Ontario
Lois sur le délit de fuite en Ontario : peines et obligations (2026)

Quitter les lieux d'une collision en Ontario constitue une infraction criminelle fédérale en vertu de l'article 320.16 du Code criminel, lequel exige que tout conducteur s'arrête, donne son nom et son adresse, et offre de l'assistance à toute personne blessée. Le défaut de s'y conformer, selon ce que savait le conducteur, peut entraîner jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, jusqu'à 14 ans si une personne a été blessée, ou l'emprisonnement à perpétuité si une personne est décédée. La Highway Traffic Act de l'Ontario ajoute une obligation provinciale parallèle de signaler toute collision où les dommages dépassent 5 000 $.
Le délit de fuite est-il un crime en Ontario ?
Oui. Le délit de fuite est une infraction criminelle grave partout au Canada, y compris en Ontario, en vertu de l'article 320.16 du Code criminel du Canada.
L'article 320.16 a été adopté dans le cadre du projet de loi C-46 (LC 2018, c 21) et est entré en vigueur le 18 décembre 2018. Il a remplacé l'ancien article 252, aujourd'hui entièrement abrogé. Tout guide ou article qui cite encore l'article 252 comme droit actuel sur le délit de fuite est désuet.
L'infraction s'applique à quiconque conduit un « moyen de transport », terme défini à l'article 320.11 comme incluant un véhicule à moteur, un bateau, un aéronef ou du matériel ferroviaire. Dans le contexte ontarien, il s'agit presque toujours d'un véhicule à moteur, mais la définition plus large mérite d'être notée.
L'obligation criminelle fondamentale prévue au paragraphe 320.16(1) est simple : un conducteur qui sait, ou fait preuve d'insouciance quant au fait, que son véhicule a été impliqué dans un accident avec une personne ou un autre moyen de transport doit s'arrêter, donner son nom et son adresse, et offrir de l'assistance si une personne a été blessée ou semble en avoir besoin. Omettre de le faire sans excuse raisonnable constitue une infraction criminelle.
L'expression « excuse raisonnable » est importante. Il s'agit d'un moyen de défense fondé sur les faits, que le tribunal évalue selon les circonstances. Par exemple, un conducteur qui s'est arrêté brièvement mais a été contraint de quitter les lieux dangereux avant d'échanger des renseignements pourrait invoquer ce moyen de défense. L'excuse doit toutefois être authentique et proportionnée.
Un point important quant au fonctionnement de l'article 320.16 : il NE comporte PAS la présomption automatique de culpabilité qui existait à l'ancien paragraphe 252(2). Sous l'ancien droit, le défaut de s'arrêter était traité, en l'absence de preuve contraire, comme la preuve que le conducteur avait l'intention d'échapper à une responsabilité civile ou criminelle. Cette présomption a été abrogée en même temps que l'article 252. Sous le droit actuel, la Couronne doit prouver de façon indépendante que le conducteur savait qu'un accident s'était produit ou faisait preuve d'insouciance à cet égard. Il s'agit d'une protection importante pour les conducteurs qui n'avaient véritablement pas réalisé qu'une collision était survenue.
Pour une comparaison avec la façon dont d'autres provinces traitent cette infraction, consultez nos guides sur les lois canadiennes sur le délit de fuite et les lois américaines sur le délit de fuite.

Vos obligations juridiques sur les lieux d'une collision en Ontario
Deux corps de droit distincts régissent vos obligations après une collision en Ontario : le Code criminel fédéral et la Highway Traffic Act (HTA) provinciale. Les deux s'appliquent simultanément.
En vertu du Code criminel (fédéral)
L'article 320.16 exige que tout conducteur impliqué dans un accident :
- Arrête immédiatement son moyen de transport.
- Donne son nom et son adresse à toute personne concernée.
- Offre de l'assistance à toute personne blessée ou qui semble avoir besoin d'assistance.
Ces obligations s'appliquent peu importe qui a causé la collision et peu importe son ampleur apparente.
En vertu de la Highway Traffic Act (provinciale)
Les articles 199 et 200 de la Highway Traffic Act de l'Ontario imposent des obligations provinciales additionnelles :
- S'arrêter sur les lieux ou à proximité.
- Porter toute l'assistance possible.
