Nova Scotia
Lois sur la pension alimentaire pour enfants en Nouvelle-Écosse : lignes directrices et exécution

La pension alimentaire pour enfants en Nouvelle-Écosse suit les tables des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants. Le revenu brut du parent débiteur et le nombre d'enfants déterminent le montant mensuel de base, sans qu'une formule de partage du revenu ne soit requise.
Quelles lignes directrices s'appliquent en Nouvelle-Écosse?
La Nouvelle-Écosse n'est pas l'une des trois provinces désignées dans le cadre fédéral de la Loi sur le divorce. Les trois provinces actuellement désignées (le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et le Québec) appliquent leurs propres lignes directrices sur la pension alimentaire pour enfants même dans les causes de divorce. La Nouvelle-Écosse n'en fait pas partie.
Pour les parents mariés en instance de divorce, les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175), prises en vertu du paragraphe 26.1(1) de la Loi sur le divorce (LRC 1985, ch. 3 (2e suppl.)), s'appliquent directement. Pour les parents qui n'ont jamais été mariés, ou pour les parents mariés qui se séparent sans entamer de procédure de divorce, les propres lignes directrices provinciales de la Nouvelle-Écosse régissent la procédure. Les lignes directrices provinciales ont été adoptées en vertu de ce qui est maintenant la Loi sur les responsabilités parentales et le soutien alimentaire, RSNS 1989, ch. 160 (renommée de la Loi sur l'obligation alimentaire et la garde d'enfants à compter du 26 mai 2017), avec les Lignes directrices sur l'obligation alimentaire envers les enfants (Règl. N.-É. 53/98) en vigueur depuis le 31 août 1998. En pratique, les lignes directrices provinciales reproduisent le cadre fédéral et utilisent les mêmes tables fédérales, de sorte que le montant de base calculé est identique selon l'un ou l'autre régime.
Comme la Nouvelle-Écosse utilise les tables fédérales, le montant mensuel de base ne dépend que de trois facteurs : la province de résidence du débiteur (la Nouvelle-Écosse), le revenu annuel brut du débiteur, et le nombre d'enfants nécessitant une pension. Le revenu du parent bénéficiaire n'entre pas en ligne de compte pour le calcul du montant de base de la table, bien qu'il devienne pertinent pour les dépenses spéciales de l'article 7 et, dans certaines circonstances, pour les rajustements de garde partagée.
Les tables fédérales ont été mises à jour le 1er octobre 2025 pour tenir compte des données fiscales de l'ARC de 2023, remplaçant les tables précédentes de 2017. Toute ordonnance judiciaire existante rendue avant cette date n'est pas modifiée automatiquement par la mise à jour. Une partie qui croit que les tables mises à jour produiraient un montant sensiblement différent peut présenter une demande au tribunal ou utiliser le Programme de recalcul administratif (décrit ci-dessous) comme changement de circonstances.

Comment le revenu est calculé
Le revenu annuel aux fins de la pension alimentaire pour enfants commence par le revenu total du débiteur à la ligne 15000 de la plus récente déclaration T1 générale de l'ARC ou de son avis de cotisation (ligne 150 pour les années d'imposition 2018 et antérieures). Ce chiffre brut est ensuite rajusté conformément à l'annexe III des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants.
Les rajustements de l'annexe III comprennent : les prestations d'assurance-emploi; l'aide sociale; les cotisations syndicales et professionnelles; la prestation universelle pour la garde d'enfants; certains frais d'emploi; et des rajustements pour le revenu de travail autonome, de société de personnes ou de société par actions. Les montants des tables tiennent déjà compte des impôts canadiens, de sorte que le revenu est utilisé sur une base avant impôt (brute) avant l'application des rajustements de l'annexe III.
Les tribunaux exigent une divulgation financière complète. Chaque partie doit fournir les trois plus récentes déclarations de revenus avec toutes les annexes et pièces jointes, les avis de cotisation correspondants de l'ARC, et les feuillets T (T4, T4A, T5 et tout autre feuillet reçu). Les parties ayant un travail autonome, une participation dans une société de personnes ou le contrôle d'une société privée doivent aussi divulguer des états financiers d'entreprise.
