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Lois sur la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick 2025 | Lignes directrices du N.-B.

Lois sur la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick : guide complet
La pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick se situe à l'intersection du droit familial fédéral et d'un cadre provincial propre au N.-B. Parce que le Nouveau-Brunswick est l'une des trois seules provinces désignées en vertu de la Loi sur le divorce, les lignes directrices provinciales (et non les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants) sont les règles applicables chaque fois que les deux parents résident dans la province. En pratique, les différences sont procédurales plutôt que substantielles : les mêmes tables fédérales sont utilisées pour les montants de base, et la structure générale du calcul suit de près le modèle fédéral. Ce qui change, c'est l'échéancier de divulgation du revenu et une option de consentement pour une documentation simplifiée.
Ce guide explique le fonctionnement des lignes directrices, la façon dont les montants sont calculés, ce qui se passe en cas de garde partagée ou de garde partagée entre plusieurs enfants, la façon dont les dépenses spéciales sont traitées, et le fonctionnement du Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires et du Service de recalcul de la pension alimentaire pour enfants.
Quelles lignes directrices s'appliquent au Nouveau-Brunswick
Le Nouveau-Brunswick a été désigné en vertu de la Loi sur le divorce à compter du 1er mai 1998. La désignation signifie que lorsque les deux parents résident habituellement au Nouveau-Brunswick, les Lignes directrices sur la pension alimentaire pour enfants du Nouveau-Brunswick (maintenant Règl. du N.-B. 2021-19, pris en vertu de la Loi sur le droit de la famille, LN-B 2020, c. 23) sont les « lignes directrices applicables » pour toute détermination de pension alimentaire pour enfants, y compris les procédures relevant de la Loi sur le divorce fédérale.
Les lignes directrices fédérales (DORS/97-175) s'appliquent au Nouveau-Brunswick uniquement lorsque :
- Les parents résident dans des provinces ou territoires différents (les lignes directrices fédérales régissent les causes interprovinciales, peu importe dans quelle province chacun des parents réside); ou
- Un parent réside hors du Canada.
Si les parents n'ont jamais été mariés, ou si un couple marié se sépare sans entamer de procédure de divorce, les lignes directrices provinciales du N.-B. s'appliquent automatiquement, comme c'est le cas dans toutes les juridictions canadiennes pour les affaires non liées au divorce.
L'effet pratique du statut de province désignée du N.-B. est limité, car les lignes directrices du N.-B. reproduisent essentiellement le régime fédéral. Elles utilisent les mêmes tables fédérales de l'annexe I pour les montants mensuels de base. Une ordonnance judiciaire rendue en vertu des lignes directrices du N.-B. et une autre rendue en vertu des lignes directrices fédérales produiront le même montant en dollars pour le même revenu et le même nombre d'enfants. Ce qui diffère, ce sont les règles de procédure sur la divulgation du revenu décrites ci-dessous.

Comment le montant de base est calculé
Étape 1 : déterminer le revenu annuel du débiteur
Le point de départ est la ligne 15000 (anciennement ligne 150) de la plus récente déclaration T1 générale de l'ARC du débiteur ou de son avis de cotisation. Ce chiffre brut est ensuite rajusté selon l'annexe III des lignes directrices fédérales, qui est intégrée par renvoi au cadre du N.-B. Les montants des tables tiennent déjà compte des impôts canadiens sur le revenu, de sorte que le revenu est utilisé sur une base brute (avant impôt).
Les tribunaux peuvent attribuer un revenu lorsque le chiffre déclaré ne reflète pas fidèlement la capacité de gain du débiteur. Les motifs courants d'attribution comprennent le sous-emploi ou le chômage volontaire sans raison légitime (comme la garde d'enfants, la maladie ou des études approuvées), un revenu structuré principalement sous forme de dividendes ou de gains en capital imposés à des taux préférentiels, un revenu de fiducie, ou la non-divulgation de documents financiers.
Étape 2 : divulgation du revenu au Nouveau-Brunswick
En vertu des lignes directrices du N.-B., chaque partie doit produire des renseignements sur son revenu dans les 20 jours suivant la signification de l'avis. C'est 10 jours plus rapide que la norme fédérale de 30 jours. Cet échéancier raccourci s'aligne sur les règles des tribunaux provinciaux du Nouveau-Brunswick et vise à accélérer les procédures.
