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Ordonnances de ne pas faire en Ontario : l'article 46 de la LDF et l'article 35 de la LRDE expliqués

L'Ontario n'a pas de loi autonome sur les ordonnances de protection d'urgence; une ordonnance de ne pas faire découle ici de l'une de deux dispositions du droit de la famille : l'article 46 de la Loi sur le droit de la famille (LDF) (limité au conjoint, à l'ex-conjoint ou à une personne avec qui vous vivez ou avez vécu) ou l'article 35 de la Loi portant réforme du droit de l'enfance (LRDE) (accessible contre toute personne), toutes deux gratuites à déposer et toutes deux exécutoires comme affaire criminelle en cas de violation.
Informations vérifiées le 2026-08-15. Cet article n'a pas encore été révisé par un avocat.
Si vous êtes en danger immédiat
Composez le 911. Une ordonnance de ne pas faire prend du temps à obtenir, même sur une base urgente, et une fois accordée, il s'agit d'un instrument juridique que la police fait respecter après qu'il a été violé, et non d'une barrière physique qui empêche quelqu'un de se présenter. Si vous avez déjà une ordonnance et que l'autre personne la viole, les directives de l'Ontario sont directes : désobéir à une ordonnance de ne pas faire constitue une infraction criminelle, et vous devriez appeler la police. Les tribunaux de la famille de l'Ontario et Aide juridique Ontario peuvent vous aider avec les démarches décrites ci-dessous, mais rien sur cette page ne remplace le fait de vous mettre en sécurité d'abord. Pour un soutien confidentiel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, la Ligne d'aide aux victimes de l'Ontario est accessible au 416-314-2447 ou sans frais au 1-888-579-2888, avec interprètes au besoin.
L'Ontario n'a pas de loi sur les ordonnances de protection d'urgence
Certaines provinces disposent d'une loi dédiée, conçue spécifiquement pour les ordonnances de sécurité urgentes en matière de violence familiale. Ce n'est pas le cas de l'Ontario. La lecture du texte intégral actuel de la Loi sur le droit de la famille (R.S.O. 1990, c. F.3) et de la Loi portant réforme du droit de l'enfance (R.S.O. 1990, c. C.12) ne révèle aucune loi distincte, sous forme abrégée, consacrée aux ordonnances d'urgence, aucun rôle judiciaire d'urgence dédié, et aucun régime de demande d'urgence par mandataire désigné du type de celui que certaines autres provinces appliquent. Ce que l'Ontario possède plutôt, c'est un ensemble d'outils répartis dans le droit de la famille et le droit criminel ordinaires : une ordonnance de ne pas faire en vertu de l'article 46 de la LDF ou de l'article 35 de la LRDE, une ordonnance de possession exclusive du foyer conjugal en vertu de l'article 24 de la LDF, un engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond) en vertu du Code criminel fédéral, et toute condition qu'un tribunal criminel assortit à une mise en liberté sous caution après une arrestation. Le reste de cette page passe en revue les deux articles sur les ordonnances de ne pas faire, puisqu'ils constituent l'outil que la plupart des gens recherchent réellement. Pour savoir comment l'approche de l'Ontario se compare au reste du pays, consultez l'échelle des ordonnances de ne pas faire au Canada.
Deux ordonnances de ne pas faire distinctes : contre qui pouvez-vous en obtenir une?
L'ordonnance de ne pas faire de l'Ontario n'est pas une seule loi, elle en est deux, et celle qui s'applique dépend entièrement de votre relation avec la personne que vous craignez.

L'article 46 de la LDF permet au tribunal de rendre une ordonnance de ne pas faire provisoire ou définitive contre un conjoint ou ex-conjoint, ou une personne autre qu'un conjoint qui vit ou a vécu avec le demandeur pendant n'importe quelle période, lorsque le demandeur a des motifs raisonnables de craindre pour sa propre sécurité ou celle d'un enfant dont il a la garde légitime.
