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Lois sur l'enregistrement en Colombie-Britannique : consentement d'une seule partie et Privacy Act

Lois sur l'enregistrement en Colombie-Britannique : consentement d'une seule partie et Privacy Act

Questions fréquentes

La Colombie-Britannique est-elle une province à consentement d'une seule partie ou des deux parties pour l'enregistrement ?

La Colombie-Britannique applique la règle fédérale du consentement d'une seule partie prévue à l'art. 184(2)a) du Code criminel. Toute partie à une communication privée peut l'enregistrer sans la connaissance ou le consentement des autres participants. Aucune loi provinciale de la Colombie-Britannique n'impose une exigence plus stricte de consentement des deux parties ou de toutes les parties pour l'enregistrement audio.

Puis-je enregistrer un appel téléphonique en Colombie-Britannique sans en informer l'autre personne ?

Oui, si vous êtes partie à l'appel. L'alinéa 184(2)a) du Code criminel permet à toute partie d'enregistrer une communication privée. Vous n'avez pas besoin d'annoncer l'enregistrement ni d'obtenir le consentement préalable des autres participants. Enregistrer un appel auquel vous ne participez pas, sans le consentement d'une partie, constitue une infraction criminelle passible d'une peine maximale de cinq ans.

Qu'est-ce que le délit prévu par la Privacy Act de la Colombie-Britannique et comment affecte-t-il l'enregistrement ?

La Privacy Act de la Colombie-Britannique (RSBC 1996, c 373, art. 1) crée un délit civil d'origine législative pour atteinte à la vie privée, invocable sans preuve de préjudice financier. Elle exige une conduite délibérée, commise sans apparence de droit. Un enregistrement clandestin peut être légal en vertu du Code criminel tout en constituant une atteinte à la Privacy Act si la personne enregistrée avait une attente raisonnable de ne pas faire l'objet de cette surveillance. Le délit relève de la compétence de la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

La PIPA de la Colombie-Britannique restreint-elle le droit des particuliers d'enregistrer des conversations ?

Non. La Personal Information Protection Act (PIPA) de la Colombie-Britannique s'applique aux organisations qui recueillent des renseignements personnels dans le cadre d'une activité commerciale. Elle ne s'applique pas à un particulier qui enregistre ses propres conversations à des fins personnelles. La PIPA est pertinente lorsqu'une entreprise enregistre les appels de ses clients, déploie une surveillance en milieu de travail ou utilise la vidéosurveillance dans des locaux commerciaux.

Puis-je enregistrer secrètement mon employeur ou mon gestionnaire en Colombie-Britannique ?

Sur le plan criminel, oui : si vous êtes présent à la conversation, l'art. 184(2)a) autorise l'enregistrement. Cependant, les tribunaux canadiens et les arbitres du travail ont confirmé des congédiements justifiés lorsque l'enregistrement clandestin en milieu de travail a été jugé comme un manquement à la confiance ou incompatible avec la relation d'emploi, même lorsqu'il était techniquement légal. Les politiques de l'employeur en matière d'enregistrement peuvent également l'interdire de façon indépendante.

Est-il légal d'enregistrer la police en Colombie-Britannique ?

Oui, dans les lieux publics. Aucune disposition du Code criminel n'interdit de filmer la police. Ce droit découle de l'alinéa 2b) de la Charte (liberté d'expression). Vous ne devez pas entraver physiquement les agents, car cela constitue une infraction en vertu de l'art. 129. Les agents ne peuvent pas légalement ordonner systématiquement aux passants de cesser d'enregistrer, ni saisir votre appareil sans mandat.

Quelle est la sanction pour avoir illégalement enregistré quelqu'un en Colombie-Britannique ?

Intercepter une communication privée sans le consentement d'aucune partie constitue un acte criminel en vertu de l'art. 184(1) du Code criminel, passible d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement ou d'une déclaration de culpabilité par procédure sommaire. Divulguer un tel enregistrement entraîne une peine maximale de deux ans en vertu de l'art. 193. Une responsabilité civile en vertu de la Privacy Act de la Colombie-Britannique est également possible, les dommages-intérêts étant évalués sans qu'il soit nécessaire de prouver une perte financière.