Un tribunal peut attribuer un revenu à un parent en vertu de l'article 19 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants si le revenu déclaré ne reflète pas fidèlement les ressources disponibles. Les motifs d'attribution les plus courants en Nouvelle-Écosse comprennent le sous-emploi intentionnel ou le chômage volontaire (lorsque le choix n'est pas rendu nécessaire par les besoins d'un enfant ou des besoins raisonnables de santé ou d'études), la réception d'un revenu de dividendes ou de gains en capital imposé à un taux inférieur, et la résidence dans une juridiction où les taux d'imposition sont nettement plus bas. Un parent qui quitte un emploi stable sans raison légitime, ou qui organise son revenu en dividendes pour réduire un montant de table, risque de voir un tribunal fixer son revenu à un niveau plus élevé.
Lorsque les gains annuels varient considérablement d'une année à l'autre, comme c'est courant pour les gens de métier, les travailleurs saisonniers et les travailleurs autonomes, un tribunal peut établir une moyenne des revenus des trois dernières années plutôt que de se fier uniquement à la dernière année. Les tribunaux de la Nouvelle-Écosse appliquent la même approche utilisée à l'échelle nationale en vertu des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants.

Montants des tables : exemples pour la Nouvelle-Écosse
Les tables fédérales indiquent des montants mensuels par tranches de revenu de 1 000 $. Chaque montant équivaut à un montant de base fixe plus un pourcentage du revenu au-delà de la tranche inférieure. À titre d'illustration générale seulement (et non un avis juridique; utilisez toujours l'outil de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025 de Justice Canada pour des chiffres précis) :
Un débiteur résidant en Nouvelle-Écosse avec un enfant et un revenu annuel brut de 50 000 $ devrait un montant mensuel de base se situant dans la fourchette de 400 $. Avec deux enfants, l'obligation du même débiteur passe à environ 650 $ par mois, et avec trois enfants, à environ 800 $ par mois. Comme les tables sont mises à jour périodiquement et que le chiffre exact dépend de la tranche de revenu précise, la seule source faisant autorité est l'outil de recherche des tables de Justice Canada sur justice.gc.ca.
Les débiteurs gagnant 16 000 $ ou moins par année ont un montant de table nul selon les tables de 2025. Les débiteurs dont le revenu se situe exactement à une limite de tranche devraient utiliser la formule d'interpolation prévue à l'annexe I des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants.

Dépenses spéciales ou extraordinaires de l'article 7
Le montant mensuel de la table couvre les dépenses quotidiennes ordinaires de l'enfant. L'article 7 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants prévoit des contributions supplémentaires pour six catégories de dépenses spéciales ou extraordinaires :
Les frais de garde d'enfants découlant de l'emploi, de la maladie, du handicap ou de la participation du parent bénéficiaire à un programme d'études ou de formation. Cela comprend la garderie agréée, la garde après l'école et les programmes d'été nécessaires pour permettre au parent de travailler.
La partie des primes d'assurance médicale et dentaire attribuable à l'enfant. Si le parent bénéficiaire paie une couverture familiale en vertu d'un régime d'avantages sociaux, la partie raisonnablement attribuable à l'enfant est une dépense partageable.
Les frais de santé non assurés pour l'enfant dépassant 100 $ par année. Cela couvre le traitement orthodontique, la physiothérapie, l'orthophonie, le counseling psychologique, les lunettes d'ordonnance, les prothèses auditives et les médicaments d'ordonnance non couverts par le régime provincial d'assurance-médicaments ou un régime d'avantages sociaux.
Les dépenses extraordinaires pour l'éducation primaire ou secondaire, ou pour d'autres programmes éducatifs répondant aux besoins particuliers de l'enfant. Les fournitures scolaires ordinaires et les sorties scolaires standard ne sont pas extraordinaires, mais les frais de scolarité d'une école privée, le tutorat pour un trouble d'apprentissage diagnostiqué et les thérapies éducatives spécialisées sont généralement admissibles.
Les frais d'études postsecondaires. Les tribunaux de la Nouvelle-Écosse accordent régulièrement des contributions de l'article 7 pour les droits de scolarité, les manuels, le logement en résidence et les frais de subsistance raisonnables pour un enfant fréquentant l'université ou le collège à temps plein, même après que l'enfant a atteint 19 ans.