- Fournir son nom, son adresse, son numéro de permis de conduire, les détails de l'immatriculation du véhicule et les renseignements d'assurance à toute personne impliquée dans la collision et à tout agent de police sur les lieux.
- Si la collision cause des blessures, la mort ou des dommages matériels dépassant le seuil prescrit, la signaler immédiatement à un agent de police.
Le seuil prescrit a été relevé de 2 000 $ à 5 000 $ à compter du 1er janvier 2025, par une modification au Règlement de l'Ontario 596 pris en vertu de la HTA. Cela signifie que pour les collisions causant des dommages matériels inférieurs à 5 000 $ et sans blessure corporelle, l'obligation de signalement à la police prévue par la HTA ne s'applique pas. Les obligations du Code criminel de s'arrêter, de s'identifier et d'offrir de l'assistance s'appliquent toujours en cas d'accident impliquant une personne ou un autre véhicule.
Lorsqu'un conducteur ne peut trouver le propriétaire d'un véhicule sans surveillance qu'il a heurté, la HTA exige qu'il laisse un avis écrit indiquant son nom, son adresse et les détails de la collision dans un endroit bien visible sur le bien endommagé ou à proximité, et qu'il signale l'accident à la police dès que possible.

Peines criminelles en vertu de l'article 320.16
L'article 320.16 crée trois paliers de responsabilité criminelle, les peines augmentant selon le préjudice causé.
Palier 1 : aucune blessure (paragraphe 320.16(1))
L'infraction de base est le défaut de s'arrêter, de s'identifier ou d'offrir de l'assistance lorsqu'aucune blessure n'est en cause. Il s'agit d'une infraction mixte : la Couronne peut choisir de procéder par voie sommaire ou par mise en accusation.
En vertu du paragraphe 320.19(5), par mise en accusation, la peine maximale est de 10 ans d'emprisonnement. Par procédure sommaire, la peine maximale standard s'applique (généralement jusqu'à 2 ans moins un jour). Aucune peine minimale obligatoire ne s'applique à ce palier.
Une condamnation criminelle entraîne un casier judiciaire permanent, ce qui peut avoir une incidence sur l'emploi, les permis professionnels et les déplacements vers d'autres pays.
Palier 2 : lésions corporelles (paragraphe 320.16(2))
Si le conducteur savait, ou faisait preuve d'insouciance quant au fait, que l'accident a causé des lésions corporelles à une autre personne, l'infraction aggravée prévue au paragraphe 320.16(2) s'applique.
En vertu de l'article 320.2, par mise en accusation, la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement. Des peines minimales obligatoires s'appliquent également : une amende de 1 000 $ pour une première infraction, 30 jours d'emprisonnement pour une deuxième infraction, et 120 jours d'emprisonnement pour les infractions subséquentes. Par procédure sommaire, la peine maximale est une amende de 5 000 $ ou 2 ans moins un jour (avec les mêmes peines minimales obligatoires).
Palier 3 : décès (paragraphe 320.16(3))
La forme la plus grave de l'infraction s'applique lorsque le conducteur savait, ou faisait preuve d'insouciance quant au fait, que l'accident a causé la mort d'une autre personne, ou des lésions corporelles ayant subséquemment entraîné la mort.
En vertu de l'article 320.21, il s'agit d'un acte criminel pur et simple passible d'une peine maximale d'emprisonnement à perpétuité, selon la même échelle de peines minimales obligatoires que le palier des lésions corporelles (amende de 1 000 $ pour une première infraction, 30 jours pour une deuxième, 120 jours pour les infractions subséquentes).

Les exigences de signalement de l'Ontario et le seuil de 5 000 $
La Highway Traffic Act de l'Ontario fonctionne indépendamment du Code criminel, en plus de celui-ci. Alors que le Code criminel traite de la responsabilité criminelle grave, la HTA crée un cadre provincial de signalement pour les collisions courantes.
Le chiffre clé est 5 000 $. Depuis le 1er janvier 2025, le Règlement de l'Ontario 596 pris en vertu de la HTA fixe le seuil de signalement à 5 000 $ en dommages matériels totaux. Si une collision cause des dommages matériels que vous estimez raisonnablement supérieurs à 5 000 $, vous devez la signaler immédiatement à un agent de police. Si la police ne peut se présenter sur les lieux, l'Ontario dirige les conducteurs vers un centre de signalement des collisions.