L'article 35 de la LRDE utilise une formulation presque identique, des motifs raisonnables de craindre pour sa propre sécurité ou celle d'un enfant, mais élimine entièrement l'exigence de relation : elle peut être rendue contre toute personne. En pratique, c'est l'article qui s'applique lorsque la crainte est liée à un enfant, mais que la personne que vous craignez n'est pas un conjoint ou une personne avec qui vous avez vécu, par exemple le nouveau ou la nouvelle partenaire d'un ex-partenaire, ou un autre membre de la famille.
Les directives en langage clair de l'Ontario réduisent les deux lois à un test simple pour le public : étiez-vous marié ou viviez-vous avec la personne, ou avez-vous un enfant avec elle? Si aucune de ces conditions n'est remplie, la page gouvernementale elle-même le dit clairement : vous ne pouvez pas obtenir d'ordonnance de ne pas faire contre une personne avec qui vous n'avez jamais vécu et avec qui vous n'avez pas d'enfant, mais vous pouvez demander à un tribunal un engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond), qui peut être demandé contre n'importe qui. Cet écart est intentionnel, et il oriente les cas de crainte sans lien de partenaire ni de parentalité vers le processus criminel de l'engagement de ne pas troubler l'ordre public décrit plus loin sur cette page, plutôt que vers le tribunal de la famille.
Ce que l'ordonnance peut exiger
L'article 46 de la LDF précise ce qu'une ordonnance de ne pas faire peut contenir : une interdiction de tout contact ou communication, directe ou indirecte, avec le demandeur ou un enfant dont il a la garde légitime; l'obligation de rester à une distance précise d'un ou plusieurs lieux nommés; des exceptions à l'une ou l'autre de ces conditions, si le tribunal les autorise; et toute autre disposition que le tribunal juge appropriée. L'article 35 de la LRDE a été adopté dans le même train législatif de 2009 et suit la même structure. Comme l'ordonnance est rédigée en fonction de la situation particulière, ses modalités exactes, soit qui ne peut être contacté, quels lieux sont interdits et toute exception, varient d'un cas à l'autre plutôt que de suivre un modèle fixe.
Obtenir une ordonnance sans préavis, de façon urgente
Les Règles en matière de droit de la famille de l'Ontario permettent de présenter une motion sans en aviser d'abord l'autre personne lorsque la nature de la situation rend l'avis inutile ou pas raisonnablement possible, qu'il existe un danger immédiat que l'enfant soit retiré de l'Ontario, qu'il existe un danger immédiat pour la santé ou la sécurité d'un enfant ou du demandeur et que le délai de signification de l'avis aurait vraisemblablement des conséquences graves, ou que la signification de l'avis elle-même aurait vraisemblablement des conséquences graves. Il existe un formulaire dédié à ce résultat précis, dont il est question ci-dessous.
Une ordonnance accordée de cette façon ne met pas fin au processus. Elle doit être réexaminée par le tribunal, si possible par le même juge, dans les 14 jours ou à une date fixée par le tribunal, et elle doit être signifiée à l'autre partie immédiatement, à moins que le tribunal n'en décide autrement. Autrement dit, une ordonnance sans préavis procure une protection urgente à court terme, mais l'autre partie a l'occasion de se faire entendre devant le tribunal peu après.
Les formulaires à utiliser
Le tableau des formulaires des Règles en matière de droit de la famille de l'Ontario nomme quatre formulaires qui font cheminer une affaire d'ordonnance de ne pas faire dans le système :
- Formule 8, Requête (générale) ouvre le dossier et c'est là que vous demandez l'ordonnance au tribunal.
- Formule 25F, Ordonnance de ne pas faire, est l'ordonnance elle-même lorsque l'autre partie a été avisée.
- Formule 25G, Ordonnance de ne pas faire sur motion sans préavis, est l'ordonnance elle-même lorsqu'elle a été accordée d'urgence, sans en aviser d'abord l'autre partie.
- Formule 25H, Ordonnance mettant fin à une ordonnance de ne pas faire, met fin à une ordonnance qui n'est plus nécessaire ou souhaitée.
Les trois formulaires d'ordonnance (25F, 25G, 25H) sont en vigueur depuis septembre 2009; la version actuelle de la formule 8 est datée de juin 2025. Un bureau local du tribunal de la famille ou un avocat de service peut aider à déterminer exactement quels formulaires et documents à l'appui une situation précise nécessite.