Les dépenses extraordinaires liées aux activités parascolaires. Les équipes sportives de niveau compétitif, la formation musicale ou artistique avancée et les programmes compétitifs peuvent être admissibles si le coût dépasse ce que le parent demandeur peut raisonnablement assumer compte tenu de son revenu et de la pension de table qu'il reçoit déjà, ou si le tribunal considère la dépense extraordinaire dans les circonstances.
Les dépenses de l'article 7 sont partagées entre les parents en proportion de leurs revenus respectifs, après toute contribution que fait l'enfant (comme des gains d'un emploi d'été ou une bourse). Les crédits d'impôt, les subventions et les remboursements provenant de régimes d'avantages sociaux réduisent le montant partageable. L'Allocation canadienne pour enfants et les équivalents provinciaux sont exclus de ce calcul de revenu.
Garde partagée et garde partagée entre plusieurs enfants
Garde partagée (article 9)
Lorsque chaque parent a les enfants au moins 40 % du temps parental au cours d'une année, le calcul standard de la table ne s'applique plus automatiquement. L'article 9 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants exige que le tribunal tienne compte de trois facteurs : le montant de table que chaque parent devrait s'il payait à l'autre; les coûts accrus découlant du maintien de deux ménages distincts pour les enfants; et la situation, les moyens, les besoins et les autres circonstances de chaque parent et de chaque enfant.
La compensation des deux montants de table (le montant de table du parent ayant le revenu le plus élevé moins celui du parent ayant le revenu le plus faible) est le point de départ, mais non le point d'arrivée. Les tribunaux de la Nouvelle-Écosse, suivant l'approche adoptée à l'échelle nationale, peuvent ordonner plus que le montant de compensation lorsque le parent à faible revenu manquerait autrement de ressources suffisantes pour offrir un logement, des repas ou des activités équivalents aux enfants pendant son temps parental.
Le temps parental est calculé sur toute l'année civile, y compris les arrangements pendant l'année scolaire, les congés et l'été. Les parents qui croient s'approcher ou dépasser le seuil de 40 % devraient documenter soigneusement le temps. Un léger changement dans l'horaire parental peut faire passer une cause du régime standard de la table à l'analyse de l'article 9, ce qui entraîne généralement un paiement net inférieur.
Garde partagée entre plusieurs enfants (article 8)
La garde partagée entre plusieurs enfants survient lorsqu'un ou plusieurs enfants résident principalement avec chaque parent. Par exemple, un enfant plus âgé vit principalement avec le père et deux enfants plus jeunes vivent principalement avec la mère. Dans ce scénario, l'article 8 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants applique une méthode de compensation : chaque parent calcule ce qu'il devrait comme s'il demandait une ordonnance contre l'autre, selon le nombre d'enfants sous la garde principale de l'autre parent. La différence entre les deux montants est le paiement net dû par le parent ayant le revenu le plus élevé. La garde partagée entre plusieurs enfants est distincte de la garde partagée prévue à l'article 9, qui concerne les mêmes enfants passant un temps important avec les deux parents.
Modification et mises à jour annuelles
Une ordonnance de pension alimentaire pour enfants peut être modifiée par le tribunal en tout temps s'il y a eu un changement important de circonstances. Un changement important comprend habituellement une augmentation ou une diminution importante du revenu du débiteur, un changement dans les arrangements de vie de l'enfant, la perte du droit à la pension par l'enfant (par exemple, atteindre 19 ans sans être inscrit à des études postsecondaires), ou un changement dans les montants de table applicables.
Le Programme de recalcul administratif de la Nouvelle-Écosse élimine le besoin d'une demande au tribunal dans les causes simples fondées sur la table. Le programme déclenche automatiquement un recalcul annuel à la date anniversaire de l'ordonnance judiciaire. Environ 90 jours avant cette date, le greffier du programme envoie des demandes de divulgation du revenu aux deux parties. Chaque partie doit fournir une déclaration de revenus complète avec tous les feuillets, annexes et pièces jointes, ainsi que les avis de cotisation de l'ARC et les feuillets de renseignements T. Les documents doivent être déposés dans les 60 jours suivant la date de révision.