Une autre règle propre au N.-B. permet aux parties de consentir par écrit à ne déposer qu'une seule année de documentation sur le revenu au lieu des trois années exigées par les lignes directrices fédérales. Cela s'applique lorsque les deux parents s'entendent sur le niveau de revenu de l'autre, éliminant le besoin d'un dossier complet de trois ans.
Étape 3 : appliquer la table fédérale du N.-B.
Le montant mensuel de base provient directement de la table fédérale du Nouveau-Brunswick (annexe I du DORS/97-175, mise à jour le 1er octobre 2025 pour tenir compte des règles fiscales de l'ARC de 2023). Le montant de la table dépend de trois facteurs : la province de résidence du débiteur (le Nouveau-Brunswick), le revenu annuel brut rajusté du débiteur, et le nombre d'enfants nécessitant une pension.
Depuis la mise à jour de 2025, les parents dont le revenu annuel est égal ou inférieur à 16 000 $ ont un montant de table de base nul. Pour les revenus supérieurs à ce seuil, la table établit un montant de base plus un pourcentage du revenu au-delà de la tranche inférieure, par tranches de 1 000 $. Justice Canada offre un outil gratuit de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025 sur justice.gc.ca.
Étape 4 : ajouter les dépenses spéciales ou extraordinaires
Le cadre de l'article 7 des lignes directrices fédérales pour les dépenses spéciales ou extraordinaires s'applique par l'entremise des lignes directrices du N.-B. Ces dépenses s'ajoutent au montant de base de la table et sont partagées entre les parents en proportion de leurs revenus respectifs, après déduction de toute contribution de l'enfant.
Les six catégories reconnues sont :
- Les frais de garde d'enfants découlant de l'emploi, de la maladie, du handicap ou des études et de la formation du parent bénéficiaire
- La partie des primes d'assurance médicale et dentaire attribuable à l'enfant
- Les frais de santé non assurés dépassant 100 $ par année (y compris l'orthodontie, la physiothérapie, l'orthophonie, les médicaments d'ordonnance, les prothèses auditives et les lunettes)
- Les dépenses extraordinaires liées à l'école primaire ou secondaire répondant aux besoins particuliers de l'enfant
- Les frais d'études postsecondaires
- Les dépenses extraordinaires liées aux activités parascolaires
Une dépense est « extraordinaire » si elle dépasse ce que le parent demandeur peut raisonnablement assumer compte tenu de son revenu et de la pension qu'il reçoit, ou si le tribunal la considère extraordinaire eu égard au montant de la dépense par rapport au revenu du parent demandeur, à la nature et au nombre de programmes, aux besoins particuliers ou aux talents de l'enfant, et au coût global des programmes.
Les crédits d'impôt, les subventions et les prestations offerts à l'un ou l'autre des parents à l'égard d'une dépense doivent être pris en compte dans le calcul de la part de chaque parent. L'Allocation canadienne pour enfants et les équivalents provinciaux sont exclus.

Arrangements de garde partagée et de garde partagée entre plusieurs enfants
Temps parental partagé (40 % ou plus)
Lorsque chaque parent exerce au moins 40 % du temps parental auprès d'un enfant au cours d'une année, les lignes directrices du N.-B. adoptent l'approche fédérale de l'article 9. Le tribunal doit tenir compte :
- Des montants de table pour les deux parents (utilisés comme point de départ pour la compensation)
- Des coûts accrus liés au maintien de deux ménages distincts pour l'enfant
- De la situation, des moyens, des besoins et des autres circonstances de chaque parent et de l'enfant
La compensation des deux montants de table est le point de départ, mais les tribunaux accordent souvent plus que la simple compensation pour tenir compte du coût supplémentaire véritable du maintien de deux foyers adaptés à l'enfant. Le résultat est une analyse fondée sur les faits plutôt qu'un calcul mécanique.
Garde partagée entre plusieurs enfants
Lorsqu'un ou plusieurs enfants vivent principalement avec chaque parent (par exemple, deux enfants de la même relation, chacun vivant à temps plein avec un parent différent), les lignes directrices du N.-B. suivent la méthode de compensation de l'article 8 fédéral. L'obligation de table de chaque parent envers l'enfant vivant principalement avec l'autre parent est calculée, et l'ordonnance nette correspond à la différence entre les deux montants.
