Prince Edward Island
Lois sur la pension alimentaire pour enfants à l'Île-du-Prince-Édouard 2025

À l'Île-du-Prince-Édouard, la pension alimentaire pour enfants se calcule selon les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175), un règlement fédéral pris en vertu de la Loi sur le divorce (LRC 1985, ch. 3 (2e suppl.)), au moyen de tables fondées sur le revenu qui établissent un montant mensuel selon le revenu brut du parent payeur et le nombre d'enfants. L'Î.-P.-É. n'est pas une province désignée, de sorte que les tables fédérales régissent les procédures fondées sur la Loi sur le divorce, et le cadre de la Family Law Act de la province reprend ces mêmes tables fédérales pour les cas ne relevant pas du divorce.
Information vérifiée pour la dernière fois le 2026-06-07. Cet article n'a pas encore été révisé par un avocat autorisé.
Pour un aperçu plus large du fonctionnement du système canadien de pension alimentaire pour enfants à deux volets, consultez le portail des lois canadiennes sur la pension alimentaire pour enfants.
Quelles lignes directrices s'appliquent à l'Île-du-Prince-Édouard
L'Île-du-Prince-Édouard ne fait pas partie des trois provinces désignées du Canada. Les provinces désignées (le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et le Québec) ont leurs propres lignes directrices provinciales, qui remplacent les lignes directrices fédérales même dans les procédures fondées sur la Loi sur le divorce lorsque les deux parents y résident. L'Î.-P.-É. n'en fait pas partie.
L'Î.-P.-É. était auparavant désignée, mais cette désignation a été révoquée le 22 juin 2006, peu après que la province a adopté les tables fédérales à compter du 1er mai 2006. Depuis, les procédures fondées sur la Loi sur le divorce à l'Île-du-Prince-Édouard suivent intégralement les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175. Les procédures ne relevant pas du divorce, y compris celles impliquant des parents non mariés ou des parents mariés qui se séparent sans procéder à un divorce formel, sont régies par le cadre provincial de la Family Law Act, qui adopte les mêmes tables fédérales. Le résultat pratique est que les mêmes montants de table fondés sur le revenu s'appliquent dans la quasi-totalité des procédures de pension alimentaire pour enfants à l'Î.-P.-É., peu importe le régime procédural en cause.
Si le parent payeur et le parent bénéficiaire résident dans des provinces ou territoires différents, les lignes directrices fédérales s'appliquent selon la province de résidence du parent payeur. Comme l'Î.-P.-É. utilise les tables fédérales, des parents dont le revenu et la situation sont identiques verront le même montant de table de base, qu'ils résident à l'Î.-P.-É. ou dans une autre province non désignée.

Comment les tables fédérales calculent le montant mensuel de base
Les tables fédérales de pensions alimentaires pour enfants (annexe I du DORS/97-175) établissent le montant mensuel de base à partir de trois facteurs seulement : la province ou le territoire de résidence du parent payeur, son revenu annuel brut et le nombre d'enfants nécessitant une pension alimentaire. Le revenu du parent bénéficiaire n'entre pas dans le calcul du montant de base de la table.
Aux fins de la pension alimentaire pour enfants, le revenu annuel part de la ligne 15000 de la déclaration générale T1 la plus récente du parent payeur auprès de l'Agence du revenu du Canada, ou de son avis de cotisation (ligne 150 pour les années d'imposition 2018 et antérieures). Ce montant brut est ensuite rajusté conformément à l'annexe III du DORS/97-175 pour tenir compte d'éléments comme les cotisations syndicales, les cotisations professionnelles, les dépenses d'emploi et certaines déductions. Puisque les montants des tables sont calculés sur la base du revenu brut et tiennent déjà compte des impôts fédéral et provinciaux canadiens, le revenu n'est pas converti en un montant après impôt.