Si les deux parties fournissent les renseignements de revenu requis, le greffier recalcule le montant mensuel de la table et délivre un avis. Le montant mis à jour entre en vigueur 31 jours après la réception de l'avis. Il n'y a aucuns frais de dépôt et aucune représentation juridique n'est requise.
Si le débiteur omet de déposer les renseignements requis, le programme présume que le revenu du débiteur est 10 % plus élevé que le montant utilisé dans l'ordonnance la plus récente, ce qui entraîne une augmentation automatique. Cette règle crée une forte incitation pour les débiteurs à participer.
Le Programme de recalcul administratif n'est offert que pour les ordonnances qui répondent à des critères précis : les deux parties doivent résider habituellement en Nouvelle-Écosse, l'ordonnance doit être finale (et non provisoire), l'ordonnance doit contenir une clause de recalcul autorisant le programme à agir, l'ordonnance doit être fondée sur le revenu annuel et les tables des lignes directrices sur la pension alimentaire pour enfants, aucun arrangement de garde partagée ne s'applique, et le débiteur ne doit pas avoir de revenu de travail autonome, de contrôle de société de personnes ni de revenu de dividendes. Si l'ordonnance actuelle ne contient pas de clause de recalcul, les parties peuvent demander au tribunal une ordonnance d'autorisation de recalcul, souvent par une ordonnance sur consentement sans audience.
Droit à la pension au-delà de l'âge de la majorité
L'âge de la majorité en Nouvelle-Écosse est 19 ans. En vertu du paragraphe 2(1) de la Loi sur le divorce, un enfant demeure un « enfant à charge » ayant droit à une pension au-delà de l'âge de la majorité s'il ne peut, en raison d'une maladie, d'un handicap ou d'une autre cause, cesser d'être à la charge de ses parents ou subvenir à ses propres besoins.
Les tribunaux de la Nouvelle-Écosse, conformément à l'approche nationale, concluent régulièrement qu'une inscription à temps plein à un programme d'études postsecondaires raisonnable constitue une « autre cause » justifiant la pension après 19 ans. L'enfant adulte n'a pas besoin de vivre dans le foyer familial pour conserver son droit, pourvu que son mode de vie soit approprié à son statut d'étudiant. Les tribunaux tiennent compte du rendement scolaire de l'enfant, du fait que le programme mène à un emploi valable, de la capacité des parents à contribuer, et de la contribution de l'enfant par un revenu d'emploi pendant l'été et les congés scolaires.
La pension pour les enfants adultes aux études postsecondaires est souvent structurée différemment de la pension fondée sur la table pour les mineurs. Les tribunaux peuvent répartir les contributions aux droits de scolarité, aux manuels et aux frais de subsistance raisonnables entre l'enfant, les deux parents, et tout financement par prêt étudiant ou bourse. Le revenu de l'enfant adulte provenant d'un emploi d'été ou à temps partiel réduit d'autant l'obligation des parents en vertu de l'article 7.
Lorsque l'enfant ne peut devenir autonome en raison d'un handicap, la pension n'a pas de date de fin fixe et se poursuit tant que la dépendance persiste.
Difficultés excessives
Chacune des parties peut présenter une demande en vertu de l'article 10 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants pour qu'un montant différent soit ordonné en invoquant des difficultés excessives. Pour réussir, le demandeur doit d'abord établir l'existence des difficultés, puis convaincre le tribunal que le niveau de vie de son ménage n'est pas supérieur à celui de l'autre ménage.
Les motifs reconnus de difficultés excessives en Nouvelle-Écosse comprennent : des dettes anormalement élevées, raisonnablement contractées pour subvenir aux besoins de la famille avant la séparation; des coûts anormalement élevés pour exercer le temps parental, particulièrement lorsque les parents vivent loin l'un de l'autre; une obligation légale de subvenir aux besoins d'une autre personne; une obligation légale de verser une pension alimentaire pour enfants issue d'une relation antérieure; et des coûts extraordinaires liés à l'état de santé d'un enfant dans un arrangement de garde partagée.
Le critère du niveau de vie constitue un véritable obstacle. Un parent ayant un revenu élevé qui a contracté des dettes prénuptiales importantes peut établir des difficultés à la première étape, mais si le niveau de vie de son ménage dépasse celui de l'autre parent, aucune réduction ne sera ordonnée.