Puis-je enregistrer en vidéo une personne chez elle ou dans un espace privé en Colombie-Britannique ?

Non. L'art. 162(1) du Code criminel interdit l'enregistrement visuel clandestin partout où une personne a une attente raisonnable en matière de vie privée, en particulier lorsque la nudité est en cause ou que l'enregistrement est fait à des fins sexuelles. Une résidence privée en est l'exemple le plus clair. La violation de l'art. 162 constitue un acte criminel passible d'une peine maximale de cinq ans.

Que se passe-t-il si je partage un enregistrement que j'ai réalisé en Colombie-Britannique ?

Si l'enregistrement a été réalisé avec votre consentement en tant que partie (donc légalement), le Code criminel n'interdit pas spécifiquement de le partager. Toutefois, le partage peut entraîner une responsabilité civile en vertu de la Privacy Act de la Colombie-Britannique s'il constitue une atteinte délibérée aux attentes raisonnables de la personne visée en matière de vie privée. Partager un enregistrement intercepté sans le consentement d'aucune partie constitue une infraction criminelle en vertu de l'art. 193 (jusqu'à deux ans). Partager des images intimes sans consentement viole l'art. 162.1 (jusqu'à cinq ans).

Comment la Colombie-Britannique se compare-t-elle aux autres provinces canadiennes en matière de lois sur l'enregistrement ?

La règle du consentement d'une seule partie prévue au Code criminel est identique dans toutes les provinces. La Colombie-Britannique se distingue parce qu'elle possède à la fois un délit d'origine législative prévu par une Privacy Act (comme la Saskatchewan, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador) et une PIPA provinciale essentiellement similaire qui remplace la LPRPDE pour les activités commerciales intraprovinciales. L'Ontario ne dispose que du délit de common law d'intrusion dans l'intimité. L'Alberta possède une PIPA mais aucun délit prévu par une Privacy Act. Le Québec offre la protection civile de la vie privée la plus étendue grâce au Code civil.

Mises à jour

Vérification indépendante contre les sources primaires citées

Les textes de loi derrière cet article

This article rests on 7 statutory provisions held in our own legal record, each retrieved from the official source. Tap a section to read the operative text.

Criminal Code

s. 129Offences relating to public or peace officerEn vigueurcited in 22 of our articles
Every one who (a) resists or wilfully obstructs a public officer or peace officer in the execution of his duty or any person lawfully acting in aid of such an officer, (b) omits, without reasonable excuse, to assist a public officer or peace officer in the execution of his duty in arresting a person or in preserving the peace, after having reasonable notice that he is required to do so, or (c) resists or wilfully obstructs any person in the lawful execution of a process against lands or goods or in making a lawful distress or seizure, is guilty of (d) an indictable offence and is liable to imprisonment for a term not exceeding two years, or (e) an offence punishable on summary conviction.

Official text (excerpt) · as of 2026-08-12 · Read the full section at laws-lois.justice.gc.ca

Cited in 15 court opinions1990s: 22000s: 32010s: 82020s: 2Most recently applied by a court: 2025

Leading cases: Kosoian v. Société de transport de Montréal (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 59) · R. v. Greenbaum (Supreme Court of Canada 1993, [1993] 1 SCR 674) · R. v. Sharma (Supreme Court of Canada 1993, [1993] 1 SCR 650)

