Lois sur l'enregistrement au Cameroun : consentement de toutes les parties et sanctions (2026)

Les lois camerounaises sur l'enregistrement : un pays où le consentement n'est pas facultatif
Le Cameroun traite l'enregistrement d'une conversation privée sans consentement comme une infraction pénale. Le cadre juridique du pays ne laisse aucune place au consentement d'une seule partie, à l'enregistrement silencieux ou à la permission implicite. Enregistrer une personne à son insu expose à des peines de prison et à des amendes substantielles.
Le texte principal régissant ce domaine est la loi n° 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun. L'article 74 de cette loi vise quiconque porte atteinte à la vie privée d'autrui en fixant, en enregistrant ou en transmettant des données électroniques à caractère privé ou confidentiel sans le consentement de leur auteur. Une disposition distincte, l'article 65, impose des peines encore plus lourdes à quiconque intercepte des communications en cours de transmission sans autorisation. La loi ne distingue pas entre les appels téléphoniques, les enregistrements vidéo ou les messages numériques. Si les données sont privées et que leur auteur n'y a pas consenti, l'acte est illégal.
Cela place clairement le Cameroun dans la catégorie des pays exigeant le consentement de toutes les parties, aux côtés de pays comme l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche. Pour toute personne vivant, voyageant ou exerçant une activité commerciale au Cameroun, comprendre ces règles n'est pas simplement recommandé. C'est une nécessité juridique.
Le système bijuridique : deux traditions juridiques, une seule norme d'enregistrement
Comment fonctionne le système juridique double du Cameroun

Le Cameroun a hérité de deux systèmes juridiques distincts de son histoire coloniale. Après la perte du territoire par l'Allemagne à l'issue de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne a administré les régions occidentales (aujourd'hui le Nord-Ouest et le Sud-Ouest) sous le régime de la common law anglaise. La France a administré les régions orientales sous le régime du droit civil français. Lors de la réunification du pays en 1961, les deux systèmes ont été maintenus en place.
Aujourd'hui, le Cameroun fonctionne comme un État bijuridique. La common law anglaise, qui met l'accent sur le précédent judiciaire et la procédure accusatoire, régit les deux régions anglophones. Le droit civil français, construit sur des textes codifiés et une procédure inquisitoire, régit les huit régions francophones : Adamaoua, Centre, Est, Extrême-Nord, Littoral, Nord, Ouest et Sud.
Ce que cela signifie pour les lois sur l'enregistrement
Cette distinction importe moins qu'on pourrait le penser en matière d'enregistrement. Le droit pénal camerounais a été unifié par une législation nationale qui s'applique aux dix régions. La loi sur la cybersécurité (loi n° 2010/012), le Code pénal (loi n° 2016/007) et le Code de procédure pénale (loi n° 2005/007) s'appliquent sur l'ensemble du territoire, que l'affaire soit jugée par une juridiction de common law ou de droit civil.
Le système bijuridique crée des différences pratiques principalement sur le plan procédural et dans la manière dont les affaires sont traitées par les tribunaux. Dans les régions anglophones, la procédure suit les conventions de la common law, avec une place plus importante accordée à l'oralité des débats et au contre-interrogatoire. Dans les régions francophones, le juge d'instruction joue un rôle plus actif dans la conduite des enquêtes. Mais le droit matériel relatif au consentement à l'enregistrement est identique à Douala et à Bamenda.
La loi sur la cybersécurité : le texte principal du Cameroun en matière d'enregistrement
Article 74 : enregistrement et transmission de données privées
L'article 74 de la loi n° 2010/012 est la disposition qui sanctionne directement l'enregistrement non autorisé. Il prévoit que quiconque porte atteinte à la vie privée d'autrui en fixant, en enregistrant ou en transmettant, sans le consentement de l'auteur, des données électroniques à caractère privé ou confidentiel s'expose à des sanctions pénales.
Les termes employés sont larges. « Fixer » recouvre le fait d'enregistrer ou de stocker une communication. « Enregistrer » recouvre la captation audio et vidéo. « Transmettre » recouvre le transfert, le partage ou la diffusion d'un contenu privé. L'article n'exige pas que la personne qui enregistre ait une intention malveillante. L'acte lui-même, accompli sans consentement, engage la responsabilité de son auteur.
Peines encourues en vertu de l'article 74 :
- Un emprisonnement d'un à deux ans
- Une amende de 1 000 000 à 5 000 000 XAF (environ 1 600 à 8 000 dollars américains)
- Ou l'une et l'autre de ces peines
Il ne s'agit pas de peines théoriques. Le système judiciaire camerounais poursuit activement les atteintes à la vie privée, et les amendes représentent des sommes considérables dans un pays où le revenu annuel moyen se situe bien en deçà de 1 000 000 XAF.
Article 65 : interception illégale en cours de transmission
L'article 65, alinéa 1, de la même loi traite de l'infraction plus grave consistant à intercepter des communications en temps réel. Il prévoit que quiconque, sans droit ni autorisation, procède par des moyens électroniques à l'interception de communications en cours de transmission destinées à un système d'information encourt des conséquences sensiblement plus lourdes que celles prévues à l'article 74.
