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Lois sur l'enregistrement en Ontario : est-ce légal d'enregistrer ? (2026)

Lois sur l'enregistrement en Ontario : est-ce légal d'enregistrer ? (2026)

Questions fréquentes

L'Ontario applique-t-elle la règle du consentement à une seule partie ou à deux parties pour l'enregistrement de conversations ?

L'Ontario applique la règle fédérale canadienne du consentement à une seule partie. En vertu de l'alinéa 184(2)a) du Code criminel, tout participant à une conversation peut l'enregistrer sans en informer les autres parties. L'Ontario n'a adopté aucune exigence provinciale plus stricte en matière de consentement à l'enregistrement audio.

Puis-je enregistrer secrètement un appel téléphonique en Ontario ?

Oui, si vous êtes partie à l'appel. L'alinéa 184(2)a) du Code criminel permet à tout participant d'enregistrer une communication privée sans révéler que l'enregistrement a lieu. Enregistrer un appel téléphonique auquel vous ne participez pas, sans le consentement d'aucune partie, constitue un acte criminel en vertu du paragraphe 184(1), passible d'une peine maximale de cinq ans.

Puis-je enregistrer mon patron ou mon gestionnaire au travail en Ontario ?

En vertu du Code criminel, oui : si vous faites partie de la conversation, l'alinéa 184(2)a) s'applique et vous pouvez l'enregistrer. Toutefois, l'enregistrement clandestin en milieu de travail peut constituer un motif de congédiement même lorsqu'il est techniquement légal, particulièrement s'il viole les devoirs de confiance ou de loyauté. Tenez compte de votre contrat de travail, de toute politique du milieu de travail sur l'enregistrement, et de la proportionnalité de votre objectif.

Est-il légal de filmer la police en Ontario ?

Généralement oui, dans les lieux accessibles au public. Aucune disposition du Code criminel n'interdit d'enregistrer la police. Ce droit est fondé sur l'alinéa 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés (liberté d'expression). La seule limite criminelle est l'article 129 : vous ne devez pas entraver physiquement les agents dans l'exercice de leurs fonctions. Les agents ne peuvent pas légalement vous ordonner de cesser de filmer par principe.

Qu'est-ce que le délit issu de Jones c. Tsige, et en quoi affecte-t-il l'enregistrement en Ontario ?

Jones c. Tsige (2012 ONCA 32) est la décision de la Cour d'appel de l'Ontario qui a reconnu le délit de common law d'intrusion dans l'intimité. Le critère à trois volets exige : (1) une conduite intentionnelle ou téméraire; (2) une invasion des affaires privées du demandeur sans justification légitime; (3) une atteinte qu'une personne raisonnable considérerait comme hautement choquante, causant de la détresse, de l'humiliation ou de l'angoisse. Aucune perte financière n'a besoin d'être prouvée, et les dommages-intérêts sont plafonnés à environ 20 000 $. Une personne qui enregistre ou espionne les affaires privées d'autrui en Ontario peut faire l'objet de cette poursuite civile même sans causer de préjudice économique.

L'Ontario a-t-elle sa propre loi sur la protection de la vie privée dans le secteur privé, distincte de la LPRPDE ?

Non. Contrairement à la Colombie-Britannique, à l'Alberta et au Québec (qui ont chacune des lois provinciales sur la protection de la vie privée dans le secteur privé jugées essentiellement similaires à la LPRPDE), l'Ontario n'a aucune loi générale sur la protection de la vie privée dans le secteur privé. La LPRPDE (la loi fédérale sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques) s'applique aux organisations du secteur privé exerçant une activité commerciale en Ontario. L'Ontario dispose de la LPRPS, qui couvre les renseignements personnels sur la santé détenus par les dépositaires de soins de santé.

Que se passe-t-il si je partage un enregistrement qui a été réalisé illégalement en Ontario ?

Utiliser, communiquer ou révéler sciemment la substance d'une communication privée interceptée sans consentement constitue une infraction distincte en vertu du paragraphe 193(1) du Code criminel, passible d'une peine maximale de deux ans d'emprisonnement. Cela vaut même si vous n'avez pas réalisé l'enregistrement original vous-même. Partager des images intimes sans consentement constitue une infraction additionnelle en vertu de l'article 162.1, passible d'une peine maximale de cinq ans.

Puis-je utiliser une caméra cachée à la maison ou dans un lieu privé en Ontario ?

Pas pour enregistrer d'autres personnes à leur insu. Le paragraphe 162(1) du Code criminel interdit l'enregistrement visuel clandestin d'une personne dans des circonstances qui donnent lieu à une attente raisonnable en matière de vie privée. Une résidence privée en est l'exemple le plus clair. Placer une caméra cachée dans une chambre à coucher, une salle de bain ou une salle d'essayage constitue une infraction de voyeurisme passible d'une peine maximale de cinq ans, que de l'audio soit capté ou non.

