Canada
Lois sur les drones au Canada : permis et immatriculation
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Si vous possédez un drone de 250 g ou plus, la loi canadienne vous demande quatre choses : l’immatriculer auprès de Transports Canada, y apposer le numéro d’immatriculation, détenir un certificat de pilote de drone et respecter les règles d’utilisation de la partie IX du Règlement de l’aviation canadien, DORS/96-433. Pour la plupart des drones de loisir et des drones munis d’une caméra, cela signifie un certificat de base, un vol à moins de 400 pieds d’altitude, le drone gardé en vue et une bonne distance par rapport aux personnes, aux aéroports et aux urgences.
Les drones de moins de 250 g comportent moins de formalités, mais ils ne sont pas exempts de règles. Et quel que soit le drone que vous pilotez, la caméra fait entrer en jeu le droit de la vie privée et le Code criminel.
Cette page traite du droit fédéral qui s’applique partout au Canada : la partie IX du Règlement de l’aviation canadien (codification à jour au 30 septembre 2026, dernière modification le 17 juin 2026), la Loi sur l’aéronautique, les règles de Parcs Canada sur les drones et les dispositions du Code criminel sur le voyeurisme et l’interception. Elle ne traite pas des règles des parcs provinciaux, des règlements municipaux ni des lois provinciales sur la vie privée, qui peuvent ajouter des limites à l’endroit où vous volez. Pour les autres règles sur les véhicules et la mobilité, consultez notre carrefour sur les lois canadiennes de la conduite et de la circulation.
La réponse courte pour la plupart des propriétaires de drone
La règle générale de Transports Canada repose sur le poids. Si votre drone, avec tout ce qui y est fixé, pèse au moins 250 g et au plus 25 kg, vous pilotez un petit drone et vous avez besoin de ce qui suit :
- L’immatriculation par l’entremise du Portail de gestion des drones, avec le numéro d’immatriculation apposé sur le drone.
- Un certificat de pilote de drone. Le certificat de base couvre les vols les plus simples; le certificat avancé couvre l’espace aérien contrôlé et le vol plus près des personnes.
- Le respect de la partie IX, notamment le plafond d’altitude de 400 pieds, la visibilité directe, la distance par rapport aux personnes à proximité et les limites autour des aéroports, des héliports et des sites d’urgence.
Le certificat est ce que la plupart des gens appellent un « permis de drone ». Ce n’est pas un permis au sens du permis de conduire : il n’expire jamais, mais vous devez démontrer une formation récente avant de voler.
Catégories de poids : ce que vous pilotez détermine les règles
La partie IX mesure un drone selon sa masse opérationnelle, que l’article 900.01 définit comme la masse de l’aéronef télépiloté à tout moment au cours du vol, « y compris toute charge utile et tout équipement de sécurité à bord ou relié à l’aéronef ». Transports Canada ajoute que la télécommande n’est pas comptée, mais que les caméras facultatives et les cages de protection le sont.
| Catégorie | Masse opérationnelle | Ce qu’il faut pour voler |
|---|---|---|
| Microdrone | Moins de 250 g | Ni immatriculation ni certificat; les règles des microdrones s’appliquent |
| Petit drone | De 250 g à 25 kg | Immatriculation et certificat de base, avancé ou complexe de niveau 1 |
| Drone moyen | Plus de 25 kg jusqu’à 150 kg | Certificat avancé ou supérieur, et un drone conforme aux exigences de sécurité de l’opération |
| Grand drone | Plus de 150 kg | Certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS) |
Un petit accessoire peut faire passer un drone dans une catégorie plus lourde. La page de Transports Canada sur l’immatriculation précise qu’il n’est pas nécessaire d’immatriculer un drone de moins de 250 g « à moins que ceux-ci ne soient munis d’un objet qui augmente leur poids à 250 g ou plus ».
Microdrones de moins de 250 g
Les microdrones sont la catégorie la plus mal comprise. Transports Canada indique que les pilotes de microdrones « n’ont pas besoin d’immatriculer leur drone ni d’obtenir un certificat de pilote de drone », mais là s’arrêtent les exemptions.

Ces règles s’appliquent toujours à un microdrone :
- Aucun vol imprudent ou négligent. L’article 900.06 vise tous les drones : il est interdit d’utiliser un système d’aéronef télépiloté « d’une manière imprudente ou négligente qui constitue ou est susceptible de constituer un danger pour la sécurité aérienne ou la sécurité des personnes ».
- Restez à l’écart des urgences. Transports Canada demande aux pilotes de microdrones de se tenir à l’écart des sites d’urgence, tels que les incendies de maison, les accidents de la route, les inondations et les feux de forêt.
- L’espace aérien restreint est interdit sans autorisation. Transports Canada précise que tous les drones, y compris ceux de moins de 250 g, ne peuvent pénétrer dans les zones restreintes sans les autorisations voulues.