Peines encourues en vertu de l'article 65 :
- Un emprisonnement de cinq à dix ans
- Une amende de 5 000 000 à 10 000 000 XAF (environ 8 000 à 16 000 dollars américains)
- Ou l'une et l'autre de ces peines
La différence pratique entre l'article 74 et l'article 65 tient au moment de l'acte. L'article 74 couvre l'enregistrement, la sauvegarde ou la transmission d'un contenu déjà existant ou stocké. L'article 65 couvre l'interception active au moment même de la transmission, par exemple une écoute téléphonique en direct ou l'interception de paquets de données en transit. Les deux dispositions s'appliquent à des comportements privés et non autorisés. Les deux exigent le consentement. L'article 65 reflète simplement le caractère plus intrusif de la surveillance en temps réel en imposant des peines trois à cinq fois plus lourdes que celles de l'article 74.
Articles 41 à 48 : le cadre de protection de la vie privée
Les articles 74 et 65 ne sont pas isolés. Ils s'inscrivent dans un cadre plus large de protection de la vie privée établi par la même loi.
L'article 41 déclare que toute personne a droit à la protection de sa vie privée. Il s'agit de l'affirmation fondatrice qui sous-tend l'ensemble des dispositions relatives à l'enregistrement.
L'article 42 impose aux opérateurs de réseaux de communication électronique et de systèmes d'information de garantir la confidentialité des informations acheminées par leurs systèmes, y compris les données de trafic.
L'article 44, alinéa 1, dispose qu'il est interdit à toute personne physique ou morale d'écouter, d'intercepter ou de stocker des communications ainsi que les données de trafic y afférentes, ou de les soumettre à tout autre moyen d'interception ou de surveillance, sans le consentement des utilisateurs concernés. La seule exception est le cas où une telle interception est légalement autorisée.
L'article 47 ajoute que l'utilisation des réseaux de communication électronique pour stocker des informations ou accéder à des informations stockées sur l'équipement terminal d'une personne requiert son consentement préalable.
Pris ensemble, ces articles créent une protection à plusieurs niveaux de la confidentialité des communications. Il est impossible d'enregistrer, d'intercepter, de stocker ou d'accéder à des communications privées sans le consentement explicite des personnes concernées.
Les protections constitutionnelles : le fondement
Le fondement constitutionnel des lois camerounaises sur l'enregistrement figure dans le préambule de la Constitution (loi n° 96/6 du 18 janvier 1996, telle que modifiée). Le préambule déclare que « le secret de toute correspondance est inviolable » et qu'« il ne peut y être apporté atteinte que par des décisions émanant du pouvoir judiciaire ».

En vertu de l'article 65 de la Constitution, le préambule fait partie intégrante de la Constitution et a pleine valeur juridique. Le secret de la correspondance n'est donc pas un simple principe directeur. Il s'agit d'un droit garanti par la Constitution.
La Constitution camerounaise affirme également l'attachement du pays à la Déclaration universelle des droits de l'homme (article 12, qui protège contre les immixtions arbitraires dans la vie privée) et à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Ces instruments internationaux renforcent l'interdiction interne de l'enregistrement non autorisé.
Le Code pénal : des protections pénales supplémentaires
Article 300 : atteinte au secret de la correspondance
Au-delà de la loi sur la cybersécurité, le Code pénal camerounais (loi n° 2016/007 du 12 juillet 2016) prévoit des sanctions pénales distinctes pour les atteintes à la vie privée.
L'article 300 traite de l'atteinte au secret de la correspondance. Cette disposition sanctionne l'ouverture, la suppression ou le détournement non autorisés de la correspondance d'autrui. Bien qu'elle ait été initialement rédigée en pensant au courrier physique, la doctrine et les juridictions camerounaises ont interprété largement le terme « correspondance » pour y inclure les communications électroniques.
Article 310 : secret professionnel
L'article 310 du Code pénal régit la violation du secret professionnel. Toute personne qui, en raison de sa profession ou de ses fonctions, détient des informations confidentielles et les divulgue encourt un emprisonnement de trois mois à trois ans et une amende de 20 000 à 200 000 XAF.
Cette disposition est pertinente pour l'enregistrement dans un contexte professionnel. Un médecin, un avocat, un banquier ou un agent public qui enregistre un échange confidentiel et le partage sans autorisation engage sa responsabilité tant au titre de l'article 310 que de la loi sur la cybersécurité.
Article 132 : peines doublées pour les agents publics
L'article 132, alinéa 2, du Code pénal prévoit que les peines applicables aux infractions relatives à la vie privée, y compris celles prévues aux articles 299, 300 et 310, sont doublées lorsque l'auteur est un agent public. Un fonctionnaire qui enregistre secrètement l'appel téléphonique d'un collègue ou porte atteinte à une correspondance officielle encourt le double de la peine d'emprisonnement et de l'amende habituelles.