Les tables procèdent par tranches de revenu de 1 000 $. Le montant mensuel équivaut à un chiffre de base plus un pourcentage du revenu excédant la limite inférieure de chaque tranche. La mise à jour du 1er octobre 2025 a remplacé les tables de 2017 pour tenir compte des règles fiscales de 2023 de l'ARC. Selon les tables mises à jour, les parents dont le revenu annuel est égal ou inférieur à 16 000 $ ont désormais un montant de table de base nul. L'outil de recherche en ligne des tables de pensions alimentaires pour enfants 2025 de Justice Canada, sur justice.gc.ca, permet aux parents de trouver instantanément le montant applicable en entrant la province, le revenu et le nombre d'enfants.
La mise à jour du 1er octobre 2025 ne modifie pas automatiquement les ordonnances judiciaires existantes rendues avant cette date. Une partie doit s'adresser au tribunal ou utiliser un service de recalcul administratif pour faire mettre à jour une ordonnance existante selon les tables de 2025. Pour la pension alimentaire rétroactive à la période comprise entre le 22 novembre 2017 et le 30 septembre 2025, les tables de 2017 s'appliquent.

Établir le revenu : montants bruts et revenus attribués
Les deux parents doivent fournir une divulgation financière complète lorsque la pension alimentaire pour enfants est établie ou modifiée. L'ensemble de documents habituel comprend trois années de déclarations de revenus et d'avis de cotisation, ainsi que tout document supplémentaire nécessaire pour refléter fidèlement le revenu : états financiers d'entreprise pour un parent travailleur autonome, relevés de dividendes ou de gains en capital, ou lettres de confirmation d'emploi.
Lorsque le revenu déclaré par un parent ne reflète pas fidèlement sa capacité de gagner un revenu, un tribunal peut lui attribuer un revenu en vertu de l'article 19 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants. Les motifs courants d'attribution de revenu comprennent : le sous-emploi ou le chômage volontaire, sauf si la garde des enfants, un problème de santé ou des besoins éducatifs l'exigent; un revenu tiré principalement de dividendes ou de gains en capital imposés à un taux moindre; la réception d'un revenu de fiducie; ou la résidence dans un territoire où le taux d'imposition est nettement plus faible. Lorsque le revenu varie considérablement d'une année à l'autre en raison de commissions irrégulières, d'un travail saisonnier ou d'une prime non récurrente, un tribunal peut faire la moyenne du revenu sur les trois années les plus récentes plutôt que de s'appuyer sur une seule année.

Les dépenses spéciales et extraordinaires de l'article 7
Le montant de base de la table couvre les frais de subsistance courants et ordinaires de l'enfant. L'article 7 du DORS/97-175 prévoit des dépenses « spéciales ou extraordinaires » supplémentaires qui sont partagées en sus du montant de la table. Les six catégories sont :
- Les frais de garde d'enfants découlant de l'emploi, de la maladie, du handicap ou d'un programme d'éducation ou de formation du parent bénéficiaire.
- La part des primes d'assurance médicale ou dentaire attribuable à l'enfant.
- Les frais de santé qui dépassent de plus de 100 $ par année le remboursement de l'assurance, notamment l'orthodontie, les services de counseling, la physiothérapie, l'orthophonie, les médicaments d'ordonnance, les appareils auditifs et les lunettes.
- Les frais extraordinaires de scolarité au primaire ou au secondaire, ou pour d'autres programmes éducatifs répondant aux besoins particuliers de l'enfant.
- Les frais d'études postsecondaires.
- Les frais extraordinaires d'activités parascolaires.
Une dépense est qualifiée d'« extraordinaire » au sens du paragraphe 7(1.1) lorsqu'elle dépasse ce que le parent bénéficiaire peut raisonnablement assumer compte tenu de son revenu et de la pension alimentaire qu'il reçoit déjà, ou lorsque le tribunal la juge extraordinaire eu égard au montant en cause, à la nature et au nombre des programmes, aux besoins particuliers ou aux talents de l'enfant, au coût global des programmes et à toute autre circonstance pertinente.