La garde partagée entre plusieurs enfants est juridiquement distincte du temps parental partagé. La garde partagée entre plusieurs enfants renvoie au partage des enfants entre les parents; le temps parental partagé renvoie à un seul enfant (ou à tous les enfants) passant 40 % ou plus du temps avec chaque parent.

Durée de la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick
L'âge de la majorité au Nouveau-Brunswick est 19 ans. La pension alimentaire de base selon la table se poursuit normalement jusqu'à ce que l'enfant atteigne cet âge et ne se soit pas soustrait à la charge de ses parents.
La pension peut se prolonger après 19 ans lorsque l'enfant ne peut devenir autonome en raison d'une maladie, d'un handicap ou d'une autre cause. Les tribunaux du Nouveau-Brunswick, conformément au large consensus judiciaire canadien, reconnaissent que des études postsecondaires raisonnables à temps plein constituent une « autre cause » prolongeant le droit à la pension au-delà de l'âge de la majorité. Le critère consiste à déterminer si la poursuite des études est raisonnable compte tenu de toutes les circonstances, y compris le rendement scolaire de l'enfant, la disponibilité de l'aide financière et les moyens respectifs des parents.
La pension pendant les études postsecondaires n'est pas automatique. L'un ou l'autre des parents peut présenter une demande (ou s'y opposer) et le tribunal évaluera les faits particuliers. La pension pendant les études postsecondaires est souvent rajustée pour tenir compte d'un enfant qui gagne un revenu, reçoit des bourses ou vit hors du domicile familial.
Demandes fondées sur des difficultés
Lorsque l'application stricte du montant de la table causerait des difficultés excessives, une partie peut demander au tribunal un montant différent. Les circonstances reconnues de difficultés en vertu du modèle fédéral (intégré au cadre du N.-B.) comprennent :
- Des dettes anormalement élevées, raisonnablement contractées pour subvenir aux besoins de la famille avant la séparation
- Des coûts anormalement élevés pour exercer le temps parental (comme des déplacements sur de longues distances)
- Une obligation légale de subvenir aux besoins d'une autre personne (comme un parent âgé)
- Une obligation légale de verser une pension alimentaire pour des enfants issus d'une autre relation
- Un enfant en garde partagée ayant des besoins particuliers exigeant des coûts exceptionnels
Même lorsque des difficultés sont établies, aucune modification n'est accordée si le ménage du demandeur a un niveau de vie supérieur à celui de l'autre ménage. Le tribunal compare le revenu et les dépenses des ménages pour déterminer si la réduction soulagerait véritablement les difficultés sans conférer un avantage injuste.
Exécution : le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires
L'organisme d'exécution des pensions alimentaires du Nouveau-Brunswick est le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires (BEOA), exploité par le ministère de la Justice et de la Sécurité publique. Le BEOA enregistre les ordonnances et les ententes de pension alimentaire pour enfants, perçoit les paiements du débiteur et les verse au bénéficiaire. Une fois qu'une ordonnance alimentaire est inscrite, les paiements passent par le BEOA plutôt que directement entre les parents.
Le BEOA a le pouvoir d'utiliser un éventail d'outils d'exécution lorsqu'un débiteur accumule des arriérés :
- Saisie-arrêt de salaire : exiger que l'employeur du débiteur verse la pension directement au BEOA
- Saisie de comptes bancaires : saisir les fonds détenus dans des institutions financières
- Suspension du permis de conduire : renvoyer les arriérés à Services Nouveau-Brunswick pour une mesure sur le permis
- Refus de passeport : en vertu de la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEFOA, LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.)) fédérale, les bases de données fédérales permettent de repérer l'employeur et l'adresse du débiteur, et les paiements fédéraux (remboursements d'impôt sur le revenu, prestations d'assurance-emploi et Sécurité de la vieillesse) peuvent être interceptés lorsqu'un débiteur accuse plus de trois mois ou 3 000 $ de retard
- Signalement aux bureaux de crédit : les arriérés peuvent être signalés, ce qui affecte la cote de crédit du débiteur
Le mécanisme de la LAEFOA est offert à tous les programmes provinciaux d'exécution des ordonnances alimentaires partout au Canada, donnant au BEOA accès aux systèmes fédéraux lorsque les outils provinciaux sont insuffisants. Des modifications clés de 2019 à la LAEFOA sont entrées en vigueur le 15 novembre 2023, élargissant les pouvoirs fédéraux d'interception et de repérage offerts aux programmes provinciaux.