Le Programme d'exécution des ordonnances alimentaires
Le Programme d'exécution des ordonnances alimentaires (MEP) de la Nouvelle-Écosse est l'organisme provincial responsable de percevoir et de verser les paiements de pension alimentaire pour enfants et de faire exécuter les ordonnances judiciaires. Toutes les nouvelles ordonnances de pension alimentaire pour enfants rendues en Nouvelle-Écosse sont automatiquement inscrites au MEP, à moins que les parties ne déposent une entente écrite pour se retirer et gérer elles-mêmes leur arrangement.
Le MEP détient des pouvoirs d'exécution qui en font l'un des outils de perception les plus efficaces offerts aux parents bénéficiaires. La saisie-arrêt de salaire permet au MEP de demander à un employeur de déduire la pension du chèque de paie du débiteur avant qu'il ne soit versé. La saisie de comptes bancaires permet au MEP de saisir des fonds directement dans une institution financière. Le MEP peut aussi signaler les arriérés aux bureaux de crédit, ce qui affecte la cote de crédit du débiteur et son accès aux prêts et aux hypothèques.
Pour les non-payeurs persistants, le MEP peut demander au registraire provincial des véhicules à moteur de suspendre le permis de conduire du débiteur. C'est l'un des outils d'exécution nationaux les plus efficaces du MEP, car de nombreux débiteurs dépendent d'un permis pour leur emploi.
Le MEP travaille de concert avec les outils fédéraux offerts en vertu de la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEFOA, LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.); modifications clés en vigueur depuis le 15 novembre 2023). En vertu de la LAEFOA, lorsqu'un débiteur accuse plus de trois mois ou 3 000 $ de retard, le gouvernement fédéral peut intercepter les remboursements d'impôt sur le revenu, les prestations d'assurance-emploi, les paiements de la Sécurité de la vieillesse et d'autres paiements fédéraux en vertu de la Loi sur la saisie-arrêt et la distraction de pensions (LSADP). Le gouvernement fédéral peut aussi refuser ou refuser de renouveler le passeport du débiteur. La LAEFOA offre aussi un service de repérage qui permet aux MEP provinciaux d'accéder aux bases de données fédérales pour localiser l'adresse résidentielle et l'employeur d'un débiteur en défaut.
Pour les ordonnances alimentaires impliquant des parties qui résident dans des provinces différentes ou hors du Canada, la Loi sur l'exécution réciproque des ordonnances alimentaires de la Nouvelle-Écosse fournit un mécanisme pour enregistrer et faire exécuter en Nouvelle-Écosse une ordonnance provenant d'une autre juridiction, et vice-versa. Le MEP administre le processus d'exécution réciproque.
On peut joindre le MEP de la Nouvelle-Écosse par l'entremise des services de justice de la province, par téléphone au 902-424-0600 (région d'Halifax) ou sans frais au 1-844-424-0600.
Demander une ordonnance de pension alimentaire pour enfants en Nouvelle-Écosse
Les parents qui n'ont pas d'ordonnance judiciaire, ou qui ont une entente informelle non enregistrée auprès du tribunal, ne peuvent pas accéder à l'exécution par le MEP ni au Programme de recalcul administratif. Il est dans l'intérêt des deux parents d'officialiser la pension alimentaire au moyen d'une ordonnance ou d'une entente enregistrée.
En Nouvelle-Écosse, les demandes de pension alimentaire pour enfants sont entendues devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse (Division de la famille) pour les procédures de divorce, et devant le Tribunal de la famille de la Nouvelle-Écosse pour les procédures non liées au divorce. Les formulaires de demande, les guides et les emplacements des tribunaux sont offerts sur le site Web des tribunaux de la Nouvelle-Écosse et le site Web Nova Scotia Family Law (nsfamilylaw.ca).
Les parents qui ne peuvent s'entendre sur un montant sont encouragés à utiliser la médiation ou d'autres services de règlement des différends fondés sur les tribunaux avant de procéder à une audience contestée. La province finance diverses ressources de règlement des différends familiaux pour réduire les coûts et les délais.