Les dépenses de l'article 7 sont partagées entre les parents proportionnellement à leurs revenus respectifs, après déduction de toute contribution versée directement par l'enfant. Les crédits d'impôt, subventions et prestations disponibles pour chaque dépense doivent être pris en compte dans le calcul du coût net à partager. L'Allocation canadienne pour enfants et les allocations provinciales équivalentes sont exclues du calcul du revenu.
Temps parental partagé et garde répartie entre les enfants
Le temps parental partagé (article 9) : Lorsque chaque parent a l'enfant auprès de lui pendant au moins 40 % du temps parental au cours d'une année, la pension alimentaire n'est pas simplement fixée au montant de table du parent payeur. En vertu de l'article 9 du DORS/97-175, le tribunal doit tenir compte : a) des montants de table des deux parents, calculés comme si chacun devait une pension alimentaire à l'autre; b) des coûts accrus qu'entraînent les arrangements de temps parental partagé, puisque les deux foyers doivent tous deux offrir de l'espace et de l'équipement pour l'enfant; et c) de la situation, des ressources, des besoins et des autres circonstances générales de chaque parent et de chaque enfant. La compensation entre les deux montants de table constitue un point de départ, et non un plafond. Un tribunal peut accorder un montant supérieur à la compensation pour tenir compte des coûts plus élevés que représentent deux foyers dans un arrangement de temps parental partagé.
La garde répartie entre les enfants (article 8) : La garde répartie survient lorsqu'un ou plusieurs enfants vivent principalement avec chaque parent, par exemple des enfants plus âgés avec un parent et des enfants plus jeunes avec l'autre. Dans une telle situation, le montant de pension alimentaire correspond à la différence entre ce que chaque parent devrait payer si l'autre lui demandait une ordonnance. Le parent au revenu le plus élevé verse la différence nette. Cette méthode de compensation prévue par la loi se distingue du calcul applicable au temps parental partagé en vertu de l'article 9.
L'âge de la majorité et la pension alimentaire après 18 ans
L'âge de la majorité à l'Île-du-Prince-Édouard est 18 ans. En vertu du paragraphe 2(1) de la Loi sur le divorce, la notion d'« enfant à charge » comprend non seulement les enfants n'ayant pas atteint l'âge de la majorité qui n'ont pas cessé d'être à la charge de leurs parents, mais aussi les enfants ayant atteint ou dépassé l'âge de la majorité qui demeurent incapables, pour cause de maladie, de handicap ou d'une autre cause, de cesser d'être à la charge de leurs parents ou de subvenir à leurs propres besoins.
Les tribunaux canadiens estiment de façon constante qu'un enfant qui poursuit de bonne foi, à temps plein, un programme d'études postsecondaires constitue une « autre cause » au sens de la définition de la Loi sur le divorce. La pension alimentaire peut alors se poursuivre jusqu'à ce que l'enfant obtienne un premier diplôme, sous réserve de son rendement scolaire et de l'ensemble des circonstances. La contribution de l'enfant lui-même, provenant d'un emploi à temps partiel, de bourses ou de régimes enregistrés d'épargne-études, est prise en compte dans le calcul des dépenses d'études postsecondaires prévu à l'article 7. Parents et tribunaux évaluent chaque situation individuellement : il n'y a pas de fin automatique à 18 ans, mais il n'y a pas non plus de prolongation automatique pour chaque étudiant postsecondaire.
Modifier ou mettre à jour une ordonnance existante
La pension alimentaire pour enfants n'est pas fixée de façon permanente. L'un ou l'autre parent peut demander la modification d'une ordonnance existante lorsqu'un changement de situation à la fois important et continu est survenu. Les exemples courants comprennent un changement important du revenu du parent payeur, un changement dans l'arrangement parental franchissant le seuil de 40 %, ou un changement dans les besoins de l'enfant.