Pour joindre le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires : 1-844-673-4499 (bureau régional de Grand-Sault, C.P. 5001, Grand-Sault (N.-B.) E3Z 1G1). D'autres coordonnées du BEOA figurent sur le site Web du gouvernement du Nouveau-Brunswick.
Mettre à jour la pension sans aller devant les tribunaux : le SRPAE
Le Service de recalcul de la pension alimentaire pour enfants (SRPAE) est un service provincial gratuit qui recalcule les ordonnances existantes de pension alimentaire pour enfants du N.-B. chaque année en fonction du revenu mis à jour de chaque parent, sans exiger qu'une partie dépose une demande au tribunal. Il est offert aux parents ayant des ordonnances existantes admissibles.
Qui est admissible
Pour utiliser le SRPAE, toutes les conditions suivantes doivent être remplies :
- Les deux parents résident au Nouveau-Brunswick
- Une ordonnance judiciaire ou une entente est en vigueur depuis plus d'un an (ou au moins 120 jours avant la date anniversaire annuelle)
- Le revenu annuel brut du parent payeur est de 150 000 $ ou moins
- Le revenu du bénéficiaire, s'il est pertinent, est de 150 000 $ ou moins
- L'ordonnance précise le revenu utilisé pour le calcul et a été rendue en vertu des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants
- Le revenu de travail autonome est minime ou complémentaire à un emploi à temps plein
Le SRPAE n'accepte pas les demandes lorsque l'un ou l'autre des parents réside hors de la province, lorsque l'ordonnance était fondée sur un revenu attribué, ou lorsque le seul enjeu est le recouvrement d'arriérés.
Comment ça fonctionne
Les parents soumettent une demande au SRPAE par courriel, par la poste ou par télécopieur, accompagnée de leurs documents de revenu actuels (avis de cotisation, questionnaire sur le revenu et ordonnance judiciaire existante). Le SRPAE examine les documents, détermine le revenu mis à jour de chaque parent, applique la table applicable du N.-B. et délivre une décision de recalcul précisant le nouveau montant mensuel et la date d'entrée en vigueur.
L'un ou l'autre des parents dispose de 30 jours pour déposer une demande au tribunal contestant la décision. Si aucune contestation n'est déposée dans ce délai, le nouveau montant entre en vigueur automatiquement sans autre intervention du tribunal. Le SRPAE effectue ensuite un recalcul annuel tant que l'ordonnance demeure admissible.
Pour joindre le SRPAE : 1-833-224-2225 (du lundi au vendredi, de 8 h 15 à 16 h 30), courriel recalc@gnb.ca, ou visitez la page du service de recalcul sur gnb.ca.
Ordonnances sur consentement et ententes
Les parents qui parviennent à leur propre entente sur la pension alimentaire pour enfants peuvent déposer une ordonnance sur consentement auprès de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick (Division de la famille) ou enregistrer une entente écrite, à condition que le montant convenu soit égal ou supérieur à ce que produiraient les lignes directrices du N.-B. pour le même revenu et le même nombre d'enfants. Les tribunaux n'approuveront pas une ordonnance sur consentement qui est inférieure au montant prévu par les lignes directrices, à moins que les parents ne démontrent des dispositions particulières pour l'enfant qui justifient le chiffre inférieur (par exemple, un transfert forfaitaire de biens tenant expressément compte de la pension future).
Les ententes enregistrées auprès du BEOA sont traitées de la même manière que les ordonnances judiciaires aux fins d'exécution. Les ententes privées non enregistrées ne sont pas exécutoires par l'entremise des outils administratifs du BEOA.
Foire aux questions
Plus de lois du Nouveau-Brunswick
- Lois sur le délit de fuite au Nouveau-Brunswick
- Lois internationales sur l'enregistrement au Nouveau-Brunswick
Ressources clés pour la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175) : le cadre fédéral intégré par renvoi dans les lignes directrices du N.-B.
- Justice Canada : guide étape par étape - quelles lignes directrices s'appliquent : explique les provinces désignées
- Outil de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025 (justice.gc.ca) : outil gratuit pour trouver le montant de la table du N.-B.