Enregistrement des appels téléphoniques
Appels personnels
Enregistrer un appel téléphonique personnel au Cameroun sans le consentement de toutes les parties viole l'article 74 de la loi sur la cybersécurité ainsi que l'article 44 de la même loi. Il n'existe aucune exception pour l'enregistrement de ses propres appels. La loi exige le consentement de « l'auteur » de la communication, c'est-à-dire de la personne dont les propos sont captés.
Cela s'applique aux appels fixes traditionnels, aux appels mobiles et aux communications vocales par internet. Que l'on utilise MTN Cameroun, Orange Cameroun ou un service de VoIP tel que WhatsApp ou Zoom, l'exigence de consentement est identique.
Si l'on met un appel en direct sur écoute plutôt que de se contenter de l'enregistrer a posteriori, l'article 65 s'applique en lieu et place de l'article 74, ou en complément de celui-ci. Cela signifie une exposition à une peine de cinq à dix ans plutôt que d'un à deux ans.
Appels professionnels
Les entreprises qui enregistrent des appels téléphoniques à des fins de contrôle qualité, de formation ou de conformité doivent obtenir le consentement explicite de toutes les parties avant le début de l'enregistrement. Un message automatisé de consentement en début d'appel peut satisfaire à cette exigence, à condition que le mécanisme de consentement soit clair et permette à l'appelant de refuser.
Les centres d'appels, les services clientèle et les institutions financières opérant au Cameroun doivent considérer le recueil du consentement comme une étape obligatoire, et non comme une simple formalité.
Conversations en personne
La référence aux « données électroniques » dans la loi sur la cybersécurité pourrait laisser penser qu'elle ne s'applique qu'aux communications numériques. En pratique, les tribunaux camerounais interprètent la loi de manière plus large. Enregistrer une conversation en personne au moyen d'un smartphone, d'un enregistreur vocal numérique ou de tout autre appareil électronique relève du champ d'application de l'article 74, car le contenu capté devient une donnée électronique dès son enregistrement.

La protection constitutionnelle du secret de la correspondance et les dispositions du Code pénal relatives à l'atteinte à la correspondance renforcent encore l'interdiction de l'enregistrement secret des conversations en face à face.
Dissimuler un téléphone dans sa poche pour enregistrer une réunion professionnelle, utiliser une montre connectée pour capter de l'audio pendant une négociation, ou placer un dispositif d'enregistrement dans une pièce privée sont autant d'actes exposant à des poursuites pénales.
Espaces publics
Le Cameroun ne dispose pas d'une loi complète sur la vidéosurveillance ou la surveillance publique comparable à celles en vigueur en Europe ou dans certaines parties de l'Asie. Le cadre général de protection de la vie privée demeure toutefois applicable.
Enregistrer des conversations dans des espaces publics sans le consentement des participants viole la loi sur la cybersécurité lorsque la communication revêt un caractère privé. Deux personnes ayant une conversation discrète dans un café à Yaoundé bénéficient de la même protection légale que deux personnes se parlant au téléphone. Le cadre ne supprime pas l'attente de confidentialité quant au contenu de leur échange.
L'enregistrement vidéo dans l'espace public est moins clairement réglementé. Le Cameroun n'a pas adopté de législation spécifique encadrant la photographie ou le tournage dans les lieux publics. Cependant, si une vidéo capte des conversations privées ou est utilisée d'une manière portant atteinte à la dignité ou à la vie privée d'une personne, les dispositions générales de la loi sur la cybersécurité et du Code pénal fournissent une base de poursuite.
Les bâtiments publics, les installations militaires et certains sites stratégiques sont soumis à des restrictions supplémentaires. Enregistrer à proximité de ces lieux sans autorisation peut entraîner l'application des dispositions relatives à la sécurité nationale.
Enregistrement de la police et des agents publics
Le cadre juridique de base
Le droit camerounais ne prévoit pas de droit légal explicite de filmer la police ou les agents publics dans l'exercice de leurs fonctions. Le cadre général de protection de la vie privée joue dans les deux sens. Les conversations dans les espaces publics bénéficient d'une attente de confidentialité réduite, mais filmer de manière à capter des échanges privés, ou d'une manière que les autorités qualifient d'entrave aux opérations, crée une exposition juridique.
En pratique, enregistrer la police au Cameroun comporte des risques qui vont bien au-delà d'une poursuite classique pour enregistrement non autorisé fondée sur l'article 74.
La loi antiterroriste et son application aux journalistes
La loi n° 2014/028 de décembre 2014 relative à la répression des actes de terrorisme confère de larges pouvoirs aux forces de sécurité. Elle contient des infractions formulées en termes larges, notamment la « non-dénonciation d'actes de terrorisme » et le « blanchiment du produit d'actes de terrorisme ». Les peines maximales comprennent la peine de mort. La loi autorise les poursuites devant les tribunaux militaires, un mécanisme que les organismes internationaux de défense des droits humains ont critiqué comme incompatible avec les garanties d'un procès équitable.