La mise à jour de 2025 des tables fédérales peut elle-même constituer un changement de situation justifiant une demande de modification. La mise à jour ne s'applique pas automatiquement aux ordonnances existantes; les parents qui souhaitent que leur ordonnance soit ajustée aux montants des tables de 2025 doivent entreprendre des démarches en ce sens, soit par entente déposée auprès du tribunal, soit au moyen d'une demande de modification.
Pour les rajustements mineurs fondés sur le revenu qui ne comportent pas de questions contestées, le service de recalcul administratif de l'Î.-P.-É. offre une voie plus rapide, sans passage devant le tribunal.
Le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants : le recalcul administratif à l'Î.-P.-É.
Le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants (Child Support Services Office), situé au centre de droit de la famille Honourable C.R. McQuaid, à Charlottetown, gère le programme de recalcul administratif de l'Î.-P.-É. en vertu des règlements pris sous le régime de la Family Law Act (RSPEI 1988, ch. F-2.1). Il s'agit d'un service gouvernemental gratuit qui permet aux parents de mettre à jour leurs ordonnances existantes de pension alimentaire pour enfants sans retourner devant le tribunal.
Le processus de recalcul consiste à recueillir les renseignements de revenu à jour des deux parents et à appliquer la table fédérale applicable pour obtenir un nouveau montant mensuel. Le montant recalculé remplace alors l'ancien montant dans l'ordonnance existante, sans qu'une nouvelle demande judiciaire soit nécessaire. Les parents inscrits au Maintenance Enforcement Program peuvent voir leurs montants recalculés automatiquement mis à jour dans le système du MEP.
Pour accéder au service, communiquez directement avec le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants :
- Téléphone : 902-368-6220
- Courriel : Recalculation@gov.pe.ca
- En personne : centre de droit de la famille Honourable C.R. McQuaid, 1 Harbourside Access Road, Charlottetown
Cette voie administrative n'est pas offerte dans toutes les circonstances. Si les parents contestent les chiffres de revenu, s'il y a un litige concernant une dépense de l'article 7, ou si un changement d'arrangement parental est contesté, une demande judiciaire sera nécessaire.
Le Maintenance Enforcement Program : comment l'Î.-P.-É. perçoit et fait exécuter la pension alimentaire
Le Maintenance Enforcement Program (MEP) est l'organisme provincial chargé de percevoir les paiements de pension alimentaire pour enfants et de pension alimentaire pour époux auprès des parents payeurs et de les verser aux bénéficiaires. L'inscription au MEP est offerte à tout parent titulaire d'une ordonnance judiciaire ou d'une entente de séparation juridiquement contraignante comportant une obligation alimentaire. L'inscription est gratuite.
Le MEP fonctionne en vertu de la Maintenance Enforcement Act (Île-du-Prince-Édouard) et détient de vastes pouvoirs d'exécution lorsqu'un parent payeur accumule des arriérés. Parmi les outils d'exécution dont disposent les agents du MEP figurent la saisie-arrêt de salaire, la saisie de comptes bancaires et d'autres actifs financiers, ainsi que le recours à des mécanismes fédéraux. Lorsqu'un parent payeur accumule plus de trois mois de retard ou 3 000 $ d'arriérés, la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEOEF, LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.)) permet au MEP de demander l'interception de paiements fédéraux (y compris les remboursements d'impôt, les prestations d'assurance-emploi et d'autres versements fédéraux) et le refus du passeport fédéral et des permis fédéraux du parent payeur. D'importantes modifications à la LAEOEF sont entrées en vigueur le 15 novembre 2023.
Le MEP impose également des frais dissuasifs lorsqu'un paiement accuse un mois de retard et pour chaque mois subséquent d'arriérés de pension alimentaire pour enfants, ainsi que des frais de service fondés sur les mesures de recouvrement prises. Ces frais s'ajoutent au montant de pension alimentaire impayé.