Mises à jour

Vérification indépendante contre les sources primaires citées

Les textes de loi derrière cet article

This article rests on 7 statutory provisions held in our own legal record, each retrieved from the official source. Tap a section to read the operative text.

Criminal Code

s. 129Offences relating to public or peace officerEn vigueurcited in 22 of our articles
Every one who (a) resists or wilfully obstructs a public officer or peace officer in the execution of his duty or any person lawfully acting in aid of such an officer, (b) omits, without reasonable excuse, to assist a public officer or peace officer in the execution of his duty in arresting a person or in preserving the peace, after having reasonable notice that he is required to do so, or (c) resists or wilfully obstructs any person in the lawful execution of a process against lands or goods or in making a lawful distress or seizure, is guilty of (d) an indictable offence and is liable to imprisonment for a term not exceeding two years, or (e) an offence punishable on summary conviction.

Official text (excerpt) · as of 2026-08-12 · Read the full section at laws-lois.justice.gc.ca

Cited in 15 court opinions1990s: 22000s: 32010s: 82020s: 2Most recently applied by a court: 2025

Leading cases: Kosoian v. Société de transport de Montréal (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 59) · R. v. Greenbaum (Supreme Court of Canada 1993, [1993] 1 SCR 674) · R. v. Sharma (Supreme Court of Canada 1993, [1993] 1 SCR 650)

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Also relied on in: Lois de l'Alberta sur l'enregistrement : règles du consentement d'une seule partie (2026), Lois sur l'enregistrement en Colombie-Britannique : consentement d'une seule partie et Privacy Act, Lois sur l'enregistrement au Manitoba : consentement d'une seule partie et Privacy Act

s. 162VoyeurismEn vigueurcited in 33 of our articles
(1) Every one commits an offence who, surreptitiously, observes — including by mechanical or electronic means — or makes a visual recording of a person who is in circumstances that give rise to a reasonable expectation of privacy, if (a) the person is in a place in which a person can reasonably be expected to be nude, to expose his or her genital organs or anal region or her breasts, or to be engaged in explicit sexual activity; (b) the person is nude, is exposing his or her genital organs or anal region or her breasts, or is engaged in explicit sexual activity, and the observation or recording is done for the purpose of observing or recording a person in such a state or engaged in such an activity; or (c) the observation or recording is done for a sexual purpose. (2) In this section, visual recording includes a photographic, film or video recording made by any means. (3) Paragraphs (1)(a) and (b) do not apply to a peace officer who, under the authority of a warrant issued under section 487.01, is carrying out any activity referred to in those paragraphs.

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Cited in 6 court opinions2010s: 22020s: 4Most recently applied by a court: 2023

Leading cases: R. v. Tim (Supreme Court of Canada 2022, 2022 SCC 12) · R. v. Jarvis (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 10) · Reference re Genetic Non‑Discrimination Act (Supreme Court of Canada 2020, 2020 SCC 17)

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Also relied on in: Enregistrer un appel au Canada : consentement d'une partie, Caméras de surveillance et sonnettes vidéo au Canada, Lois canadiennes sur l'enregistrement : consentement d'une seule partie et sanctions (2026)

s. 162.1Publication, etc., of an intimate image without consentEn vigueurcited in 29 of our articles
(1) Everyone who knowingly publishes, distributes, transmits, sells, makes available or advertises an intimate image of a person knowing that the person depicted in the image did not give their consent to that conduct, or being reckless as to whether or not that person gave their consent to that conduct, is guilty (a) of an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than five years; or (b) of an offence punishable on summary conviction. (2) In this section, intimate image means a visual recording of a person made by any means including a photographic, film or video recording, (a) in which the person is nude, is exposing his or her genital organs or anal region or her breasts or is engaged in explicit sexual activity; (b) in respect of which, at the time of the recording, there were circumstances that gave rise to a reasonable expectation of privacy; and (c) in respect of which the person depicted retains a reasonable expectation of privacy at the time the offence is committed.