Le gouvernement a appliqué la loi antiterroriste à des journalistes ayant enregistré ou couvert des opérations de sécurité. Ahmed Abba, correspondant de Radio France Internationale, a été arrêté en 2015 alors qu'il couvrait des zones de conflit et condamné à dix ans de prison en vertu de la loi antiterroriste. En 2017, le documentariste Achomba Hans Achomba a été poursuivi en vertu de la même loi après avoir filmé des manifestations antigouvernementales dans la région du Sud-Ouest.
Ces poursuites démontrent qu'une activité d'enregistrement à proximité d'opérations de sécurité, qu'il s'agisse du comportement de la police, de manifestations ou de conflits, peut entraîner des accusations bien plus graves qu'une simple violation de la loi sur la cybersécurité.
La crise anglophone et les saisies de téléphones
Le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a créé un risque particulier pour quiconque, dans ces régions, transporte du matériel d'enregistrement. Selon le Comité pour la protection des journalistes, les forces de sécurité opérant dans les régions anglophones ont arrêté des personnes, exigé leurs téléphones portables et utilisé le contenu trouvé sur ces appareils pour étayer des accusations de terrorisme. Cette pratique ne se limite pas aux journalistes.
En février 2026, la police judiciaire camerounaise a détenu pendant cinq heures à Yaoundé trois journalistes travaillant pour l'Associated Press, dont la reporter Nalova Akua, le photographe Angel Ngwe et le vidéaste Arnold Ndal. La police a saisi leur matériel alors qu'ils couvraient des vols de reconduite à la frontière. Les journalistes ont été relâchés sans inculpation, mais cet incident illustre un environnement opérationnel dans lequel l'activité d'enregistrement, qu'elle soit le fait de journalistes ou de simples citoyens, peut entraîner une détention et une confiscation du matériel.
Le contexte de la liberté de la presse selon RSF
Reporters sans frontières a classé le Cameroun au 133e rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026, contre la 131e place en 2025. Le pays obtient un score de 40,88 points. RSF cite la surveillance des journalistes, les coupures d'internet pendant la crise anglophone et l'utilisation des lois antiterroristes contre les journalistes comme des menaces structurelles pour la liberté de la presse.
Ce contexte importe pour l'analyse du droit de l'enregistrement. Les interdictions légales formelles prévues par la loi sur la cybersécurité s'appliquent à tous de manière égale. Mais l'environnement d'État de droit dans lequel ces lois sont appliquées est inégal. Dans les zones touchées par le conflit, les risques pratiques pour les personnes qui enregistrent dépassent ce que le seul texte de loi pourrait laisser supposer.
Conseil pratique : toute personne ayant l'intention d'enregistrer des opérations de police, des manifestations ou le comportement d'agents publics au Cameroun devrait consulter au préalable un avocat camerounais, en particulier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le dispositif antiterroriste peut transformer une simple question d'enregistrement en une exposition juridique bien plus grave.
Voyeurisme et images intimes non consenties
Le Code pénal camerounais (loi n° 2016/007) ne contient pas de disposition spécifique relative au voyeurisme comparable à celles que l'on trouve dans les juridictions de common law, qui ont spécifiquement érigé en infraction la prise de vue sous les vêtements, les caméras cachées dans des lieux privés ou l'enregistrement non consenti d'actes intimes.
Cette lacune ne signifie pas qu'un tel comportement demeure impuni. L'enregistrement non consenti d'images intimes peut être poursuivi sur le fondement de plusieurs dispositions existantes.
L'article 74 de la loi sur la cybersécurité s'applique lorsqu'une image intime est captée, stockée ou transmise sans le consentement de la personne concernée. L'enregistrement lui-même, le fait de l'enregistrer sur un appareil et tout acte de partage engagent chacun, indépendamment, la responsabilité de leur auteur.
La loi de 2024 sur la protection des données classe les informations relatives à la vie sexuelle et les données biométriques parmi les données personnelles sensibles. Le traitement de telles données sans consentement explicite et spécifique constitue une violation de la loi n° 2024/017, passible d'amendes administratives pouvant atteindre 100 000 000 XAF (par l'ANPDP) et de sanctions pénales pouvant atteindre 1 000 000 000 XAF (1 milliard de francs CFA) et 10 ans d'emprisonnement. Cette disposition concerne toute personne qui enregistre, stocke ou diffuse un contenu intime impliquant une autre personne.
Les dispositions générales du Code pénal relatives à l'outrage aux bonnes mœurs et à l'atteinte à la dignité constituent également un fondement de poursuite, bien que sans la précision d'une disposition dédiée au voyeurisme.
Le résultat pratique est que l'enregistrement de nature voyeuriste est illégal au Cameroun en vertu d'une combinaison de dispositions se recoupant, même en l'absence d'un texte unique nommant expressément l'infraction. L'absence de loi dédiée peut influer sur la manière dont les procureurs formulent les accusations, mais non sur la possibilité même de poursuivre.