- Les événements annoncés exigent une permission. Depuis le 1er avril 2025, faire voler un drone, microdrone compris, lors d’un événement annoncé exige un certificat d’opérations aériennes spécialisées.
Transports Canada recommande aussi, sans que ce soit obligatoire pour les microdrones, de garder le drone là où vous pouvez toujours le voir, de voler à moins de 400 pieds, de maintenir une distance sécuritaire par rapport aux personnes et de rester loin des aérodromes.
Certificats de pilote de drone
Tout pilote d’un drone dont la masse opérationnelle va de 250 g jusqu’à 150 kg inclusivement doit détenir un certificat de pilote. Vous passez les examens, consultez vos résultats et obtenez votre certificat par l’entremise du Portail de gestion des drones de Transports Canada.
| Certificat | Âge minimum | Ce que vous devez réussir | Ce qu’il vous permet de faire |
|---|---|---|---|
| De base | 14 | Examen de base (petits drones) | Petits drones en visibilité directe, dans l’espace aérien non contrôlé, à au moins 30 m des personnes à proximité, loin des aéroports et des héliports |
| Avancé | 16 | Examen sur les opérations avancées, puis révision en vol (en personne) | Ajoute l’espace aérien contrôlé avec permission, le vol plus près des personnes et au-dessus d’elles, les opérations protégées et en visibilité directe prolongée, et les drones moyens |
| Complexe de niveau 1 | 18 | Examen sur les opérations avancées, 20 heures d’instruction théorique au sol, examen complexe de niveau 1 et révision en vol | Ajoute certaines opérations à risque plus faible au-delà de la visibilité directe, sous un certificat d’exploitant de SATP |
Pour les privilèges des certificats avancé et complexe de niveau 1 qui touchent les personnes, les drones moyens, l’espace aérien contrôlé ou le vol au-delà de la visibilité directe, le drone lui-même doit aussi répondre aux exigences de caractéristiques de sécurité de Transports Canada pour l’opération en cause.
Certificat de base
L’examen de base (petits drones) comporte 35 questions à choix multiple, une limite de 90 minutes et une note de passage de 65 %. Vous devez avoir au moins 14 ans pour le passer. En cas d’échec, vous devez attendre 24 heures avant de reprendre l’examen, et vous pouvez le reprendre autant de fois que vous le souhaitez.
La réussite donne droit au certificat; Transports Canada indique que le certificat est compris dans les frais d’examen. Au 1er avril 2026, sa liste de frais fixe les frais pour passer ou reprendre l’examen sur les opérations de base ou avancées à 10,17 $ chaque fois. Avec un certificat de base, vous pouvez piloter un drone d’au plus 25 kg que vous gardez toujours en vue, dans l’espace aérien non contrôlé, à plus de 30 mètres (100 pieds) à l’horizontale de toute personne non impliquée dans le vol, à plus de 5,6 km (3 milles marins) du centre d’un aéroport certifié et à plus de 1,9 km (1 mille marin) du centre d’un héliport. Le résumé de Transports Canada : si vous ne remplissez pas toutes ces conditions, vous effectuez des opérations avancées ou complexes.
Certificat avancé et révision en vol
L’examen sur les opérations avancées comporte 50 questions à choix multiple, une limite de 60 minutes et une note de passage de 80 %, et vous devez avoir au moins 16 ans. Après l’avoir réussi, vous effectuez une révision en vol avec un évaluateur de vol, associé à une école autodéclarée offrant une formation sur l’utilisation de drones. Selon l’article 901.64, la révision en vol doit avoir été effectuée dans les 12 mois précédant votre demande de certificat.
Les évaluateurs de vol fixent leurs propres tarifs. Transports Canada indique que les résultats sont communiqués dans les 24 heures et qu’en cas d’échec, vous pouvez planifier une autre révision dès le lendemain. Une fois la révision réussie, le certificat coûte 25,43 $ au 1er avril 2026, selon la liste de frais de Transports Canada.
Le certificat avancé ouvre la porte au vol dans l’espace aérien contrôlé avec la permission des services de la circulation aérienne, au vol à moins de 30 mètres mais à plus de 5 mètres (16,4 pieds) des personnes, au vol à moins de 5 mètres des personnes ou au-dessus d’elles avec un drone déclaré conforme à la norme de sécurité voulue, aux opérations protégées, aux opérations en visibilité directe prolongée et aux drones moyens.
Complexe de niveau 1 et certificat d’exploitant de SATP
Le certificat complexe de niveau 1 est le plus récent et couvre certains vols à risque plus faible au-delà de la visibilité directe. Selon l’article 901.90, vous devez avoir au moins 18 ans, réussir l’examen sur les opérations avancées, suivre 20 heures d’instruction théorique au sol pour les SATP dispensée par un fournisseur de formation, réussir l’examen complexe de niveau 1 (50 questions, 90 minutes, 80 % pour réussir) et effectuer une révision en vol.