Une fois qu'une ordonnance est rendue, le MEP peut commencer l'exécution immédiatement. Si une ordonnance existante n'est pas inscrite au MEP, le parent bénéficiaire peut demander au MEP de l'enregistrer.
Plus de lois de la Nouvelle-Écosse
- Lois sur le délit de fuite en Nouvelle-Écosse
- Lois internationales sur l'enregistrement en Nouvelle-Écosse
Pour le cadre national complet couvrant l'interaction des lignes directrices fédérales et provinciales, le modèle québécois, et les outils d'exécution partout au Canada, consultez le carrefour des lois canadiennes sur la pension alimentaire pour enfants.
Autres guides canadiens connexes
Frequently Asked Questions
Quelles lignes directrices sur la pension alimentaire pour enfants s'appliquent en Nouvelle-Écosse?
La Nouvelle-Écosse utilise les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants (DORS/97-175) pour les procédures de divorce en vertu de la Loi sur le divorce. Pour les procédures non liées au divorce entre parents non mariés, les propres lignes directrices provinciales de la Nouvelle-Écosse, en vertu de la Loi sur les responsabilités parentales et le soutien alimentaire, s'appliquent, mais elles reproduisent le cadre fédéral et utilisent les mêmes tables, produisant des montants de base identiques.
Comment la pension alimentaire pour enfants est-elle calculée en Nouvelle-Écosse?
Le montant mensuel de base est fixé au moyen des tables fédérales, qui dépendent de trois facteurs : la province de résidence du débiteur (la Nouvelle-Écosse), le revenu annuel brut du débiteur tiré de la ligne 15000 de l'ARC, et le nombre d'enfants. L'outil de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025 de Justice Canada, sur justice.gc.ca, donne le montant précis. Les dépenses spéciales de l'article 7 s'ajoutent et sont partagées proportionnellement entre les deux parents.
Quel est l'âge de la majorité en Nouvelle-Écosse pour la pension alimentaire pour enfants?
L'âge de la majorité en Nouvelle-Écosse est 19 ans. Un enfant peut recevoir une pension après 19 ans s'il ne peut devenir autonome en raison d'une maladie, d'un handicap ou d'une autre cause. Les tribunaux de la Nouvelle-Écosse incluent régulièrement les études postsecondaires à temps plein comme une telle cause, pourvu que le programme soit raisonnable et que l'enfant ne se soustraie pas volontairement à la charge parentale.
Qu'est-ce que le Programme d'exécution des ordonnances alimentaires (MEP) de la Nouvelle-Écosse?
Le MEP est l'organisme provincial qui inscrit automatiquement les nouvelles ordonnances de pension alimentaire pour enfants, perçoit les paiements des débiteurs et les distribue aux bénéficiaires. Ses outils d'exécution comprennent la saisie-arrêt de salaire, la saisie de comptes bancaires, la suspension du permis de conduire, le signalement aux bureaux de crédit et le renvoi aux outils fédéraux de la LAEFOA comme l'interception des remboursements d'impôt sur le revenu et le refus de passeport pour les débiteurs ayant plus de trois mois ou 3 000 $ de retard.
La pension alimentaire pour enfants peut-elle être mise à jour sans retourner devant les tribunaux en Nouvelle-Écosse?
Oui. Le Programme de recalcul administratif de la Nouvelle-Écosse met à jour les ordonnances fondées sur la table chaque année, à la date anniversaire de l'ordonnance judiciaire, sans demande au tribunal ni frais de dépôt. Les deux parties soumettent une documentation de revenu à jour, et le greffier du programme recalcule le montant mensuel. Le nouveau montant entre en vigueur 31 jours après la réception de l'avis. Si le débiteur ne dépose pas ses documents de revenu, son revenu est présumé 10 % plus élevé que le montant de l'ordonnance précédente.
Que se passe-t-il dans un arrangement de garde partagée en Nouvelle-Écosse?
Lorsque chaque parent a les enfants au moins 40 % du temps au cours de l'année, l'article 9 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants s'applique. Le tribunal tient compte du montant de table que chaque parent devrait à l'autre (la compensation), des coûts plus élevés liés au maintien de deux ménages pour les enfants, et de la situation et des moyens de chaque famille. Le montant net n'est pas simplement la différence entre les deux montants de table; les tribunaux peuvent ordonner davantage lorsque le parent à faible revenu a besoin de ressources supplémentaires.