Hypertrucages et contenus générés par intelligence artificielle
En date de mai 2026, le Cameroun ne dispose d'aucune loi traitant spécifiquement des hypertrucages, des médias synthétiques générés par intelligence artificielle ou de la manipulation non consentie de l'image numérique d'une personne. Le législateur n'a modifié ni la loi sur la cybersécurité ni le Code pénal pour tenir compte de ces technologies, et la loi de 2024 sur la protection des données n'emploie pas les termes « hypertrucage » ou « média synthétique ».
Plusieurs dispositions existantes s'appliquent toutefois aux contenus générés par intelligence artificielle qui utilisent l'image, la voix ou les données biométriques d'une personne sans son consentement.
Loi de 2024, dispositions relatives aux données sensibles : la loi définit les données biométriques comme une catégorie de données personnelles sensibles exigeant un consentement renforcé. Un système d'intelligence artificielle qui génère une image synthétique ou un clonage vocal à partir des données biométriques d'une personne réelle sans son consentement traite des données personnelles sensibles en violation de la loi n° 2024/017. Les sanctions administratives peuvent atteindre 100 000 000 XAF ; les sanctions pénales peuvent atteindre 1 000 000 000 XAF (1 milliard de francs CFA) et 10 ans d'emprisonnement.
L'article 74 de la loi sur la cybersécurité : la transmission de données électroniques à caractère privé ou confidentiel sans consentement constitue une infraction au titre de l'article 74. La diffusion d'une vidéo générée par intelligence artificielle intégrant l'image d'une personne dans un contexte privé ou intime, sans son consentement, relève de cette disposition.
Dispositions du Code pénal relatives à la diffamation : si une image générée par intelligence artificielle est fausse et porte atteinte à la réputation de la personne concernée, les dispositions du Code pénal relatives à la diffamation constituent un fondement supplémentaire de poursuite.
En pratique, aucune poursuite pour hypertrucage n'a encore été recensée au Cameroun. Mais le cadre juridique permettant de telles poursuites est déjà en place grâce à la combinaison de la loi sur la protection des données et de la loi sur la cybersécurité. À mesure que l'ANPDP deviendra opérationnelle, l'application des sanctions contre les atteintes à la vie privée liées à l'intelligence artificielle devrait se renforcer.
Enregistrement au travail et surveillance des employés
Obligations de l'employeur
Le Code du travail camerounais (loi n° 92/007 du 14 août 1992) ne contient pas de dispositions spécifiques sur la surveillance en milieu de travail ou l'enregistrement audio. La loi sur la cybersécurité s'applique néanmoins aux employeurs tout comme aux particuliers.
Un employeur qui enregistre les appels téléphoniques de ses employés, installe des microphones cachés dans les bureaux, ou surveille les communications électroniques à l'insu et sans le consentement des employés viole l'article 44 de la loi sur la cybersécurité. Le fait que l'enregistrement ait lieu dans les locaux de l'entreprise ne crée pas de droit automatique de surveillance.
Vidéosurveillance sur le lieu de travail
Les caméras de sécurité sur les lieux de travail camerounais se situent dans une zone grise sur le plan réglementaire. Il n'existe pas de loi spécifique sur la vidéosurveillance, mais les principes généraux de protection de la vie privée s'appliquent. Les employeurs devraient, au minimum :
- Informer les employés de l'utilisation d'un système de vidéosurveillance
- Limiter les caméras aux espaces communs et exclure les toilettes, les vestiaires et les bureaux privés
- Éviter d'enregistrer le son en complément de l'image, sauf consentement de toutes les parties
- Afficher des avis visibles indiquant qu'une surveillance est en cours
La loi de 2024 sur la protection des données et la surveillance sur le lieu de travail
La loi n° 2024/017, premier texte camerounais complet sur la protection des données, ajoute de nouvelles exigences pour les employeurs qui traitent les données de leurs employés. Une fois l'application effective à compter du 23 juin 2026, les entreprises qui collectent, stockent ou traitent les données personnelles de leurs employés au moyen de systèmes de surveillance devront obtenir un consentement explicite et s'enregistrer auprès de l'autorité de protection des données à caractère personnel.
La loi définit largement le « traitement » comme incluant la collecte, l'enregistrement, l'organisation, le stockage, l'adaptation, l'extraction, la consultation, la diffusion, la transmission, le rapprochement, le verrouillage, l'effacement et le transfert de données personnelles. Tout système de surveillance en milieu de travail qui capte des données relatives aux employés relève de cette définition.
Les employeurs qui mènent des opérations de traitement à grande échelle doivent désigner un délégué à la protection des données certifié par un organisme de certification agréé. Ce délégué doit disposer de connaissances spécialisées en droit des technologies applicable et exercer ses fonctions de manière indépendante de la hiérarchie opérationnelle.
Application de la loi et interception judiciaire
Quand l'interception est-elle légale ?