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement au Nouveau-Brunswick : guide du consentement d'une seule partie, Lois sur l'enregistrement à Terre-Neuve-et-Labrador, Lois sur l'enregistrement dans les Territoires du Nord-Ouest : consentement d'une seule partie

s. 183DefinitionsEn vigueurcited in 28 of our articles
In this Part, authorization means an authorization to intercept a private communication given under subsection 184.2(3), section 186 or subsection 188(2); ( autorisation ) electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device means any device or apparatus that is used or is capable of being used to intercept a private communication, but does not include a hearing aid used to correct subnormal hearing of the user to not better than normal hearing; ( dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre ) intercept includes listen to, record or acquire a communication or acquire the substance, meaning or purport thereof;

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Cited in 8 court opinions1990s: 12000s: 22010s: 42020s: 1Most recently applied by a court: 2024

Leading cases: R. v. Marakah (Supreme Court of Canada 2017, 2017 SCC 59) · R. v. Mills (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 22) · R. v. Campbell (Supreme Court of Canada 2024, 2024 SCC 42)

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement en Nouvelle-Écosse : règles du consentement d'une seule partie, Lois sur l'enregistrement au Nunavut : la règle du consentement à une seule partie, Lois sur l'enregistrement à l'Île-du-Prince-Édouard : consentement à une seule partie et droits à la vie privée

s. 183.1Consent to interceptionEn vigueurcited in 26 of our articles
Where a private communication is originated by more than one person or is intended by the originator thereof to be received by more than one person, a consent to the interception thereof by any one of those persons is sufficient consent for the purposes of any provision of this Part.

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement au Québec : consentement à une seule partie et Code civil, Lois sur l'enregistrement en Saskatchewan : guide du consentement à une seule partie, Lois sur l'enregistrement au Yukon : la règle du consentement à une seule partie

s. 184InterceptionEn vigueurcited in 55 of our articles
(1) Every person who, by means of any electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device, knowingly intercepts a private communication is guilty of (a) an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than five years; or (b) an offence punishable on summary conviction. (2) Subsection (1) does not apply to (a) a person who has the consent to intercept, express or implied, of the originator of the private communication or of the person intended by the originator thereof to receive it; (b) a person who intercepts a private communication in accordance with an authorization or pursuant to section 184.4 or any person who in good faith aids in any way another person who the aiding person believes on reasonable grounds is acting with an authorization or pursuant to section 184.4;

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Cited in 5 court opinionsMost recently applied by a court: 2023

Leading cases: X (Re) (Federal Court 2017, 2017 FC 1047) · Canada (Information Commissioner) v. Canada (Transportation Accident Investigation and Safety Board) (Federal Court 2005, 2005 FC 384) · Morgan v. Alta Flights (Charters)Inc. (Federal Court 2005, 2005 FC 421)

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Also relied on in: Droit canadien par province : guide fédéral et provincial, Lois sur les caméras de bord au Canada : règles et preuve, Vie privée au travail et surveillance des employés au Canada

s. 193Disclosure of informationEn vigueurcited in 28 of our articles
(1) If a private communication has been intercepted by means of an electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device without the consent, express or implied, of the originator of that communication or of the person intended by the originator to receive it, every person commits an offence who, without the express consent of the originator of that communication or of the person intended to receive it, knowingly (a) uses or discloses the private communication or any part of it or the substance, meaning or purpose of it or of any part of it, or (b) discloses the existence of the private communication. (1.1) Every person who commits an offence under subsection (1) is guilty of (a) an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than two years; or (b) an offence punishable on summary conviction.

Official text (excerpt) · as of 2026-08-12 · Read the full section at laws-lois.justice.gc.ca

Cited in 79 court opinions1990s: 332000s: 222010s: 152020s: 9Most recently applied by a court: 2026

Leading cases: Blencoe v. British Columbia (Human Rights Commission) (Supreme Court of Canada 2000, 2000 SCC 44) · Canada (Attorney General) v. Bedford (Supreme Court of Canada 2013, 2013 SCC 72) · R. v. Sharpe (Supreme Court of Canada 2001, 2001 SCC 2)

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Sources et références

  1. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 184 : interception de communications privées (infraction et exception du consentement à une seule partie)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  2. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 183 : définition de « communication privée »(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  3. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 183.1 : consentement d'une seule partie suffisant pour les communications entre plusieurs personnes(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  4. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 193 : infraction de communication d'une communication privée interceptée (peine maximale de 2 ans)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  5. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 162 : infraction de voyeurisme (enregistrement visuel clandestin, peine maximale de 5 ans)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  6. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 162.1 : publication non consensuelle d'images intimes (peine maximale de 5 ans)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  7. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 129 : entrave à un agent de la paix(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  8. Charte canadienne des droits et libertés, al. 2b) : liberté d'expression (fondement du droit de filmer la police en public)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
  9. Jones c. Tsige, 2012 ONCA 32 (CanLII) : la Cour d'appel de l'Ontario reconnaît le délit d'intrusion dans l'intimité; critère à trois volets; plafond des dommages-intérêts d'environ 20 000 $(canlii.org)
  10. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada : aperçu des exigences de la LPRPDE(priv.gc.ca).gov
  11. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada : lois provinciales pouvant s'appliquer à la place de la LPRPDE (C.-B., Alb. et Qc seulement; l'Ontario applique la LPRPDE pour l'activité commerciale générale)(priv.gc.ca).gov
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