500,00 $ à 3 000,00 $ pour conduite pendant une période de pénalité imposée en vertu du Code de la sécurité routière.
En additionnant l'amende, les frais d'évaluation et de programme, ainsi que la contribution d'assurance, la SAAQ indique clairement que le coût total d'une première infraction s'élève à un minimum de 5 000,00 $. Ce montant provient directement du barème tarifaire publié par la SAAQ elle-même.
Rétablissement après une révocation en vertu du Code criminel
Lorsqu'une condamnation en vertu du Code criminel entraîne une révocation du permis, le processus de la SAAQ comporte ses propres étapes : réserver un examen théorique de rétablissement par l'intermédiaire de SAAQclic ou par téléphone, passer l'examen moyennant des frais de 13,50 $, que la SAAQ accepte en argent comptant, par débit, par prélèvement préautorisé, par chèque ou par mandat, mais pas par carte de crédit, puis payer le nouveau permis et la contribution d'assurance supplémentaire décrite plus haut. En cas d'échec à l'examen théorique, un délai minimal de 28 jours est requis avant de reprendre l'examen. Une révocation de 3 ans ou plus exige à la fois un nouvel examen théorique et un examen pratique.
Une condamnation en vertu du Code criminel ajoute également une révocation supplémentaire du permis en vertu du Code de la sécurité routière, en plus de toute suspension administrative déjà purgée par le conducteur, et cette période de révocation s'allonge généralement en cas d'infraction répétée au cours de la période de 10 ans. Les fourchettes exactes en années actuellement en vigueur pour une deuxième infraction ou une infraction subséquente n'ont pas pu être confirmées clairement à partir des sources consultées pour cet article, aucun chiffre précis n'est donc avancé ici; il est recommandé de confirmer directement auprès de la SAAQ la durée de révocation en vigueur avant de s'y fier. La voie liée à l'antidémarreur décrite plus haut se déroule parallèlement à ce processus de rétablissement, sans en remplacer aucune étape.
La filière criminelle
Une suspension, une saisie et une contribution d'assurance sont des conséquences administratives qui ne remplacent pas l'exposition à des poursuites criminelles. Un conducteur québécois peut tout de même faire l'objet d'accusations en vertu de l'infraction fédérale de conduite avec facultés affaiblies, qui comporte ses propres amendes minimales obligatoires et, en cas de récidive, une peine d'emprisonnement obligatoire, ainsi qu'une interdiction de conduire fédérale distincte, en plus de tout ce qu'impose la SAAQ. Pour le barème des amendes, les fourchettes d'interdiction, et la façon dont les filières criminelle et administrative interagissent à l'échelle nationale, voir la conduite avec facultés affaiblies au Canada et les peines pour DUI au Canada.
Autres règles de conduite applicables au Québec
Une suspension ou une révocation en vertu de ce régime peut également avoir une incidence sur les points d'inaptitude d'un conducteur; voir les points d'inaptitude au Québec pour comprendre le fonctionnement de ce système distinct, et contester une contravention routière au Canada pour le processus général de contestation. Un conducteur détenant toujours un permis d'apprenti conducteur ou un permis probatoire devrait aussi consulter le permis de conduire graduel au Canada, puisque la règle de tolérance zéro du Québec s'applique directement à ce groupe.

Une condamnation criminelle peut également générer un dossier judiciaire et un casier judiciaire qui suit un conducteur bien au-delà de la période de suspension, y compris une exposition à la frontière américaine; voir voyager avec un casier judiciaire et l'équivalence des actes criminels graves (felony) au Canada pour cette question distincte.
L'absence d'une zone d'avertissement générale à 0,05 au Québec constitue un contraste réel avec l'Ontario voisin; voir les lois sur la conduite avec facultés affaiblies en Ontario, où un résultat aussi bas que 0,05 déclenche immédiatement une échelle de suspension de 7, 14 et 30 jours pour le grand public.
Avis de non-responsabilité
Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Plusieurs points sont ici nuancés plutôt que présentés comme des faits établis : l'entrée en vigueur ou non de la règle plus large de zéro alcool visant les véhicules lourds et les véhicules d'urgence prévue à l'article 202.2.1, le fait que Smart Start détienne ou non un contrat exclusif d'antidémarreur au Québec, le tarif quotidien exact actuellement en vigueur pour le remorquage et la mise en fourrière, et les durées exactes de révocation pour une deuxième ou une troisième condamnation en vertu du Code criminel. Si vous êtes suspendu pendant 90 jours et souhaitez demander une révision, agissez rapidement : le processus de révision prévu à l'article 202.6.2 est déposé au moyen d'un formulaire moyennant des frais, et les délais administratifs de ce type sont stricts. Confirmez tous les frais, délais et montants actuels directement auprès de la SAAQ, et consultez rapidement un avocat après toute suspension au bord de la route, saisie du véhicule ou accusation criminelle.