Vous devez aussi voler sous un certificat d’exploitant de SATP (CES). Transports Canada indique que toute personne effectuant des opérations complexes de niveau 1 doit le faire sous un CES, et que les particuliers étrangers ne peuvent en détenir un. Au 1er avril 2026, la liste de frais de Transports Canada fixe l’examen complexe de niveau 1 à 50,85 $, le certificat à 127,13 $ et le CES à 127,13 $.
Garder votre certificat à jour
Votre certificat de pilote n’expire pas. Selon les articles 901.56 et 901.65, avant de voler, vous devez plutôt avoir accompli l’une des démarches suivantes au cours des 24 mois précédents : avoir obtenu votre certificat, avoir repris un examen, avoir réussi une révision en vol, ou avoir suivi un séminaire, une formation périodique ou un programme d’autoformation.
Conservez la preuve. Transports Canada précise qu’un certificat valide est un document imprimé ou électronique qu’il a délivré, et qu’« aucune autre forme de certification ne sera acceptée ». L’article 901.57 exige que le certificat et vos documents de mise à jour vous soient facilement accessibles pendant le vol.
Voler sans certificat sous supervision
Le paragraphe 901.54(2) lève l’exigence de certificat lorsque le vol est effectué sous la supervision directe d’une personne autorisée à piloter ce système. Transports Canada l’exprime simplement : les personnes sans certification peuvent voler si elles sont supervisées par un pilote certifié, y compris dans les clubs, les camps et d’autres groupes de jeunes.
Immatriculer et marquer votre drone
Le paragraphe 900.13(1) interdit d’utiliser un système d’aéronef télépiloté qui comprend un aéronef dont la masse opérationnelle est de 250 g ou plus, « à moins que l’aéronef télépiloté soit immatriculé en vertu de la présente section ». Cela comprend les drones construits sur mesure, les drones prêts-à-assembler et les modèles vendus en magasin.
L’immatriculation se fait par l’entremise du Portail de gestion des drones. Transports Canada indique qu’elle prend environ trois minutes et qu’il vous faut la date d’achat, la marque, le modèle et le numéro de série, ainsi qu’une carte de paiement. Les frais ont été fixés à 10 $ à compter du 1er avril 2025, et Transports Canada les rajuste en fonction de l’inflation chaque 1er avril; au 1er avril 2026, sa liste de frais fixe l’immatriculation à 10,17 $ par drone.
Vos obligations après l’immatriculation :
- Marquer le drone. L’article 900.14 exige que le numéro d’immatriculation soit clairement visible; Transports Canada suggère un marqueur permanent, une étiquette permanente ou une gravure.
- Garder le certificat d’immatriculation à portée de main. L’article 900.20 exige qu’il soit facilement accessible au pilote.
- Signaler les changements dans les sept jours. L’article 900.18 exige que le propriétaire avise le ministre dans les sept jours de certains événements, comme la destruction, la perte ou le transfert du drone, et l’article 900.19 fixe le même délai de sept jours pour un changement de nom ou d’adresse.
Seuls certains propriétaires sont admissibles. Selon l’article 900.15, le propriétaire enregistré doit être un citoyen canadien ou un résident permanent, une entité constituée au Canada ou une administration publique, et un particulier doit avoir au moins 14 ans.
Les principales règles de vol
Ces règles proviennent de la partie IX et s’appliquent aux petits drones pilotés en visibilité directe, sauf si vous détenez le certificat ou la permission spéciale qui autorise autrement.

- Altitude. Le paragraphe 901.25(1) interdit de voler à plus de 400 pieds (122 m) au-dessus du sol, ou à plus de 100 pieds (30 m) au-dessus d’un bâtiment ou d’une structure lorsque vous vous trouvez à moins de 200 pieds (61 m) de celui-ci à l’horizontale. Les vols plus hauts exigent un COAS.
- Visibilité directe. Le paragraphe 901.11(1) exige que vous, ou un observateur visuel, gardiez le drone en vue, sauf pour les opérations en visibilité directe prolongée, les opérations protégées et les opérations au-delà de la visibilité directe permises par les règles avancées et complexes de niveau 1 ou par un COAS.
- Distance par rapport aux personnes. L’article 901.26 interdit de faire voler un petit drone à moins de 100 pieds (30 m), à l’horizontale et à toute altitude, de toute personne non impliquée dans l’opération, sauf si vous opérez selon les règles avancées. Pour les drones moyens, la distance est de 500 pieds (152,4 m).
- La vue à la première personne exige un observateur. Selon l’article 901.38, piloter à l’aide de lunettes vidéo ou d’un écran exige un observateur visuel.
- Nuit. Le paragraphe 901.39(1) n’autorise le vol de nuit que si le drone est muni de feux suffisants pour que vous ou votre observateur puissiez le voir, et que les feux sont allumés.
- Aucun vol depuis un véhicule en mouvement. L’article 901.37 interdit d’utiliser un drone pendant que vous conduisez un véhicule en mouvement, un bateau ou un aéronef avec équipage.