Coût : les ordonnances de ne pas faire sont gratuites, la possession exclusive ne l'est pas
Le règlement de l'Ontario sur les frais judiciaires est direct sur ce point. Le dépôt d'une requête en droit de la famille coûte généralement 214 $, mais le règlement prévoit une exemption précise : aucuns frais ne sont exigés pour le dépôt d'une requête, d'une réponse, ou l'inscription d'une affaire au rôle d'audience en vertu de la Loi portant réforme du droit de l'enfance, ou en vertu de la Loi sur le droit de la famille, à l'exception des parties I et II. Une ordonnance de ne pas faire en vertu de l'article 46 se situe en dehors de ces deux parties exclues, et toute instance en vertu de la LRDE est exemptée d'emblée, sans aucune exception. Cela signifie qu'une demande d'ordonnance de ne pas faire en vertu de l'article 46 ou de l'article 35 est gratuite à déposer, tant à la Cour de justice de l'Ontario qu'à la Cour supérieure de justice, Section de la famille.
L'exception importe, cependant, parce que la partie II de la LDF est celle du foyer conjugal, où se trouvent les ordonnances de possession exclusive (traitées ci-après). Une demande de possession exclusive ne bénéficie pas de la même exemption de frais qu'une simple ordonnance de ne pas faire, il faut donc prévoir un budget différent pour les deux.
Possession exclusive du foyer : un outil connexe mais distinct
L'article 24 de la LDF permet à un tribunal d'accorder à un conjoint la possession exclusive du foyer conjugal, peu importe au nom de qui le titre est enregistré, excluant ainsi effectivement l'autre conjoint de la propriété. Ce n'est pas le même outil qu'une ordonnance de ne pas faire de l'article 46 ou 35, et il n'est pas accessible aux non-conjoints, mais les deux sont souvent demandés ensemble, car ils touchent tous deux à la sécurité physique et à l'accès.

Ce qui distingue l'article 24, c'est qu'il comporte sa propre clause d'infraction intégrée, ce qu'aucun des deux articles sur les ordonnances de ne pas faire ne possède. Violer une ordonnance de possession exclusive constitue en soi une infraction criminelle en vertu de la Loi sur le droit de la famille : une première infraction entraîne une amende maximale de 5 000 $ ou un emprisonnement maximal de trois mois, ou les deux; une infraction subséquente entraîne une amende maximale de 10 000 $ ou un emprisonnement maximal de deux ans, ou les deux. Un agent de police peut arrêter une personne sans mandat s'il a des motifs raisonnables et probables de croire que la personne a violé l'ordonnance.
Que se passe-t-il si une ordonnance de ne pas faire est violée
C'est ici que les deux outils du droit de la famille divergent nettement, et il vaut la peine d'être précis à ce sujet. Les ordonnances de ne pas faire de l'article 46 de la LDF et de l'article 35 de la LRDE ne comportent aucune clause de sanction qui leur soit propre, nulle part dans le texte de l'une ou l'autre loi, contrairement à l'ordonnance de possession exclusive de l'article 24, qui prévoit expressément ses propres amendes et peines d'emprisonnement, comme indiqué ci-dessus.
Comme les articles sur les ordonnances de ne pas faire sont muets sur la sanction, une violation relève de la disposition générale de secours du Code criminel pour la désobéissance à une ordonnance du tribunal, l'article 127 : quiconque, sans excuse légitime, désobéit à une ordonnance légale d'un tribunal est coupable d'une infraction, sauf disposition contraire expresse d'une peine ou d'une autre procédure ailleurs dans la loi, soit un acte criminel passible d'un emprisonnement maximal de deux ans, soit une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Cette formulation « sauf disposition contraire expresse » explique exactement pourquoi les ordonnances de possession exclusive de l'article 24 ne sont pas poursuivies de cette façon (elles ont leur propre sanction expresse), alors que les ordonnances de ne pas faire des articles 46 et 35 le sont (elles n'en ont aucune). Les directives de l'Ontario destinées au public confirment directement cette interprétation : désobéir à une ordonnance de ne pas faire constitue une infraction criminelle, et la réponse recommandée est d'appeler la police.