Le Code de procédure pénale (loi n° 2005/007) constitue la seule voie légale permettant d'enregistrer ou d'intercepter des communications sans le consentement des parties. En vertu de l'article 245, alinéa 4, un juge d'instruction ou le procureur de la République peut ordonner l'interception, l'enregistrement et la transcription de télécommunications lorsque les conditions suivantes sont réunies :
- L'enquête porte sur une infraction punissable d'au moins deux ans d'emprisonnement
- L'interception est autorisée par écrit par le juge d'instruction
- L'opération est menée sous le contrôle du procureur de la République
- L'ordonnance identifie le moyen de communication précis, l'infraction faisant l'objet de l'enquête et la durée de la mesure
Durée et limites
Une ordonnance d'interception peut avoir une durée maximale de quatre mois et peut être renouvelée par périodes supplémentaires de quatre mois. Aucun plafond légal ne limite le nombre de renouvellements, de sorte qu'une interception peut se poursuivre aussi longtemps que le juge d'instruction la juge nécessaire.
L'interception proprement dite est réalisée par des officiers de police judiciaire, et des agents qualifiés des opérateurs de télécommunications installent le matériel nécessaire. L'officier chargé de l'interception doit transcrire la correspondance pertinente et établir un procès-verbal de chaque opération.
Protections applicables aux avocats
Les lignes téléphoniques des avocats et les communications des personnes protégées par une immunité parlementaire ou diplomatique sont exemptées d'interception. Cette protection reflète la nécessité reconnue de préserver le secret professionnel entre l'avocat et son client dans le système juridique camerounais.
Conservation des données par les fournisseurs de services
L'article 25 de la loi sur la cybersécurité impose aux fournisseurs de services de conserver les données de trafic et de connexion pendant 10 ans et de les rendre accessibles dans le cadre des enquêtes. Il s'agit de l'une des durées de conservation obligatoire les plus longues d'Afrique, ce qui donne aux autorités une fenêtre considérable pour demander des données de communication historiques.
La loi de 2024 sur la protection des données à caractère personnel
Un nouveau niveau de protection
Le 23 décembre 2024, le Cameroun a promulgué la loi n° 2024/017 relative à la protection des données à caractère personnel. Ce texte constitue le premier régime complet de protection des données du pays et instaure des exigences qui concernent directement toute personne qui enregistre, stocke ou traite des informations personnelles.
La loi exige un consentement explicite et éclairé avant tout traitement de données personnelles. Ce consentement doit être libre, spécifique et univoque. Les cases précochées, les mécanismes de retrait par défaut et les consentements groupés ne satisfont pas à cette exigence légale.
L'ANPDP : l'autorité de contrôle
La loi n° 2024/017 institue l'Autorité de protection des données à caractère personnel (ANPDP), l'organisme chargé de réguler la protection des données, d'émettre des lignes directrices, de traiter les plaintes et d'autoriser les transferts transfrontaliers de données.
En date de mai 2026, l'ANPDP n'a pas encore été constituée. Le gouvernement n'a pas respecté l'échéance de janvier 2025 fixée pour la mise en place de l'autorité, et les décrets présidentiels définissant sa composition et sa structure n'ont pas été publiés. Cela signifie que, si les dispositions de la loi relatives au consentement et aux sanctions sont en vigueur, l'infrastructure d'application administrative n'est pas encore opérationnelle.
Les organisations qui se préparent à l'échéance de mise en conformité du 23 juin 2026 devraient considérer l'absence de l'autorité comme temporaire, et non comme une dispense des obligations de conformité. Une fois constituée, l'ANPDP disposera d'une visibilité rétroactive sur la mise en conformité, ou non, des organisations dans les délais impartis.
Droits des personnes concernées
La loi n° 2024/017 énumère huit droits pour les personnes dont les données sont traitées :
- Le droit d'être informé avant la collecte des données
- Le droit d'accès aux données personnelles détenues à son sujet
- Le droit de s'opposer au traitement
- Le droit de rectification ou de suppression des données inexactes
- Le droit à l'effacement
- Le droit à la limitation du traitement
- Le droit à la portabilité des données
- Le droit de ne pas faire l'objet d'une décision automatisée
La loi étend également ces droits post mortem : les héritiers peuvent demander la mise à jour ou la suppression des données d'une personne décédée, aux frais du responsable du traitement.
Données sensibles et enregistrement
La loi de 2024 définit une catégorie de données personnelles sensibles bénéficiant d'une protection renforcée. Cette catégorie comprend les informations relatives aux opinions religieuses, philosophiques, politiques ou syndicales, aux opérations bancaires, à l'origine raciale ou ethnique, à la vie sexuelle, à la génétique, à la biométrie, à la santé, aux procédures judiciaires et aux sanctions pénales.
Les enregistrements vocaux et les images vidéo de personnes identifiables constituant des données personnelles, et les données biométriques ainsi que les informations relatives à la vie privée d'une personne étant classées comme sensibles, toute activité d'enregistrement captant un tel contenu est soumise à la fois aux exigences de consentement de la loi sur la cybersécurité et au régime de consentement renforcé de la loi de 2024.