Pour communiquer avec le Maintenance Enforcement Program de l'Î.-P.-É. :
- Téléphone : (902) 894-0383
- Courriel : mep@gov.pe.ca
- En personne : centre de droit de la famille Honourable C.R. McQuaid, 1 Harbourside Access Road, Charlottetown
Les demandes fondées sur des difficultés excessives
L'article 10 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants permet à l'un ou l'autre parent de demander un montant de pension alimentaire différent si le montant de la table entraînerait des difficultés excessives. Des difficultés excessives peuvent être établies pour plusieurs motifs, notamment : des dettes inhabituellement élevées, raisonnablement contractées pour subvenir aux besoins de la famille avant la séparation; des coûts inhabituellement élevés liés à l'exercice du temps parental (comme les déplacements sur de longues distances entre l'Î.-P.-É. et une autre province); une obligation légale de subvenir aux besoins d'une autre personne; une obligation légale de verser une pension alimentaire pour un enfant issu d'une autre union; ou la prise en charge, dans un arrangement de temps parental partagé, d'un enfant ayant des besoins particuliers nécessitant des dépenses exceptionnelles.
Toutefois, même si des difficultés excessives sont établies, le tribunal ne réduira pas le montant de la table si le foyer du parent demandant l'allègement a un niveau de vie plus élevé que l'autre foyer. Les tribunaux comparent le niveau de vie des foyers au moyen de l'annexe II. L'exception pour difficultés excessives vise à répondre à des tensions financières réelles et sévères, et non à des pressions budgétaires ordinaires.
L'exécution interprovinciale et internationale
Si le parent payeur réside à l'extérieur de l'Île-du-Prince-Édouard, la loi provinciale Interjurisdictional Support Orders (ISO) Act permet à l'Î.-P.-É. de poursuivre et de faire enregistrer des ordonnances alimentaires partout au Canada et à l'international. Toutes les provinces et tous les territoires canadiens disposent d'ententes réciproques d'exécution entre leurs programmes respectifs d'exécution des ordonnances alimentaires. Le service de repérage de la LAEOEF peut localiser l'adresse et l'employeur d'un parent payeur au moyen des bases de données fédérales lorsqu'il demeure introuvable par d'autres moyens.
Pour les dossiers internationaux, le Canada a conclu des ententes d'exécution avec de nombreux territoires étrangers. La loi ISO constitue le mécanisme provincial permettant de poursuivre ou de contester des demandes de pension alimentaire lorsqu'un parent réside à l'étranger.
À noter : Si un parent payeur déménage de l'Île-du-Prince-Édouard vers une autre province, la table applicable devient celle de la nouvelle province de résidence. Les tables de pensions alimentaires pour enfants varient selon la province afin de refléter les règles fiscales provinciales différentes; une ordonnance existante de l'Î.-P.-É. peut donc devoir être révisée et modifiée pour tenir compte de la nouvelle province de résidence du parent payeur. Tenir le MEP informé des changements d'adresse et d'emploi permet d'éviter des complications dans l'exécution.
Autres lois de l'Î.-P.-É.
Avis de non-responsabilité
Cet article constitue des renseignements juridiques généraux sur les lois relatives à la pension alimentaire pour enfants à l'Île-du-Prince-Édouard. Il ne constitue pas un avis juridique et ne crée aucune relation avocat-client. Il traite des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175) et du Maintenance Enforcement Program de l'Île-du-Prince-Édouard tels qu'ils existaient au 7 juin 2026. Le droit de la pension alimentaire pour enfants dépend étroitement des faits : les montants, les dépenses supplémentaires et le droit à une pension au-delà de l'âge de la majorité dépendent tous de la situation particulière des parents et des enfants concernés. Pour obtenir un avis sur une situation précise de pension alimentaire pour enfants, consultez un avocat autorisé à exercer à l'Île-du-Prince-Édouard.