Un mécanisme avec lequel il ne faut pas confondre ceci est l'engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond), traité ci-après. La violation d'un tel engagement est poursuivie en vertu d'un article entièrement différent du Code criminel; ce n'est pas interchangeable avec la voie de la désobéissance à une ordonnance du tribunal qui s'applique à une ordonnance de ne pas faire du tribunal de la famille.
Si vous n'êtes pas admissible : les engagements de ne pas troubler l'ordre public
Si vous n'avez jamais vécu avec la personne que vous craignez et que vous n'avez pas d'enfant avec elle, ni l'article 46 de la LDF ni l'article 35 de la LRDE ne vous sont accessibles, de l'aveu même de l'Ontario. La solution de rechange est un engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond), un engagement prévu au Code criminel qui peut être demandé contre n'importe qui et qui relève du système de justice pénale plutôt que du tribunal de la famille. Un tel engagement commence par une dénonciation déposée devant un juge de paix, et non par une requête en droit de la famille, et il s'agit d'une filière juridique véritablement distincte de tout ce qui est décrit ailleurs sur cette page. Pour le droit criminel sous-jacent qui peut également s'appliquer parallèlement à une ordonnance de ne pas faire ou à un engagement de ne pas troubler l'ordre public, voir les lois sur la violence familiale au Canada.
Une modification en attente qui n'est pas encore en vigueur
Une modification de 2025 (2025, chap. 6) touchant les dispositions sur les ordonnances de ne pas faire de la LDF et de la LRDE a été adoptée, mais elle n'est pas en vigueur. Le texte même de la loi de l'Ontario indique qu'elle entrera en vigueur « le jour que le lieutenant-gouverneur fixe par proclamation », sans date fixée au moment d'écrire ces lignes. La modification élargirait qui peut présenter la demande, actuellement seule la personne qui a peur peut présenter la requête, mais la modification ajouterait une personne prescrite par règlement présentant la demande avec le consentement de cette personne, ainsi que toute personne présentant la demande avec la permission du tribunal. Tant qu'elle n'aura pas été proclamée et que les règlements d'application n'existeront pas, la loi décrite sur cette page, à savoir la demande par la seule personne en danger, demeure celle qui s'applique. Quiconque lit ailleurs des informations sur ce changement devrait vérifier s'il décrit la future version de la loi ou celle réellement en vigueur aujourd'hui.
Comment cela s'inscrit dans le divorce, la séparation et la parentalité
Une ordonnance de ne pas faire est un outil de sécurité, pas un substitut à la résolution des questions sous-jacentes de droit de la famille. Si la relation prend fin, voir le divorce au Canada ou, pour les couples qui n'étaient pas mariés, les ententes de séparation au Canada et les unions de fait en Ontario. Lorsque des enfants sont concernés, une ordonnance de ne pas faire peut coexister avec, sans la remplacer, une entente de temps parental et de prise de décisions. Et si une affaire d'ordonnance de ne pas faire génère un dossier judiciaire que vous devrez retrouver plus tard, voir comment fonctionnent les dossiers judiciaires en Ontario.

Avertissement
Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Si vous êtes en danger immédiat, composez le 911; si une ordonnance de ne pas faire existante a été violée, les directives de l'Ontario sont d'appeler la police. Une modification de 2025 élargissant qui peut demander une ordonnance de ne pas faire a été adoptée mais n'est pas encore en vigueur, et la répartition de la compétence judiciaire entre la Cour de justice de l'Ontario et la Cour supérieure de justice pour une demande d'ordonnance de ne pas faire donnée dépend de la localité et n'a pas été vérifiée de façon indépendante selon une cartographie précise pour cette page. Les lois, formulaires et frais changent; vérifiez les exigences actuelles auprès des services du tribunal de la famille de l'Ontario ou d'un avocat en droit de la famille agréé avant de vous fier à cette page. Si vous êtes en danger immédiat, composez le 911. Pour un soutien confidentiel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 en Ontario, communiquez avec la Ligne d'aide aux victimes au 416-314-2447 ou sans frais au 1-888-579-2888.
Questions fréquentes
L'Ontario a-t-elle une ordonnance de protection d'urgence comme d'autres provinces?