- Sobriété. Le paragraphe 901.19(2) interdit aux membres d’équipage d’agir dans les 12 heures suivant la consommation d’une boisson alcoolique, ou sous l’influence de l’alcool ou d’une drogue affaiblissant les facultés.
- Aucun largage dangereux. L’article 901.50 interdit de larguer des objets d’un drone d’une manière qui crée un danger.
- Examen des lieux d’abord. L’article 901.27 interdit d’utiliser un drone à moins d’avoir effectué, avant l’opération, un examen des lieux qui tient compte de facteurs énumérés, comme le type d’espace aérien, les aéroports et héliports à proximité, les obstacles et la météo.
- Tenir des registres. L’article 901.48 exige que le propriétaire tienne un registre des pilotes et des membres d’équipage de chaque vol et de l’heure de chaque vol, conservé pendant 12 mois, ainsi qu’un registre de l’entretien, des modifications et des réparations, conservé pendant 24 mois.
L’assurance n’est pas exigée pour les catégories d’opérations standard, bien que Transports Canada la recommande. Les opérations sous COAS peuvent exiger une preuve d’assurance.
Aéroports, héliports et espace aérien contrôlé
Un certificat de base ne permet pas du tout de voler dans l’espace aérien contrôlé, et les deux certificats sont assujettis à des limites de distance autour des aéroports et des héliports.
L’article 901.47 interdit de faire voler un drone en visibilité directe à moins de 3 milles marins (5,6 km) du centre d’un aéroport ou à moins de 1 mille marin (1,9 km) du centre d’un héliport, sauf si un pilote avancé suit la procédure établie pour ce site en vertu de l’article 901.73. À proximité de tout aérodrome énuméré, vous ne devez pas voler de manière à pouvoir gêner les aéronefs dans le circuit de piste. À moins de 3 milles marins d’un aérodrome militaire, vous avez besoin de l’autorisation du ministère de la Défense nationale.
Pour voler dans l’espace aérien contrôlé, vous avez besoin d’un certificat avancé et, selon le paragraphe 901.71(1), d’une autorisation du fournisseur de services de la circulation aérienne de la région. Dans l’espace aérien contrôlé par NAV CANADA, vous demandez cette permission au moyen de l’application NAV Drone de NAV CANADA ou de sa version Web, qui indique aussi où vous pouvez voler. L’espace aérien contrôlé par le ministère de la Défense nationale exige une autorisation de vol de l’autorité de l’aérodrome militaire.
Endroits où vous ne pouvez pas voler sans permission spéciale
Certains endroits sont interdits quel que soit votre certificat.
- Sites d’urgence. Le paragraphe 900.08(1) interdit de voler « au-dessus ou à l’intérieur d’un périmètre de sécurité établi par une autorité publique en réponse à une situation d’urgence ». Transports Canada demande aussi aux pilotes de ne pas voler à moins de 9,3 km (5 milles marins) d’un incendie de forêt. Les opérations policières, de lutte contre les incendies et de sauvetage de vies humaines font exception.
- Espace aérien restreint. L’espace aérien de classe F à statut spécial réglementé et les zones fermées par un NOTAM visé à l’article 5.1 sont interdits à tous les drones, y compris les microdrones, sans les autorisations voulues.
- Événements annoncés. Le paragraphe 901.41(1) interdit de voler à tout événement annoncé, sauf sous un COAS. L’article 900.01 définit l’événement annoncé comme un « événement en plein air qui est annoncé au grand public, notamment un concert, un festival, un marché ou une compétition sportive ».
- Événements aéronautiques spéciaux. Si votre drone participe à un spectacle aérien ou à un spectacle de drones, Transports Canada exige un COAS pour événement aérien spécial.
Le vol à l’intérieur est différent. Transports Canada indique que la partie IX ne s’applique pas aux opérations de drone à l’intérieur ou sous terre; la question devient donc de savoir si le propriétaire de l’immeuble vous en donne la permission.
Parcs nationaux
Parcs Canada adopte une position plus stricte que les règles de l’aviation. Transports Canada indique que les pilotes de drone « n’ont pas le droit de faire décoller ou atterrir leur drone dans un parc national », bien que le directeur d’un parc puisse l’autoriser dans certains cas.
La page de Parcs Canada sur les drones dans le parc national Banff affirme que « l’utilisation de drones à des fins récréatives est interdite dans tous les lieux patrimoniaux de Parcs Canada ». Le directeur peut délivrer un permis d’activité restreinte uniquement pour la gestion et la protection des ressources, la sécurité publique, l’application de la loi ou l’administration du parc, et l’usage commercial n’est possible que par permis pour ces mêmes fins. Parcs Canada avertit que quiconque utilise un drone sans permis approuvé dans les limites du parc « s’expose à des mesures d’application de la loi et à une amende pouvant aller jusqu’à 25 000 $ ».