Que sont les dépenses spéciales de l'article 7 et qui les paie en Nouvelle-Écosse?
Les dépenses de l'article 7 sont des suppléments au montant de base de la table, couvrant : la garde d'enfants découlant de besoins d'emploi ou d'études; la part de l'enfant dans les primes d'assurance médicale ou dentaire; les frais de santé non assurés dépassant 100 $ par année (orthodontie, physiothérapie, médicaments d'ordonnance, lunettes); les coûts scolaires ou de programmes éducatifs extraordinaires; les frais d'études postsecondaires; et les coûts extraordinaires d'activités parascolaires. Les deux parents partagent ces dépenses en proportion de leurs revenus respectifs, après toute contribution de l'enfant.
Un tribunal peut-il réduire la pension alimentaire pour enfants en raison de difficultés en Nouvelle-Écosse?
Oui, en vertu de l'article 10 des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants. Le demandeur doit démontrer des difficultés excessives, habituellement des dettes familiales anormalement élevées, des coûts élevés de déplacement pour le temps parental, ou une obligation légale de subvenir aux besoins d'une autre personne. Même si des difficultés sont établies, aucune réduction n'est ordonnée si le niveau de vie du ménage du demandeur dépasse celui du ménage de l'autre parent.
La Nouvelle-Écosse utilise-t-elle les mêmes tables de pension alimentaire pour enfants que le reste du Canada?
La Nouvelle-Écosse utilise les tables fédérales, qui sont les mêmes tables utilisées dans toutes les provinces et tous les territoires, sauf le Québec. Comme les règles fiscales provinciales diffèrent légèrement, des tables distinctes existent pour chaque juridiction, mais en pratique les chiffres sont très proches. Le Québec est la seule province ayant un modèle fondamentalement différent, utilisant le revenu des deux parents et une formule de facteur de répartition.
Comment puis-je communiquer avec le Programme d'exécution des ordonnances alimentaires de la Nouvelle-Écosse?
On peut joindre le MEP par téléphone au 902-424-0600 dans la région d'Halifax, ou sans frais au 1-844-424-0600 ailleurs en Nouvelle-Écosse. Le Programme de recalcul administratif partage les mêmes numéros de contact et peut être joint par courriel à Admin.recalc@novascotia.ca.
Sources and References
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175 : texte intégral(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175, art. 7 : dépenses spéciales ou extraordinaires(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175, art. 8 : méthode de compensation en cas de garde partagée entre plusieurs enfants(laws.justice.gc.ca).gov
- Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, DORS/97-175, art. 9 : temps parental partagé (seuil de 40 %)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur le divorce, LRC 1985, ch. 3 (2e suppl.), art. 2(1) : définition d'enfant à charge; âge de la majorité de 19 ans en Nouvelle-Écosse(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 1 : Déterminer quelles lignes directrices s'appliquent (la Nouvelle-Écosse n'est pas une province désignée)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 4 : Trouver la bonne table (les tables fédérales s'appliquent en Nouvelle-Écosse)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : Étape 5 : Calculer le revenu annuel (ligne 15000 de l'ARC, rajustements de l'annexe III, attribution de revenu en vertu de l'art. 19)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : mise à jour 2025 des tables fédérales de pension alimentaire pour enfants (en vigueur le 1er octobre 2025; seuil de 16 000 $)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : outil de recherche des tables de pension alimentaire pour enfants 2025(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : services de calcul ou de mise à jour des montants de pension alimentaire pour enfants hors cour (Programme de recalcul administratif de la Nouvelle-Écosse indiqué)(justice.gc.ca).gov
- Justice Canada : programmes provinciaux et territoriaux d'exécution des ordonnances alimentaires (coordonnées du MEP de la Nouvelle-Écosse)(justice.gc.ca).gov
- Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, LRC 1985, ch. 4 (2e suppl.)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Programme de recalcul administratif de la Nouvelle-Écosse(nsfamilylaw.ca).gov
- Nova Scotia Family Law (nsfamilylaw.ca) : aperçu de la pension alimentaire pour enfants, dépenses spéciales, difficultés excessives, MEP(nsfamilylaw.ca).gov