Sanctions prévues par la loi de 2024
Le non-respect de la loi n° 2024/017 est passible de :
- Amendes administratives pouvant atteindre 100 000 000 XAF (environ 174 000 dollars américains), imposées par l'ANPDP
- Sanctions pénales pouvant atteindre 1 000 000 000 XAF (1 milliard de francs CFA, environ 1 740 000 dollars américains) et jusqu'à 10 ans d'emprisonnement
Ces deux niveaux sont distincts. L'ANPDP impose des amendes administratives pouvant atteindre 100 millions de XAF. Les juridictions pénales peuvent imposer l'amende la plus élevée, d'1 milliard de XAF, dans les affaires les plus graves. Les deux niveaux s'appliquent aux violations des exigences de consentement, au traitement non autorisé de données et au non-respect des injonctions de l'ANPDP une fois celle-ci opérationnelle.
Délai de mise en conformité
Les organisations ont jusqu'au 23 juin 2026 pour mettre leurs protocoles de traitement des données en conformité avec la nouvelle loi. Cette échéance se situe à moins de six semaines à la date de révision du présent article. Passé cette date, l'ANPDP sera habilitée à commencer à appliquer des sanctions.
Les entreprises opérant au Cameroun devraient considérer la mise en conformité comme urgente, et non comme un objectif à long terme.
Enregistrement transfrontalier et transferts de données
Enregistrement à travers les frontières
La loi camerounaise sur la cybersécurité et la loi de 2024 sur la protection des données s'appliquent aux traitements effectués sur le territoire camerounais. Si un enregistrement est réalisé au Cameroun puis envoyé à un destinataire situé à l'étranger, tant l'enregistrement lui-même que sa transmission peuvent relever du droit camerounais.
La question de savoir si le droit camerounais s'applique à un enregistrement purement extraterritorial (dans lequel ni la personne qui enregistre ni la personne concernée ne se trouvent au Cameroun) est moins clairement établie. En pratique, toute personne physiquement présente au Cameroun qui enregistre une conversation avec une personne se trouvant à l'étranger devrait considérer que cet enregistrement est soumis aux règles camerounaises de consentement.
Règles applicables aux transferts transfrontaliers de données en vertu de la loi de 2024
La loi n° 2024/017 instaure un régime à plusieurs niveaux pour les transferts internationaux de données personnelles. Dans ce cadre :
- Les transferts vers des pays offrant un « niveau de protection adéquat » sont autorisés sans formalité supplémentaire
- Les transferts vers des pays ne présentant pas une protection adéquate nécessitent une autorisation préalable de l'ANPDP et la mise en place de garanties appropriées, telles que des clauses contractuelles
- La loi établit des dispositions spécifiques pour les transferts au sein des blocs régionaux de la CEMAC et de la CEEAC
- L'expéditeur et le destinataire d'un transfert transfrontalier non autorisé encourent une responsabilité conjointe
En pratique, toute organisation qui réalise des enregistrements au Cameroun puis les stocke sur des serveurs situés à l'étranger, ou les partage avec des filiales internationales, doit obtenir au préalable l'autorisation de l'ANPDP. Cette procédure d'autorisation ne sera disponible qu'une fois l'ANPDP constituée.
Cadre régional de la CEMAC
Le Cameroun est membre de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), qui a émis des directives relatives à la confidentialité des communications électroniques.
La directive CEMAC n° 07/08-UEAC-133-CM-18 impose aux États membres de protéger la vie privée des utilisateurs en garantissant la confidentialité de leurs communications électroniques. Cette directive régionale renforce l'interdiction interne camerounaise de l'interception et de l'enregistrement non autorisés.
La directive CEMAC 02/19-UEAC-639-CM-18 de 2019 relative à la protection des consommateurs au sein de la communauté économique ajoute des exigences supplémentaires visant à protéger les données des consommateurs dans les transactions électroniques.
Ces directives ne créent pas de droits directement invocables devant les juridictions camerounaises, mais elles éclairent l'interprétation du droit interne et indiquent l'orientation du développement juridique régional.
Récapitulatif des sanctions
| Infraction | Loi | Emprisonnement | Amende |
|---|---|---|---|
| Enregistrement, fixation ou transmission de données privées sans consentement | Loi sur la cybersécurité, art. 74 | 1 à 2 ans | 1 à 5 M XAF (environ 1 600 à 8 000 $) |
| Interception en temps réel de communications sans autorisation | Loi sur la cybersécurité, art. 65 | 5 à 10 ans | 5 à 10 M XAF (environ 8 000 à 16 000 $) |
| Interception ou surveillance sans consentement | Loi sur la cybersécurité, art. 44 | Jusqu'à 2 ans | Jusqu'à 5 M XAF |
| Atteinte au secret de la correspondance | Code pénal, art. 300 | Jusqu'à 1 an | Amende prévue par la loi |
| Violation du secret professionnel | Code pénal, art. 310 | 3 mois à 3 ans | 20 000 à 200 000 XAF |
| Violation du secret bancaire | Loi sur le secret bancaire, art. 26 | 3 mois à 3 ans | 1 à 10 M XAF |
| Violations de la protection des données (sanctions administratives) | Loi n° 2024/017 | S.O. | Jusqu'à 100 M XAF (environ 174 000 $) |
| Violations de la protection des données (sanctions pénales) | Loi n° 2024/017 | Jusqu'à 10 ans | Jusqu'à 1 milliard XAF (environ 1 740 000 $) |
| Agent public commettant l'une des infractions ci-dessus | Code pénal, art. 132, al. 2 | Peine doublée | Amende doublée |
Liste de contrôle pour la conformité des entreprises
Les organisations opérant au Cameroun devraient suivre les étapes suivantes pour se conformer aux lois du pays sur l'enregistrement et la protection des données :
- Auditer tous les systèmes d'enregistrement. Identifier chaque système qui capte de l'audio, de la vidéo ou des données électroniques, y compris les systèmes téléphoniques, la vidéosurveillance, les plateformes de visioconférence et les outils du service client.