Parcs provinciaux, villes et autres règles locales
L’aviation relève du fédéral; la partie IX s’applique donc partout dans l’espace aérien canadien. Cela ne signifie pas que c’est la seule règle. Les provinces et les municipalités peuvent régir ce qui se passe sur les terrains qu’elles gèrent, y compris le décollage et l’atterrissage dans les parcs provinciaux et municipaux, et les lignes directrices de Transports Canada sur la vie privée comptent les violations de lois provinciales ou municipales parmi les façons dont l’utilisation d’un drone peut mener à des accusations.
Ces règles locales varient et ne sont pas traitées sur cette page. Avant de voler dans un parc provincial, un parc municipal ou un lieu public, renseignez-vous auprès de l’exploitant du parc ou de votre municipalité.
Ce qui a changé en 2025
Le Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (SATP, opérations au-delà de la visibilité directe et autres), DORS/2025-70, a été pris par le décret C.P. 2025-273 le 5 mars 2025, enregistré le 6 mars 2025 et publié dans la Gazette du Canada, Partie II, vol. 159, no 7, le 26 mars 2025. Transports Canada indique qu’il permet les opérations avec des drones moyens et certains vols au-delà de la visibilité directe sans COAS.
Les changements sont entrés en vigueur en deux étapes, ce qui explique pourquoi le règlement codifié présente le nouveau texte en vigueur à compter du 1er avril 2025 alors que Transports Canada indique que certaines opérations ne pouvaient pas commencer avant plus tard :
- 1er avril 2025. Le paragraphe 100(1) du DORS/2025-70 a fait entrer en vigueur la majeure partie du règlement à cette date. Transports Canada indique qu’à compter du 1er avril 2025, l’immatriculation est passée à 10 $, un COAS est devenu obligatoire pour faire voler des microdrones lors d’événements annoncés, et les pilotes pouvaient passer l’examen complexe de niveau 1 et demander un CES.
- 4 novembre 2025. Le paragraphe 100(2) a reporté au 4 novembre 2025 l’entrée en vigueur de dispositions énumérées, et un nouvel article 900.02.1 prévoyait que les règles sur les opérations en visibilité directe prolongée et les opérations protégées, le régime du CES et les dispositions connexes « ne s’appliquent pas avant le 4 novembre 2025 ». Transports Canada indique que les opérations BVLOS, EVLOS et protégées ne pouvaient pas commencer avant cette date. Des frais de COAS ont aussi commencé à s’appliquer à ce moment : 20 $ pour une complexité très faible, 75 $ pour une complexité faible, 900 $ pour une complexité moyenne et 2 000 $ pour une complexité élevée, sauf pour les organisations gouvernementales qui participent aux interventions d’urgence. Après le rajustement pour l’inflation du 1er avril 2026, Transports Canada les fixe à 20,34 $, 76,28 $, 915,30 $ et 2 034 $.
Le train de mesures de 2025 a aussi élargi ce que les pilotes avancés peuvent faire (opérations protégées et en visibilité directe prolongée, et drones moyens en visibilité directe) et a ajouté de nouvelles normes techniques. La partie IX a de nouveau été modifiée depuis; consultez donc la codification à jour sur le site Web de la législation (Justice) avant de vous appuyer sur un article précis.
Récréatif ou commercial : une distinction qui a surtout disparu
La partie IX, en vigueur depuis 2019, ne distingue pas les pilotes de drone récréatifs des pilotes commerciaux. Elle s’applique à « l’utilisation de systèmes d’aéronefs télépilotés » et organise tout selon le poids du drone et le type d’opération. Un amateur et un photographe professionnel qui pilotent le même drone au même endroit ont besoin de la même immatriculation et du même certificat.
La distinction subsiste à quelques endroits :
- Services aériens commerciaux. Le paragraphe 900.09(1) limite les personnes qui peuvent fournir un service aérien commercial avec un drone de 250 g ou plus, sous réserve d’exceptions énumérées.
- Parcs nationaux. L’usage récréatif est carrément interdit; l’usage commercial est possible par permis pour des fins limitées.
- Droit de la vie privée. Les entreprises doivent respecter les lois fédérales ou provinciales sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé lorsqu’elles recueillent des renseignements personnels au moyen d’un drone.
- Libellé des amendes. La page de Transports Canada sur l’immatriculation présente encore l’amende pour drone non immatriculé comme étant de 5 000 $ si le drone est utilisé « à des fins récréatives » et de 25 000 $ s’il est utilisé « à des fins commerciales »; sa principale page sur la sécurité énonce les mêmes montants comme amendes pour les particuliers et pour les personnes morales.