- Service de recalcul de la pension alimentaire pour enfants du Nouveau-Brunswick : mises à jour annuelles gratuites fondées sur le revenu, sans tribunal
- Justice Canada : programmes provinciaux d'exécution des ordonnances alimentaires : coordonnées du Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires
- Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEFOA) : mécanisme fédéral d'exécution
- Justice Canada : FAQ - mise à jour 2025 des tables fédérales de pension alimentaire pour enfants : comment la mise à jour d'octobre 2025 des tables touche les ordonnances existantes
Pour un aperçu national du fonctionnement du système canadien de pension alimentaire pour enfants à deux volets, consultez notre carrefour des lois canadiennes sur la pension alimentaire pour enfants.
Autres guides canadiens connexes
Frequently Asked Questions
Le Nouveau-Brunswick utilise-t-il ses propres lignes directrices sur la pension alimentaire pour enfants ou les lignes directrices fédérales?
Le Nouveau-Brunswick utilise ses propres lignes directrices provinciales (Règl. du N.-B. 2021-19) adoptées en vertu de la Loi sur le droit de la famille, LN-B 2020, c. 23. Le N.-B. est l'une des trois provinces désignées en vertu de la Loi sur le divorce (avec le Manitoba et le Québec), ce qui signifie que les lignes directrices provinciales (et non les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175) régissent toutes les causes de pension alimentaire pour enfants où les deux parents résident au Nouveau-Brunswick, y compris les procédures de divorce. En pratique, les lignes directrices du N.-B. adoptent les mêmes tables fédérales et le même cadre général, de sorte que les montants calculés sont identiques à ceux que produiraient les lignes directrices fédérales.
À quelle vitesse les parents doivent-ils divulguer leur revenu au Nouveau-Brunswick?
Les lignes directrices du N.-B. exigent la divulgation du revenu dans les 20 jours suivant la signification de l'avis, ce qui est 10 jours plus rapide que la norme fédérale de 30 jours. Les deux parents doivent normalement fournir trois années de déclarations de revenus et d'avis de cotisation, mais les lignes directrices du N.-B. permettent aux parties de consentir par écrit à ne fournir qu'une seule année de documents lorsqu'elles s'entendent sur le niveau de revenu de l'autre.
Jusqu'à quel âge un enfant a-t-il droit à une pension alimentaire au Nouveau-Brunswick?
L'âge de la majorité au Nouveau-Brunswick est 19 ans, de sorte que la pension de base selon la table se poursuit normalement jusqu'à ce que l'enfant atteigne 19 ans. La pension peut se poursuivre après 19 ans si l'enfant ne peut devenir autonome en raison d'une maladie, d'un handicap ou d'une autre cause. Les tribunaux du Nouveau-Brunswick reconnaissent largement que des études postsecondaires raisonnables à temps plein constituent une telle cause, prolongeant le droit à la pension jusqu'à ce que l'enfant termine ses études ou s'en retire.
Qu'est-ce que le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires et comment fonctionne-t-il?
Le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires (BEOA) est le programme d'exécution des pensions alimentaires du Nouveau-Brunswick. Une fois qu'une ordonnance alimentaire est enregistrée auprès du BEOA, le débiteur envoie ses paiements au BEOA plutôt que directement à l'autre parent, et le BEOA verse les fonds. Si le débiteur accumule des arriérés, le BEOA peut saisir les salaires, saisir les comptes bancaires, suspendre le permis de conduire du débiteur et demander une mesure fédérale en vertu de la LAEFOA, y compris l'interception des remboursements d'impôt sur le revenu et des prestations d'assurance-emploi, et le refus de passeport lorsque les arriérés dépassent trois mois ou 3 000 $.
Puis-je mettre à jour la pension alimentaire pour enfants sans retourner devant les tribunaux?
Oui. Le Service de recalcul de la pension alimentaire pour enfants (SRPAE) met à jour les ordonnances existantes du N.-B. chaque année en fonction du revenu actuel, sans frais et sans demande au tribunal. Les deux parents doivent résider au Nouveau-Brunswick, l'ordonnance doit avoir au moins un an, et le revenu d'aucun des parents ne peut dépasser 150 000 $. Vous soumettez vos documents de revenu au SRPAE; il rend une décision de recalcul, et l'un ou l'autre des parents dispose de 30 jours pour s'y opposer. Si aucune opposition n'est déposée, le nouveau montant entre en vigueur automatiquement.
Que se passe-t-il si l'autre parent cesse de verser la pension alimentaire pour enfants?