Le seuil de 5 000 $ s'applique uniquement à l'obligation de signalement. Les obligations de s'arrêter, de s'identifier et d'échanger des renseignements existent indépendamment du montant des dommages. Ces obligations s'appliquent chaque fois que vous êtes impliqué dans une collision avec une autre personne ou un autre véhicule.
Les collisions impliquant des blessures corporelles ou la mort doivent être signalées peu importe les dommages matériels.
La HTA traite également des situations où un conducteur heurte un véhicule sans surveillance. Dans ce cas, le conducteur doit déployer des efforts raisonnables pour trouver le propriétaire, laisser des coordonnées écrites dans un endroit bien visible, et signaler l'accident à la police dès que raisonnablement possible.
Infractions provinciales, points d'inaptitude et conséquences sur le permis
Le défaut de se conformer aux obligations relatives aux accidents prévues par la HTA constitue une infraction provinciale distincte de toute accusation criminelle. Un conducteur peut faire face aux deux simultanément.
Défaut de signaler une collision : Une amende pouvant atteindre 1 000 $, plus la surtaxe provinciale pour les victimes. Le barème de points d'inaptitude de l'Ontario attribue 3 points d'inaptitude pour défaut de signalement.
Défaut de demeurer sur les lieux : Également une infraction provinciale en vertu de l'article 200 de la HTA, entraînant une amende et des points d'inaptitude. Dans les cas plus graves, le registraire des véhicules automobiles peut suspendre le permis d'un conducteur.
Accumulation de points d'inaptitude : Le système de points d'inaptitude de l'Ontario peut entraîner une suspension obligatoire du permis lorsqu'un conducteur accumule suffisamment de points sur une période de deux ans. Un conducteur pleinement autorisé fait face à une entrevue d'avertissement à 9 points et à une audience de suspension obligatoire à 15 points. Les nouveaux conducteurs font face à des seuils inférieurs en vertu du système de permis de conduire échelonné (Graduated Licensing System).
Conséquences sur l'assurance : Une déclaration de culpabilité pour délit de fuite, criminelle ou provinciale, sera divulguée à votre assureur automobile lors du renouvellement. Une condamnation criminelle en vertu de l'article 320.16 entraîne généralement des augmentations importantes des primes ou l'annulation de la police. Le marché de l'assurance automobile de l'Ontario est réglementé par l'Autorité ontarienne de réglementation des services financiers (ASFO).
Dossier de conduite : Les infractions criminelles au volant et les déclarations de culpabilité en vertu de la HTA apparaissent toutes deux sur le relevé de dossier d'un conducteur ontarien. Une déclaration de culpabilité en vertu de l'article 320.16 figure également dans le système de relevé de dossier du Code canadien de sécurité (National Safety Code) utilisé par les transporteurs commerciaux.
Que se passe-t-il si l'autre conducteur prend la fuite ? Conducteurs non identifiés et le MVACF
Si vous êtes heurté par un conducteur qui quitte les lieux et ne peut être identifié, vous disposez tout de même d'options d'indemnisation en vertu du droit ontarien.
Le Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents d'automobile (MVACF)
Le MVACF est l'assureur de dernier recours de l'Ontario pour les victimes de collisions impliquant des conducteurs non identifiés ou non assurés. Il est administré par le ministère des Services au public et aux entreprises et de l'Approvisionnement.
Les limites de couverture du MVACF sont les suivantes :
- Blessures corporelles : jusqu'à 200 000 $ par accident, y compris les intérêts avant jugement et les frais juridiques.
- Dommages matériels : jusqu'à 10 000 $ par accident, y compris les intérêts et les frais juridiques, avec une franchise de 100 $. Remarque : les dommages au véhicule sont exclus de la garantie pour dommages matériels.
Pour être admissible, vous devez généralement résider en Ontario, avoir été impliqué dans un accident en Ontario, et être dans l'impossibilité d'identifier l'autre conducteur ou véhicule. Le Fonds constitue explicitement un dernier recours, ce qui signifie que vous devez épuiser toute autre assurance disponible avant de vous adresser au MVACF.
Votre propre police d'assurance automobile
Les polices d'assurance automobile standards de l'Ontario comprennent une garantie contre les automobilistes non assurés, qui répond aux réclamations pour blessures corporelles découlant de collisions avec des conducteurs non identifiés. Cette garantie est réglementée en vertu de l'Insurance Act et de la police d'assurance automobile ontarienne standard. L'avenant SEF 44 de protection familiale, que de nombreux conducteurs ontariens détiennent, peut bonifier votre indemnisation pour correspondre à ce qu'un conducteur responsable pleinement assuré aurait dû verser.