Pilotes visiteurs et drones appartenant à des étrangers
Si vous n’êtes ni citoyen canadien ni résident permanent, ou si vous voulez faire voler un drone appartenant à un étranger, Transports Canada indique que vous devez demander un COAS pour SATP, et que certaines exceptions s’appliquent. Les pilotes et exploitants étrangers ne peuvent pas immatriculer de drones au Canada, et les particuliers étrangers ne peuvent pas détenir de CES, bien que Transports Canada précise qu’ils peuvent effectuer des opérations complexes de niveau 1 s’ils volent avec une organisation canadienne qui en détient un. Planifiez à l’avance et renseignez-vous auprès de Transports Canada avant votre voyage.
Amendes et sanctions
Transports Canada fait respecter la partie IX principalement au moyen de sanctions administratives pécuniaires. Le paragraphe 103.08(2) du Règlement de l’aviation canadien prévoit que les montants de l’annexe II de la sous-partie 3 de la partie I sont les montants maximaux payables pour chaque disposition désignée. Pour les règles de cette page, cette annexe fixe les maximums suivants :
| Contravention (disposition du RAC) | Particulier | Personne morale |
|---|---|---|
| Voler sans certificat de pilote de drone (901.54(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler sans respecter l’exigence de mise à jour de 24 mois (901.56(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Piloter un drone non immatriculé (900.13(1)) | Jusqu’à 5 000 $ | Jusqu’à 25 000 $ |
| Numéro d’immatriculation non clairement visible sur le drone (900.14) | Jusqu’à 3 000 $ | Jusqu’à 15 000 $ |
| Utilisation imprudente ou négligente (900.06) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler dans un périmètre de sécurité d’urgence (900.08(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Effectuer une opération de base dans l’espace aérien contrôlé (901.14) | Jusqu’à 3 000 $ | Jusqu’à 15 000 $ |
| Opération avancée dans l’espace aérien contrôlé sans autorisation du contrôle de la circulation aérienne (901.71(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler trop près d’un aéroport ou d’un héliport (901.47(2)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler au-delà de la limite d’altitude (901.25(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler trop près des personnes (901.26) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler dans les 12 heures suivant la consommation d’alcool, ou avec les facultés affaiblies (901.19(2)) | Jusqu’à 3 000 $ | Jusqu’à 15 000 $ |
| Faire voler un petit drone ou un drone moyen lors d’un événement annoncé sans COAS (901.41(1)) | Jusqu’à 3 000 $ | Jusqu’à 15 000 $ |
| Opérations qui exigent un COAS, comme un microdrone lors d’un événement annoncé, effectuées sans COAS (903.01) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Aucun examen des lieux avant le vol (901.27) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Propriétaire ne tenant pas les registres de vol et d’entretien (901.48(1)) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Voler sans la déclaration d’assurance de la sécurité exigée (901.69) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
| Manquement aux exigences relatives au CES (901.88) | Jusqu’à 1 000 $ | Jusqu’à 5 000 $ |
Les pages Web de Transports Canada résument ces sanctions en catégories plus larges. Lorsqu’un résumé diffère du barème, c’est le barème qui fixe le maximum : par exemple, la version anglaise de la page de Transports Canada sur les microdrones indique jusqu’à 15 000 $ (son montant pour une personne morale) pour avoir fait voler un microdrone lors d’un événement annoncé, alors que la version française de la même page indique 5 000 $ et que le barème fixe 1 000 $ pour un particulier et 5 000 $ pour une personne morale en vertu de l’article 903.01.
Transports Canada ajoute que si vous enfreignez plus d’une règle, vous pourriez recevoir plusieurs sanctions, qu’il enquête sur les signalements de vols dangereux et qu’il peut faire appel aux services de police locaux si vous enfreignez d’autres lois.
Ces montants du barème ne sont pas le plafond permis par la Loi sur l’aéronautique. Dans son libellé actuel, l’alinéa 7.6(1)b) de la Loi sur l’aéronautique permet aux règlements de fixer des sanctions administratives pouvant atteindre 150 000 $ pour un particulier et 1 500 000 $ pour une personne morale. Par ailleurs, le paragraphe 7.3(3) fait de la contravention à la Loi ou à ses règlements une infraction punissable par procédure sommaire, avec des amendes maximales de 150 000 $ pour un particulier et de 1 500 000 $ pour une personne morale selon les paragraphes 7.3(4) et (5). Une deuxième condamnation ou une condamnation subséquente entraîne une amende minimale de 250 $.
Vie privée et fait de filmer des personnes avec un drone
Les règles de l’aviation disent où vous pouvez voler; elles disent peu de choses sur ce que vous pouvez filmer. Les lignes directrices de Transports Canada sur la vie privée sont directes : même si les lois sur la protection de la vie privée ne mentionnent pas nécessairement les drones, « ces lois s’appliquent aux images, vidéos ou autres renseignements recueillis au moyen d’un drone ». Elles citent le voyeurisme, le méfait, la production d’une nuisance et les violations de lois provinciales ou municipales parmi les façons dont l’utilisation d’un drone peut mener à des accusations.