- Obtenir un consentement explicite. Avant d'enregistrer un appel, une réunion ou une interaction, obtenir le consentement clair de toutes les parties. Un accord verbal ou un accord écrit satisfont l'un et l'autre à cette exigence.
- Mettre en place des mécanismes de consentement pour l'enregistrement des appels. Les messages automatisés en début d'appel enregistré doivent clairement informer toutes les parties et leur permettre de refuser.
- S'enregistrer auprès de l'autorité de protection des données. Une fois l'ANPDP opérationnelle en vertu de la loi n° 2024/017, les organisations qui traitent des données personnelles doivent s'enregistrer avant tout traitement.
- Désigner un délégué à la protection des données. Les opérations de traitement de données à grande échelle nécessitent un délégué certifié en vertu de la loi de 2024.
- Restreindre la surveillance en milieu de travail. Limiter les caméras aux espaces communs. Ne jamais enregistrer de son sur le lieu de travail sans le consentement explicite des employés. Afficher des avis visibles relatifs à la surveillance.
- Établir des politiques de conservation des données. Aligner les calendriers de conservation à la fois sur l'exigence de 10 ans prévue par la loi sur la cybersécurité (pour les fournisseurs de services) et sur les principes de minimisation des données de la loi de 2024.
- Former les employés. Le personnel qui manipule du matériel d'enregistrement, des opérations de centre d'appels ou des systèmes de surveillance doit comprendre les exigences de consentement et les sanctions applicables en cas de non-conformité.
- Examiner les transferts transfrontaliers de données. La loi de 2024 restreint les transferts internationaux de données personnelles. Les organisations qui envoient des enregistrements ou des données personnelles hors du Cameroun doivent démontrer des garanties adéquates et attendre l'autorisation de l'ANPDP une fois celle-ci constituée.
- Agir avant le 23 juin 2026. L'échéance de mise en conformité de la loi n° 2024/017 est désormais imminente. Les organisations qui n'ont pas encore entamé leur évaluation de conformité devraient considérer cela comme urgent.
Cet article présente des informations juridiques générales sur les lois relatives à l'enregistrement au Cameroun en date de mai 2026. Il ne constitue pas un avis juridique. Les lois évoquées ici sont susceptibles de changer, et leur application dépend des faits et circonstances propres à chaque situation. Toute personne souhaitant obtenir des conseils sur sa situation particulière devrait consulter un avocat autorisé à exercer au Cameroun. Recordinglaw.com n'est pas un cabinet d'avocats et ne fournit pas de conseils juridiques.
Sources and References
- Loi n° 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun(minpostel.gov.cm).gov
- Constitution de la République du Cameroun (loi n° 96/6 du 18 janvier 1996)(prc.cm).gov
- Code de procédure pénale (loi n° 2005/007 du 27 juillet 2005)(unodc.org)
- Code pénal du Cameroun (loi n° 2016/007 du 12 juillet 2016)(wipo.int)
- Loi n° 2024/017 du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel au Cameroun(prc.cm).gov
- La protection de la vie privée dans les communications électroniques en droit camerounais(hallelaw.com)
- Aperçu de la protection des données au Cameroun(lexafrica.com)
- Profil pays du Cameroun - Communauté Octopus sur la cybercriminalité du Conseil de l'Europe(coe.int)
- Aperçu du système juridique camerounais(hg.org)
- Loi camerounaise sur la protection des données : principales règles de conformité(lexafrica.com)
- Rapport sur les droits numériques et les libertés au Cameroun(clfr.globalnetworkinitiative.org)
- Principales caractéristiques de la nouvelle loi camerounaise sur la protection des données - African Law and Business(africanlawbusiness.com)
- La police camerounaise interroge des journalistes enquêtant sur les expulsions de migrants américains - CPJ, février 2026(cpj.org)
- Cameroun : des journalistes, pas des terroristes - Rapport du CPJ sur la loi antiterroriste(cpj.org)
- Classement de la liberté de la presse au Cameroun 2026 - Reporters sans frontières(rsf.org)