Communiquez avec le Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires (BEOA) pour enregistrer ou faire exécuter votre ordonnance. Le BEOA peut saisir le salaire ou les comptes bancaires du débiteur, suspendre son permis de conduire et utiliser le mécanisme fédéral de la LAEFOA pour intercepter les remboursements d'impôt, les prestations d'assurance-emploi et d'autres paiements fédéraux. Le BEOA peut aussi demander que des permis fédéraux (y compris les passeports) soient refusés lorsqu'un débiteur accuse plus de trois mois ou 3 000 $ de retard.
Les dépenses spéciales s'ajoutent-elles à la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick?
Oui. Les lignes directrices du N.-B. intègrent le cadre de l'article 7 fédéral pour les dépenses spéciales ou extraordinaires, qui sont partagées entre les parents en proportion de leurs revenus. Les dépenses admissibles comprennent les frais de garde d'enfants, les frais de santé non assurés dépassant 100 $ par année (comme l'orthodontie, la physiothérapie et les médicaments d'ordonnance), les coûts scolaires ou parascolaires extraordinaires, et les frais d'études postsecondaires. Ces montants sont distincts du montant mensuel de base de la table et s'y ajoutent.
Comment la pension alimentaire pour enfants est-elle calculée dans un arrangement de garde partagée au Nouveau-Brunswick?
Lorsque chaque parent a l'enfant au moins 40 % du temps au cours de l'année, le tribunal compense le montant de table que chaque parent devrait à l'autre comme point de départ, puis rajuste à la hausse pour tenir compte des coûts plus élevés du maintien de deux foyers adaptés à l'enfant. Les tribunaux tiennent aussi compte de la situation financière globale de chaque famille. Le résultat est un montant adapté qui peut être supérieur au simple montant de compensation.
Et si les lignes directrices fédérales s'appliquent à ma cause au Nouveau-Brunswick?
Les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175) s'appliquent au N.-B. lorsque les parents résident dans des provinces différentes ou lorsqu'un parent réside hors du Canada. Dans ces situations interprovinciales, la province de résidence du débiteur détermine quelle table est utilisée. Par exemple, si le débiteur réside au Nouveau-Brunswick et le bénéficiaire en Ontario, la table fédérale du N.-B. s'applique. Les lignes directrices fédérales s'appliquent aussi si les deux parents résident au N.-B. mais que l'un déménage dans une autre province après le prononcé de l'ordonnance; à ce moment, l'une ou l'autre des parties peut demander une modification de l'ordonnance en vertu des règles fédérales alors applicables.
Les parents peuvent-ils convenir d'un montant de pension alimentaire inférieur aux lignes directrices au Nouveau-Brunswick?
Généralement, non. Les lignes directrices du N.-B. établissent un plancher. Un tribunal n'approuvera pas une ordonnance sur consentement inférieure au montant prévu par les lignes directrices, à moins que les parents ne puissent démontrer que des dispositions particulières (comme un transfert de biens ou un paiement forfaitaire) ont été prises pour l'enfant, justifiant un montant courant inférieur, et que les besoins de l'enfant sont véritablement satisfaits. Lorsque les deux parents s'entendent pour dire que les besoins de l'enfant sont entièrement couverts, une dérogation peut être approuvée, mais les tribunaux examinent cela de près étant donné l'intérêt indépendant de l'enfant à une pension adéquate.
Sources and References
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175 (texte intégral)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants - article 7 (dépenses spéciales ou extraordinaires)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants - article 9 (temps parental partagé)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur le divorce, LRC 1985, ch. 3 (2e suppl.) - texte intégral(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEFOA), LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - Étape 1 : Déterminer quelles lignes directrices s'appliquent (provinces désignées expliquées)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - Étape 4 : Trouver la bonne table(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - Étape 5 : Calculer le revenu annuel(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - Étape 7 : Dépenses spéciales ou extraordinaires(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - FAQ : mise à jour 2025 des tables fédérales de pension alimentaire pour enfants(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - outil de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - programmes provinciaux et territoriaux d'exécution des ordonnances alimentaires (Bureau d'exécution des ordonnances alimentaires, N.-B.)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - services de calcul ou de mise à jour de la pension alimentaire hors cour (SRPAE, N.-B.)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada - aperçu des lignes directrices provinciales : Nouveau-Brunswick (rapport Les enfants d'abord, vol. 2)(justice.gc.ca).gov
- Service de recalcul de la pension alimentaire pour enfants du Nouveau-Brunswick (gnb.ca)(gnb.ca).gov