Voir aussi : Portail des lois canadiennes sur la pension alimentaire pour enfants | Lois sur la pension alimentaire pour enfants en Nouvelle-Écosse | Lois sur la pension alimentaire pour enfants au Nouveau-Brunswick
Dernière mise à jour : 2026-06-07. Les lois citées reflètent leur version en vigueur au 2026-06-07.
Autres guides canadiens
Frequently Asked Questions
L'Île-du-Prince-Édouard utilise-t-elle les tables fédérales de pensions alimentaires pour enfants?
Oui. L'Île-du-Prince-Édouard n'est pas une province désignée, de sorte que les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175) s'appliquent aux procédures fondées sur la Loi sur le divorce, et le cadre de la Family Law Act de la province utilise les mêmes tables fédérales pour les cas ne relevant pas du divorce. Le montant mensuel de base dépend de la province de résidence du parent payeur, de son revenu annuel brut et du nombre d'enfants.
L'Î.-P.-É. a-t-elle déjà été une province désignée aux fins de la pension alimentaire pour enfants?
Oui. L'Î.-P.-É. était auparavant une province désignée, ce qui signifie que ses propres lignes directrices provinciales s'appliquaient même dans les procédures fondées sur la Loi sur le divorce. La désignation de l'Î.-P.-É. a été révoquée le 22 juin 2006, après que la province a adopté les tables fédérales à compter du 1er mai 2006. Depuis, les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants s'appliquent à l'Î.-P.-É. de la même façon que dans la plupart des autres provinces canadiennes.
Comment puis-je trouver le bon montant de table à l'Î.-P.-É.?
Utilisez l'outil de recherche des tables de pensions alimentaires pour enfants 2025 de Justice Canada, sur justice.gc.ca. Entrez la province de résidence du parent payeur (Île-du-Prince-Édouard), son revenu annuel brut figurant à la ligne 15000 de sa déclaration T1 ou de son avis de cotisation le plus récent, et le nombre d'enfants. L'outil applique les tables mises à jour d'octobre 2025.
Jusqu'à quel âge un parent est-il tenu de verser une pension alimentaire pour enfants à l'Î.-P.-É.?
L'âge de la majorité à l'Île-du-Prince-Édouard est 18 ans. La pension alimentaire peut se poursuivre au-delà de 18 ans si un enfant demeure incapable de subvenir à ses propres besoins en raison d'une maladie, d'un handicap ou d'une autre cause. Les tribunaux canadiens estiment de façon constante qu'un enfant poursuivant de bonne foi des études postsecondaires à temps plein constitue une « autre cause » au sens de la Loi sur le divorce, de sorte que la pension alimentaire peut se poursuivre jusqu'à l'obtention d'un premier diplôme, selon les circonstances.
Qu'est-ce que le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants à l'Î.-P.-É.?
Le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants, situé au centre de droit de la famille Honourable C.R. McQuaid à Charlottetown, offre un service gratuit de recalcul administratif. Il recalcule les ordonnances existantes de pension alimentaire pour enfants à partir de renseignements de revenu mis à jour, sans que les parties aient à retourner devant le tribunal. Joignez-le au 902-368-6220 ou à Recalculation@gov.pe.ca.
Que fait le Maintenance Enforcement Program de l'Î.-P.-É.?
Le Maintenance Enforcement Program (MEP) perçoit la pension alimentaire pour enfants et la pension alimentaire pour époux auprès des parents payeurs et verse les paiements aux bénéficiaires. Lorsqu'un parent payeur accuse un retard, le MEP peut saisir un salaire et des comptes bancaires, imposer des frais dissuasifs et déclencher des mesures fédérales au moyen de la LAEOEF, notamment l'interception de remboursements d'impôt et de prestations d'assurance-emploi et le refus de passeport lorsque les arriérés dépassent trois mois ou 3 000 $. Joignez le MEP au (902) 894-0383 ou à mep@gov.pe.ca.
Comment sont traitées les dépenses spéciales comme les frais de garde et l'orthodontie à l'Î.-P.-É.?