Étapes à suivre si vous êtes victime d'un délit de fuite en Ontario :
- Composez le 911 immédiatement si une personne est blessée.
- Signalez la collision à la police (requis pour les blessures ou les dommages dépassant 5 000 $, et essentiel dans tout délit de fuite pour créer un dossier).
- Notez tous les détails sur le véhicule en fuite : plaque d'immatriculation, couleur, marque, modèle et direction.
- Recueillez les coordonnées de tout témoin.
- Avisez rapidement votre propre assureur, car les polices ontariennes exigent généralement un avis rapide pour les réclamations liées à un conducteur non identifié.
- Si aucune autre assurance n'est disponible, communiquez avec le MVACF.
Changements récents au droit ontarien sur le délit de fuite
1er janvier 2025 : le seuil de signalement relevé à 5 000 $
Le changement récent le plus important est l'augmentation du seuil de signalement des collisions de la HTA, passant de 2 000 $ à 5 000 $, à compter du 1er janvier 2025. La modification a été apportée au Règlement de l'Ontario 596 pris en vertu de la Highway Traffic Act. Ce changement réduit le fardeau administratif pour la police et les conducteurs dans le cas de collisions mineures, tout en préservant l'obligation de signalement pour les dommages matériels plus importants et toutes les collisions avec blessures corporelles.
18 décembre 2018 : l'article 320.16 a remplacé l'article 252
Au niveau fédéral, la disposition criminelle actuelle sur le délit de fuite est en vigueur depuis le 18 décembre 2018, lorsque le projet de loi C-46 (LC 2018, c 21) a fait entrer en vigueur la partie VIII.1 du Code criminel. L'article 320.16 a remplacé intégralement l'ancien article 252. Parmi les principales différences : l'utilisation du terme « moyen de transport » (plus large que l'ancien « véhicule, bateau ou aéronef »); la suppression de l'ancienne présomption de preuve du paragraphe 252(2); et un langage modernisé sur la mens rea exigeant que la Couronne prouve la connaissance ou l'insouciance.
Autres lois de l'Ontario
- Lois sur la pension alimentaire pour enfants en Ontario
- Lois internationales sur l'enregistrement en Ontario
Guides canadiens connexes
Frequently Asked Questions
Le délit de fuite est-il une infraction criminelle en Ontario ?
Oui. Quitter les lieux d'une collision en Ontario constitue une infraction criminelle fédérale en vertu de l'article 320.16 du Code criminel lorsque le conducteur savait, ou faisait preuve d'insouciance quant au fait, qu'il était impliqué dans un accident. Une déclaration de culpabilité entraîne un casier judiciaire. Les collisions mineures impliquant uniquement des dommages matériels peuvent également être poursuivies comme infraction provinciale en vertu de la Highway Traffic Act, indépendamment de toute accusation criminelle.
Quel article du Code criminel s'applique au délit de fuite en Ontario ?
L'article 320.16, entré en vigueur le 18 décembre 2018 dans le cadre de LC 2018, c 21 (projet de loi C-46). L'ancien article 252 a été abrogé par cette même loi. Toute référence à l'article 252 comme droit actuel est désuète.
Que doit faire un conducteur après une collision en Ontario ?
En vertu du Code criminel (art. 320.16), un conducteur doit s'arrêter, donner son nom et son adresse, et offrir de l'assistance à toute personne blessée. En vertu de la Highway Traffic Act (art. 199-200), un conducteur doit également échanger ses renseignements de permis, d'immatriculation et d'assurance, et signaler la collision à la police en cas de blessure corporelle, de décès, ou de dommages matériels totaux dépassant 5 000 $ (le seuil depuis le 1er janvier 2025).
Quelles sont les peines pour un délit de fuite en Ontario ?
Peines criminelles fédérales en vertu de l'art. 320.16 : jusqu'à 10 ans par mise en accusation lorsqu'aucune blessure n'est survenue; jusqu'à 14 ans lorsque des lésions corporelles en résultent; jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité lorsque la mort en résulte. Peines provinciales en vertu de la Highway Traffic Act : amende pouvant atteindre 1 000 $, 3 points d'inaptitude pour défaut de signalement, et possible suspension de permis. Les deux ensembles de peines peuvent s'appliquer simultanément.