Voyeurisme selon l’article 162 du Code criminel
Le paragraphe 162(1) du Code criminel (modifié par L.C. 2026, ch. 19, art. 14, en vigueur le 18 juillet 2026) crée une infraction pour quiconque, subrepticement, observe, notamment par des moyens mécaniques ou électroniques, une personne, ou produit un enregistrement visuel d’une personne, se trouvant dans des circonstances pour lesquelles il existe une attente raisonnable de protection en matière de vie privée, dans l’un des cas suivants :
a) la personne est dans un lieu où il est raisonnable de s’attendre à ce qu’une personne soit nue ou presque nue, expose ses organes sexuels ou se livre à une activité sexuelle explicite; b) la personne est nue ou presque nue, expose ses organes sexuels ou se livre à une activité sexuelle explicite, et l’observation ou l’enregistrement est fait dans le dessein d’ainsi observer ou enregistrer une personne; c) l’observation ou l’enregistrement est fait dans un but sexuel.
Un « enregistrement visuel » s’entend d’un « enregistrement photographique, filmé, vidéo ou autre, réalisé par tout moyen », ce qui englobe la caméra d’un drone. Selon le paragraphe 162(5), l’infraction est passible d’un emprisonnement maximal de 10 ans par acte criminel, ou punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire. La distribution d’un enregistrement voyeuriste est une infraction distincte selon le paragraphe 162(4), et le paragraphe 162(6) prévoit un moyen de défense fondé sur le bien public.
D’après le texte seul, l’infraction exige le secret, une attente raisonnable de protection de la vie privée et l’une des trois situations énumérées. Faire planer une caméra au-dessus d’une piscine dans une cour arrière ou devant une fenêtre de chambre peut en relever; filmer un paysage où se trouvent des gens ne remplit généralement pas ces éléments. Notre carrefour sur le droit criminel canadien traite des autres infractions.
Audio, vidéo et article 184
L’article 184 du Code criminel vise quiconque intercepte sciemment une « communication privée » « au moyen d’un dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre ». Son texte ne dit rien de la vidéo; un drone qui enregistre de la vidéo sans son ne réalise donc pas une interception au sens de l’article 184. Si votre drone enregistre le son d’une conversation privée, c’est une autre question; consultez notre guide sur les lois canadiennes sur l’enregistrement.
Lignes directrices de Transports Canada sur la vie privée et usage commercial
Pour les pilotes récréatifs, les lignes directrices de Transports Canada (qui ne sont pas une loi) vous demandent de rendre compte de vos vols, de prendre des mesures raisonnables pour éviter de capter des renseignements personnels dont vous n’avez pas besoin, par exemple en floutant les visages ou les plaques d’immatriculation, d’obtenir un consentement lorsque vous êtes susceptible de capter une personne, de conserver les enregistrements de façon sécuritaire et de répondre avec respect aux plaintes.
Les entreprises ont des obligations légales. Transports Canada indique que les entreprises doivent respecter la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) lorsqu’elles utilisent des drones, sauf les organisations qui exercent leurs activités entièrement en Alberta, en Colombie-Britannique ou au Québec, qui ont leurs propres lois pour le secteur privé. Les institutions fédérales suivent la Loi sur la protection des renseignements personnels. Notre carrefour sur le droit canadien de la vie privée explique ces régimes, et notre guide sur les lois sur les caméras de sécurité et les sonnettes vidéo au Canada traite des caméras fixes dirigées vers les voisins.
Les lois provinciales sur la vie privée et les recours en matière de vie privée issus de la jurisprudence peuvent aussi s’appliquer au fait de filmer avec un drone. Ils varient selon la province et ne sont pas traités sur cette page.
À vérifier avant de voler
Certaines réponses dépendent de l’endroit et de la façon dont vous volez, ainsi que de règles que cette page ne couvre pas :
- Frais. Transports Canada rajuste ses frais en fonction de l’inflation chaque 1er avril; vérifiez donc le montant en vigueur au moment de votre immatriculation ou de votre demande.
- Votre emplacement exact. Consultez NAV Drone pour connaître l’espace aérien contrôlé et les aérodromes près de chez vous, et restez à l’écart de tout périmètre d’urgence ou zone restreinte.
- Parcs et terres publiques. Renseignez-vous auprès de Parcs Canada, de l’exploitant du parc provincial ou de votre municipalité avant de décoller ou d’atterrir.
- Opérations spéciales. Si vous prévoyez voler à plus de 400 pieds, au-delà de la visibilité directe sans certificat complexe de niveau 1, lors d’un événement ou en tant que visiteur, consultez les exigences de Transports Canada relatives au COAS.
Si vous utilisez aussi une trottinette électrique ou un vélo électrique, notre guide sur les lois sur les trottinettes électriques au Canada traite des règles provinciales qui les concernent.
Questions fréquentes
Ai-je besoin d’un permis de drone au Canada?