Questions fréquentes
Le Québec a-t-il une zone d'avertissement à 0,05 comme les autres provinces ?
Non, pas pour un conducteur adulte pleinement titulaire d'un permis. L'article 202.4(1) du Code de la sécurité routière fixe 0,08 comme seul seuil déclenchant une suspension administrative pour cette population. Un seuil de 0,05 existe bel et bien dans le Code, mais uniquement pour une catégorie restreinte de conducteurs de véhicules lourds, avec une suspension fixe de 24 heures, et non une zone d'avertissement générale. La SAAQ a proposé d'étendre une sanction à 0,05 à la population générale, mais selon les renseignements les plus récents consultés, cette proposition n'a pas été adoptée dans la loi.
Quel est l'âge de tolérance zéro pour l'alcool au Québec ?
Le libellé même du Code de la sécurité routière vise tout titulaire d'un permis de conduire âgé de 21 ans ou moins, ainsi que les nouveaux conducteurs, les conducteurs titulaires d'un permis probatoire et certains titulaires d'un permis restreint. Plusieurs sources secondaires paraphrasent cette règle en parlant de moins de 22 ans, ce qui correspond aux mêmes âges, mais ne reprend pas le libellé exact de la loi.
Quand la SAAQ peut-elle saisir mon véhicule pour conduite avec facultés affaiblies ?
Une saisie de 30 jours s'applique à un conducteur n'ayant fait l'objet d'aucune annulation liée à l'alcool ou à la drogue au cours des 10 dernières années et qui affiche un résultat de 0,16 ou plus, soit le double de la limite légale, ou qui refuse de se soumettre au test. Un premier résultat entre 0,08 et 0,159, à lui seul, ne déclenche pas cette règle de saisie; un conducteur ayant fait l'objet d'une annulation antérieure liée à l'alcool ou à la drogue au cours des 10 dernières années s'expose plutôt à une saisie de 90 jours.
Puis-je contester une suspension de permis de 90 jours au Québec ?
Vous pouvez demander à la SAAQ de réviser la décision en vertu de l'article 202.6.2 du Code de la sécurité routière, en déposant un formulaire moyennant des frais; la décision est rendue sur dossier, à moins que vous ne demandiez une rencontre. Confirmez directement auprès de la SAAQ les frais et le délai de dépôt en vigueur, car ce type de délai administratif est strict.
Qu'est-ce que le programme Alcofrein et qui y est admissible ?
Alcofrein est une seule séance en soirée, d'une durée de 3 heures, moyennant des frais de 150 $, offerte uniquement pour la première condamnation d'un conducteur pour conduite avec facultés affaiblies et seulement après un résultat favorable à l'évaluation sommaire du risque de la SAAQ. Une évaluation défavorable, ou une infraction répétée, mène plutôt à l'évaluation complète de la SAAQ, plus longue et plus coûteuse.
Combien coûte une première infraction pour conduite avec facultés affaiblies au Québec ?
La SAAQ indique clairement que le coût total d'une première infraction s'élève à un minimum de 5 000 $, en combinant l'amende prévue au Code criminel, les frais d'évaluation du risque et de programme, ainsi qu'une contribution d'assurance supplémentaire par condamnation de 420 $ à 560 $ exigée pour obtenir un nouveau permis.
Qui installe les antidémarreurs éthylométriques au Québec ?
La page du programme de la SAAQ désigne Smart Start comme installateur. Le fait que Smart Start détienne un contrat exclusif pour la province, plutôt que d'être simplement le fournisseur principal mentionné par la SAAQ, n'a pas été confirmé de manière indépendante; cette affirmation précise est donc présentée ici comme non résolue.
Sources et références
- Code de la sécurité routière, RLRQ c. C-24.2 (codification administrative)(legisquebec.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Sanctions et coûts liés à la conduite avec facultés affaiblies(saaq.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Tarifs : coûts de la conduite avec facultés affaiblies(saaq.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Programme Alcofrein(saaq.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Programme d'antidémarreur éthylométrique du Québec(saaq.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Reprendre un permis après une révocation en vertu du Code criminel(saaq.gouv.qc.ca).gov
- SAAQ - Aperçu de l'alcool et de la conduite(saaq.gouv.qc.ca).gov