L'article 7 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants prévoit des dépenses spéciales ou extraordinaires en sus du montant de base de la table. Elles comprennent les frais de garde découlant du travail ou des études d'un parent, les primes d'assurance médicale et dentaire, les frais de santé non assurés de plus de 100 $ par année, les frais de scolarité extraordinaires, les frais d'études postsecondaires et les frais extraordinaires d'activités parascolaires. Elles sont partagées entre les parents proportionnellement à leurs revenus respectifs, après déduction de toute contribution de l'enfant et compte tenu des crédits d'impôt et subventions disponibles.
Que se passe-t-il lorsque les parents se partagent la garde également à l'Î.-P.-É.?
En vertu de l'article 9 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, lorsque chaque parent a l'enfant auprès de lui au moins 40 % du temps parental au cours de l'année, le tribunal tient compte des montants de table des deux parents, des coûts accrus du maintien de deux foyers et de la situation générale de chaque famille. La compensation entre les deux montants de table constitue le point de départ, mais le tribunal peut ordonner un montant supérieur à la compensation pour tenir compte des coûts plus élevés du temps parental partagé.
La pension alimentaire pour enfants peut-elle être modifiée sans passer par le tribunal à l'Î.-P.-É.?
Oui. Le Bureau des services de pension alimentaire pour enfants gère un programme gratuit de recalcul administratif qui met à jour les ordonnances existantes à partir des renseignements de revenu actuels, sans demande judiciaire. Pour les questions contestées, comme un revenu contesté, une dépense de l'article 7 ou un changement d'arrangement de garde, une demande judiciaire est nécessaire. L'un ou l'autre parent peut aussi consentir à un nouveau montant et déposer une entente auprès du tribunal.
Un tribunal peut-il attribuer un revenu à un parent qui gagne moins que son potentiel?
Oui. L'article 19 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants permet à un tribunal d'attribuer un revenu à un parent lorsque son revenu déclaré ne reflète pas fidèlement sa capacité de gagner un revenu. Les motifs courants comprennent le sous-emploi ou le chômage volontaire sans motif légitime tel que la garde des enfants ou un problème de santé, un revenu tiré principalement de dividendes ou de gains en capital imposés à un taux moindre, et le non-respect des exigences de divulgation.
Qu'arrive-t-il si le parent payeur déménage dans une autre province?
Si un parent payeur déménage de l'Île-du-Prince-Édouard vers une autre province, la table fédérale de pensions alimentaires pour enfants applicable devient celle de la nouvelle province de résidence, puisque les tables diffèrent selon la province pour tenir compte des taux d'imposition provinciaux variables. Une ordonnance existante de l'Î.-P.-É. peut devoir être révisée et modifiée pour refléter la nouvelle province de résidence du parent payeur. Le Maintenance Enforcement Program doit être avisé immédiatement de tout changement d'adresse ou d'emploi.
Sources and References
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175 (texte intégral)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175 : article 7 (dépenses spéciales ou extraordinaires)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175 : article 9 (temps parental partagé)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur le divorce, LRC 1985, ch. 3 (2e suppl.) : définition d'enfant à charge et dispositions sur l'âge de la majorité(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEOEF), LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 1 - Déterminer les lignes directrices applicables(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 4 - Trouver la bonne table(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 5 - Calculer le revenu annuel(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Foire aux questions - Mise à jour 2025 des tables fédérales de pensions alimentaires pour enfants(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Outil de recherche des tables de pensions alimentaires pour enfants 2025(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Services de calcul ou de mise à jour des montants de pension alimentaire pour enfants hors cour(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Aide en matière d'obligations familiales (aperçu de l'exécution)(justice.gc.ca).gov
- Gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard : page d'information sur la pension alimentaire pour enfants(princeedwardisland.ca).gov
- Gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard : Maintenance Enforcement Program(princeedwardisland.ca).gov