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Also relied on in: Lois de l'Alberta sur l'enregistrement : règles du consentement d'une seule partie (2026), Lois sur l'enregistrement au Manitoba : consentement d'une seule partie et Privacy Act, Lois sur l'enregistrement à Terre-Neuve-et-Labrador

s. 162VoyeurismEn vigueurcited in 33 of our articles
(1) Every one commits an offence who, surreptitiously, observes — including by mechanical or electronic means — or makes a visual recording of a person who is in circumstances that give rise to a reasonable expectation of privacy, if (a) the person is in a place in which a person can reasonably be expected to be nude, to expose his or her genital organs or anal region or her breasts, or to be engaged in explicit sexual activity; (b) the person is nude, is exposing his or her genital organs or anal region or her breasts, or is engaged in explicit sexual activity, and the observation or recording is done for the purpose of observing or recording a person in such a state or engaged in such an activity; or (c) the observation or recording is done for a sexual purpose. (2) In this section, visual recording includes a photographic, film or video recording made by any means. (3) Paragraphs (1)(a) and (b) do not apply to a peace officer who, under the authority of a warrant issued under section 487.01, is carrying out any activity referred to in those paragraphs.

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Cited in 6 court opinions2010s: 22020s: 4Most recently applied by a court: 2023

Leading cases: R. v. Tim (Supreme Court of Canada 2022, 2022 SCC 12) · R. v. Jarvis (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 10) · Reference re Genetic Non‑Discrimination Act (Supreme Court of Canada 2020, 2020 SCC 17)

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Also relied on in: Enregistrer un appel au Canada : consentement d'une partie, Caméras de surveillance et sonnettes vidéo au Canada, Lois canadiennes sur l'enregistrement : consentement d'une seule partie et sanctions (2026)

s. 162.1Publication, etc., of an intimate image without consentEn vigueurcited in 29 of our articles
(1) Everyone who knowingly publishes, distributes, transmits, sells, makes available or advertises an intimate image of a person knowing that the person depicted in the image did not give their consent to that conduct, or being reckless as to whether or not that person gave their consent to that conduct, is guilty (a) of an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than five years; or (b) of an offence punishable on summary conviction. (2) In this section, intimate image means a visual recording of a person made by any means including a photographic, film or video recording, (a) in which the person is nude, is exposing his or her genital organs or anal region or her breasts or is engaged in explicit sexual activity; (b) in respect of which, at the time of the recording, there were circumstances that gave rise to a reasonable expectation of privacy; and (c) in respect of which the person depicted retains a reasonable expectation of privacy at the time the offence is committed.

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement au Nouveau-Brunswick : guide du consentement d'une seule partie, Lois sur l'enregistrement dans les Territoires du Nord-Ouest : consentement d'une seule partie, Lois sur l'enregistrement en Nouvelle-Écosse : règles du consentement d'une seule partie

s. 183DefinitionsEn vigueurcited in 28 of our articles
In this Part, authorization means an authorization to intercept a private communication given under subsection 184.2(3), section 186 or subsection 188(2); ( autorisation ) electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device means any device or apparatus that is used or is capable of being used to intercept a private communication, but does not include a hearing aid used to correct subnormal hearing of the user to not better than normal hearing; ( dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre ) intercept includes listen to, record or acquire a communication or acquire the substance, meaning or purport thereof;

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Cited in 8 court opinions1990s: 12000s: 22010s: 42020s: 1Most recently applied by a court: 2024

Leading cases: R. v. Marakah (Supreme Court of Canada 2017, 2017 SCC 59) · R. v. Mills (Supreme Court of Canada 2019, 2019 SCC 22) · R. v. Campbell (Supreme Court of Canada 2024, 2024 SCC 42)

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement au Nunavut : la règle du consentement à une seule partie, Lois sur l'enregistrement en Ontario : est-ce légal d'enregistrer ? (2026), Lois sur l'enregistrement à l'Île-du-Prince-Édouard : consentement à une seule partie et droits à la vie privée

s. 183.1Consent to interceptionEn vigueurcited in 26 of our articles
Where a private communication is originated by more than one person or is intended by the originator thereof to be received by more than one person, a consent to the interception thereof by any one of those persons is sufficient consent for the purposes of any provision of this Part.