Le droit ontarien présume-t-il la culpabilité si vous fuyez un accident ?
Non. L'ancien paragraphe 252(2) du Code criminel contenait une présomption de preuve selon laquelle le défaut de s'arrêter constituait la preuve d'une intention d'échapper à la responsabilité. Ce paragraphe a été abrogé en 2018 en même temps que l'article 252. En vertu de l'article 320.16 actuel, la Couronne doit prouver de façon indépendante que le conducteur savait, ou faisait preuve d'insouciance quant au fait, qu'un accident était survenu. Il n'existe aucune présomption légale.
Que signifie le seuil de 5 000 $ en Ontario ?
Depuis le 1er janvier 2025, les conducteurs en Ontario doivent signaler une collision à la police si les dommages matériels totaux sont raisonnablement estimés à plus de 5 000 $, ou en cas de blessure corporelle ou de décès. Le seuil (relevé depuis 2 000 $) s'applique uniquement à l'obligation de signalement prévue par la HTA. Les obligations du Code criminel de s'arrêter, de s'identifier et d'offrir de l'assistance s'appliquent peu importe le montant des dommages.
Quelle indemnisation est offerte si vous êtes heurté par un conducteur non identifié en Ontario ?
Le Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents d'automobile (MVACF) de l'Ontario verse jusqu'à 200 000 $ pour les blessures corporelles et jusqu'à 10 000 $ pour les dommages matériels (à l'exclusion des véhicules) causés par des conducteurs non identifiés ou non assurés, à titre d'assureur de dernier recours. La garantie contre les automobilistes non assurés de votre propre police répond également aux blessures corporelles causées par des conducteurs non identifiés. Un rapport de police est requis.
Peut-on faire face à la fois à une accusation criminelle et à une infraction provinciale pour le même délit de fuite en Ontario ?
Oui. Le Code criminel et la Highway Traffic Act fonctionnent indépendamment. Si un conducteur quitte les lieux d'une collision, il peut être accusé en vertu de l'article 320.16 du Code criminel fédéral et faire également face à une infraction provinciale en vertu de la HTA (avec amendes et points d'inaptitude) pour le même incident. L'accusation fédérale est plus grave et entraîne un casier judiciaire en cas de déclaration de culpabilité.
Sources and References
- Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 320.16 : défaut d'arrêter après un accident (disposition actuelle, en vigueur le 2018-12-18)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 320.19, 320.2 : dispositions relatives aux peines pour les par. 320.16(1) et (2)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 320.21 : peine en cas de décès (jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 252 (abrogé) : ancienne disposition sur le délit de fuite, abrogée par LC 2018, c 21, art. 14(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- LC 2018, c 21 (projet de loi C-46) : Loi modifiant le Code criminel (infractions relatives aux moyens de transport), art. 14-15; en vigueur le 2018-12-18(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, LRC 1985, c C-46, art. 320.11 : définition de « moyen de transport » (véhicule à moteur, bateau, aéronef, matériel ferroviaire)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Highway Traffic Act de l'Ontario, RSO 1990, c H.8, art. 199-200 : obligations sur les lieux d'un accident; seuil de signalement de 5 000 $ (en vigueur depuis le 1er janvier 2025)(ontario.ca).gov
- Règlement de l'Ontario 596 pris en vertu de la Highway Traffic Act : seuil prescrit pour le signalement des collisions(ontario.ca).gov
- Fonds d'indemnisation des victimes d'accidents d'automobile de l'Ontario : couverture jusqu'à 200 000 $ pour blessures corporelles, 10 000 $ pour dommages matériels; assureur de dernier recours pour conducteurs non identifiés ou non assurés(ontario.ca).gov
- Justice Canada : contexte législatif, aperçu de la partie VIII.1 du projet de loi C-46 (défaut de s'arrêter listé comme art. 320.16)(justice.gc.ca).gov
- Parlement du Canada : projet de loi C-46 (42e législature, 1re session), sanction royale le 2018-06-21(parl.ca).gov
- CanLII : texte intégral de LC 2018, c 21 (projet de loi C-46) confirmant l'abrogation de l'art. 252 et l'édiction de la partie VIII.1(canlii.org)