Non. L'Ontario n'a pas de loi autonome sur les ordonnances de protection d'urgence. Ses outils de sécurité sont une ordonnance de ne pas faire en vertu de l'article 46 de la Loi sur le droit de la famille ou de l'article 35 de la Loi portant réforme du droit de l'enfance, la possession exclusive du foyer conjugal en vertu de l'article 24 de la LDF, et l'engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond) prévu au Code criminel fédéral.
Quelle est la différence entre une ordonnance de ne pas faire de l'article 46 de la LDF et une de l'article 35 de la LRDE?
L'article 46 de la LDF ne peut être demandé que contre un conjoint, un ex-conjoint ou une personne avec qui vous vivez ou avez vécu. L'article 35 de la LRDE n'a pas une telle limite et peut être demandé contre toute personne, ce qui en fait la voie à suivre lorsque la personne que vous craignez n'est pas un conjoint ou un partenaire, mais que la situation concerne un enfant, par exemple le nouveau ou la nouvelle partenaire d'un ex-partenaire ou un autre membre de la famille.
Combien coûte le dépôt d'une demande d'ordonnance de ne pas faire en Ontario?
Rien. Le règlement de l'Ontario sur les frais judiciaires exempte d'emblée les instances en vertu de la Loi portant réforme du droit de l'enfance et exempte les instances en vertu de la Loi sur le droit de la famille autres que les parties I et II. Une demande d'ordonnance de ne pas faire en vertu de l'article 46 ou de l'article 35 se situe en dehors de ces parties exclues, elle est donc gratuite à déposer. La possession exclusive du foyer conjugal est une demande distincte qui n'est pas couverte par la même exemption.
Puis-je obtenir une ordonnance de ne pas faire en Ontario sans en aviser d'abord l'autre personne?
Oui, dans des circonstances urgentes, au moyen d'une motion sans préavis prévue par les Règles en matière de droit de la famille et d'un formulaire dédié, la formule 25G. Une ordonnance rendue de cette façon doit être réexaminée par le tribunal, habituellement par le même juge, dans les 14 jours, et doit être signifiée à l'autre partie immédiatement, à moins que le tribunal n'en décide autrement.
Que se passe-t-il si quelqu'un viole une ordonnance de ne pas faire en Ontario?
Les ordonnances de ne pas faire des articles 46 et 35 n'ont aucune clause de sanction qui leur soit propre, de sorte qu'une violation est poursuivie en vertu de l'infraction générale du Code criminel de désobéissance à une ordonnance du tribunal. Les directives de l'Ontario indiquent aux gens d'appeler la police si une ordonnance de ne pas faire est violée. Les ordonnances de possession exclusive sont différentes : elles comportent leur propre clause d'infraction distincte, avec des amendes et des peines d'emprisonnement précises.
Je n'ai jamais vécu avec la personne que je crains et nous n'avons pas d'enfant ensemble. Que puis-je faire en Ontario?
Selon la règle même énoncée par l'Ontario, ni l'ordonnance de ne pas faire de l'article 46 de la LDF ni celle de l'article 35 de la LRDE n'est accessible dans cette situation. L'option disponible est un engagement de ne pas troubler l'ordre public (peace bond), un engagement prévu au Code criminel qui peut être demandé contre n'importe qui par l'entremise du système de justice pénale plutôt que du tribunal de la famille.
Sources et références
- Loi sur le droit de la famille, R.S.O. 1990, c. F.3(ontario.ca).gov
- Loi portant réforme du droit de l'enfance, R.S.O. 1990, c. C.12(ontario.ca).gov
- Règles en matière de droit de la famille, Règl. de l'Ont. 114/99(ontario.ca).gov
- Règl. de l'Ont. 293/92, règlement sur les frais pris en vertu de la Loi sur l'administration de la justice(ontario.ca).gov
- Code criminel, art. 127, Désobéissance à une ordonnance du tribunal(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Ontario.ca - Obtenir une ordonnance de ne pas faire(ontario.ca).gov
- Ontario.ca - Services aux victimes de l'Ontario (Ligne d'aide aux victimes)(ontario.ca).gov