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Also relied on in: Lois sur l'enregistrement au Québec : consentement à une seule partie et Code civil, Lois sur l'enregistrement en Saskatchewan : guide du consentement à une seule partie, Lois sur l'enregistrement au Yukon : la règle du consentement à une seule partie

s. 184InterceptionEn vigueurcited in 55 of our articles
(1) Every person who, by means of any electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device, knowingly intercepts a private communication is guilty of (a) an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than five years; or (b) an offence punishable on summary conviction. (2) Subsection (1) does not apply to (a) a person who has the consent to intercept, express or implied, of the originator of the private communication or of the person intended by the originator thereof to receive it; (b) a person who intercepts a private communication in accordance with an authorization or pursuant to section 184.4 or any person who in good faith aids in any way another person who the aiding person believes on reasonable grounds is acting with an authorization or pursuant to section 184.4;

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Cited in 5 court opinionsMost recently applied by a court: 2023

Leading cases: X (Re) (Federal Court 2017, 2017 FC 1047) · Canada (Information Commissioner) v. Canada (Transportation Accident Investigation and Safety Board) (Federal Court 2005, 2005 FC 384) · Morgan v. Alta Flights (Charters)Inc. (Federal Court 2005, 2005 FC 421)

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Also relied on in: Droit canadien par province : guide fédéral et provincial, Lois sur les caméras de bord au Canada : règles et preuve, Vie privée au travail et surveillance des employés au Canada

s. 193Disclosure of informationEn vigueurcited in 28 of our articles
(1) If a private communication has been intercepted by means of an electro-magnetic, acoustic, mechanical or other device without the consent, express or implied, of the originator of that communication or of the person intended by the originator to receive it, every person commits an offence who, without the express consent of the originator of that communication or of the person intended to receive it, knowingly (a) uses or discloses the private communication or any part of it or the substance, meaning or purpose of it or of any part of it, or (b) discloses the existence of the private communication. (1.1) Every person who commits an offence under subsection (1) is guilty of (a) an indictable offence and liable to imprisonment for a term of not more than two years; or (b) an offence punishable on summary conviction.

Official text (excerpt) · as of 2026-08-12 · Read the full section at laws-lois.justice.gc.ca

Cited in 79 court opinions1990s: 332000s: 222010s: 152020s: 9Most recently applied by a court: 2026

Leading cases: Blencoe v. British Columbia (Human Rights Commission) (Supreme Court of Canada 2000, 2000 SCC 44) · Canada (Attorney General) v. Bedford (Supreme Court of Canada 2013, 2013 SCC 72) · R. v. Sharpe (Supreme Court of Canada 2001, 2001 SCC 2)

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Sources et références

  1. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 184 : interception de communications privées (infraction et exception de consentement d'une seule partie)(laws-lois.justice.gc.ca)
  2. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 183 : définition de communication privée(laws-lois.justice.gc.ca)
  3. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 183.1 : consentement d'une seule partie suffisant pour les communications multipartites(laws-lois.justice.gc.ca)
  4. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 193 : infraction, divulgation d'une communication privée interceptée(laws-lois.justice.gc.ca)
  5. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 162 : infraction de voyeurisme(laws-lois.justice.gc.ca)
  6. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 162.1 : distribution non consensuelle d'images intimes(laws-lois.justice.gc.ca)
  7. Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 129 : infraction, entrave à un agent de la paix(laws-lois.justice.gc.ca)
  8. Charte canadienne des droits et libertés, art. 2b) : liberté d'expression (fondement du droit de filmer la police)(laws-lois.justice.gc.ca)
  9. Privacy Act, RSBC 1996, c 373 : délit d'origine législative de la Colombie-Britannique pour atteinte à la vie privée, invocable sans preuve de préjudice(bclaws.gov.bc.ca)
  10. Privacy Act, RSBC 1996, c 373 (CanLII)(canlii.org)
  11. Personal Information Protection Act, SBC 2003, c 63 (PIPA de la Colombie-Britannique)(bclaws.gov.bc.ca)
  12. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada : lois provinciales pouvant s'appliquer à la place de la LPRPDE(priv.gc.ca)
  13. Commissariat à la protection de la vie privée du Canada : exigences de la LPRPDE en bref(priv.gc.ca)
  14. Commissariat à l'information et à la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique (OIPC BC)(oipc.bc.ca)
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