Si votre drone pèse 250 g ou plus (y compris tout ce qui y est fixé, comme une caméra ou une cage de protection), oui. Transports Canada parle de certificat de pilote de drone, et tout pilote d’un drone de 250 g jusqu’à 150 kg inclusivement doit en détenir un. Le point de départ habituel est le certificat de base, que vous obtenez en réussissant l’examen en ligne sur les opérations de base par l’entremise du Portail de gestion des drones. Les drones de moins de 250 g n’exigent aucun certificat.
Les drones de moins de 250 grammes sont-ils soumis à des règles au Canada?
Oui. Vous n’avez pas à immatriculer un microdrone ni à détenir un certificat, mais vous ne devez pas le piloter de manière imprudente ou négligente au point de compromettre la sécurité aérienne ou celle de quiconque, vous devez rester à l’écart des sites d’urgence, et l’espace aérien restreint est interdit à tous les drones sans l’autorisation voulue. Depuis le 1er avril 2025, il faut aussi un certificat d’opérations aériennes spécialisées pour faire voler un microdrone lors d’un événement annoncé, comme un concert, un marché ou une compétition sportive. Si un accessoire porte son poids à 250 g ou plus, il doit être immatriculé.
Quel âge faut-il avoir pour piloter un drone au Canada?
Les âges minimums visent les certificats : 14 ans pour le certificat de base, 16 ans pour le certificat avancé et 18 ans pour le certificat complexe de niveau 1. Il faut aussi avoir au moins 14 ans pour être le propriétaire enregistré d’un drone. Les plus jeunes ne peuvent piloter un drone qui exige un certificat que sous la supervision directe d’une personne autorisée à le faire, ce qui est le mode de fonctionnement des clubs, des camps et des groupes de jeunes.
Existe-t-il encore un permis de drone récréatif distinct?
Non. La partie IX du Règlement de l’aviation canadien classe le vol de drone selon le poids du drone et le type d’opération, et non selon que vous êtes rémunéré ou non. Un amateur et un photographe immobilier qui pilotent le même drone au même endroit ont besoin du même certificat. Le statut commercial compte encore pour les permis de Parcs Canada, pour le droit de la vie privée applicable aux entreprises et pour certaines règles sur les services aériens commerciaux.
Puis-je faire voler mon drone de nuit au Canada?
La partie IX n’interdit pas le vol de nuit de façon absolue. L’article 901.39 exige que le drone soit muni de feux suffisants pour être visible du pilote ou d’un observateur visuel, et que ces feux soient allumés. Toutes les autres règles, y compris celle de garder le drone en visibilité directe, continuent de s’appliquer.
À quelle distance d’un aéroport puis-je faire voler un drone?
Selon l’article 901.47, un drone utilisé en visibilité directe doit se tenir à au moins 3 milles marins (environ 5,6 km) du centre d’un aéroport et à 1 mille marin (environ 1,9 km) du centre d’un héliport, à moins que vous déteniez un certificat avancé et que vous suiviez la procédure établie pour le site. Les aérodromes militaires exigent l’autorisation du ministère de la Défense nationale dans un rayon de 3 milles marins. L’espace aérien de NAV CANADA exige aussi sa permission.
Puis-je faire voler un drone au-dessus de la propriété de mon voisin?
Les règles de l’aviation ne donnent pas de réponse simple par oui ou par non. Un pilote de base doit rester à au moins 30 mètres à l’horizontale des personnes non impliquées dans le vol, et Transports Canada rappelle aux pilotes que les lois sur l’intrusion s’appliquent toujours. Filmer un voisin peut soulever des questions de vie privée, et enregistrer secrètement une personne dans un lieu où elle peut s’attendre à la protection de sa vie privée, comme une chambre à coucher ou un vestiaire, peut constituer du voyeurisme au sens du Code criminel. Les règlements municipaux peuvent ajouter des limites.
Puis-je abattre ou brouiller un drone qui survole ma maison?
L’alinéa 7.3(1)d.1) de la Loi sur l’aéronautique crée une infraction pour quiconque nuit intentionnellement au fonctionnement d’un drone, ou à son équipage, pendant que le système est sous tension, sauf si l’activité est autorisée en vertu de la Loi. Si un drone est piloté de façon dangereuse, Transports Canada indique qu’il enquête sur les signalements de vols dangereux et peut faire appel aux services de police locaux.
Les touristes peuvent-ils faire voler des drones au Canada?
Les visiteurs qui ne sont ni citoyens canadiens ni résidents permanents, et quiconque utilise un drone appartenant à un étranger, doivent généralement obtenir de Transports Canada un certificat d’opérations aériennes spécialisées pour SATP; Transports Canada précise que certaines exceptions s’appliquent. Les pilotes et exploitants étrangers ne peuvent pas immatriculer de drones au Canada, et les particuliers étrangers ne peuvent pas détenir de certificat d’exploitant de SATP, bien qu’ils puissent effectuer des opérations complexes de niveau 1 avec une organisation canadienne qui en détient un. Renseignez-vous auprès de Transports Canada avant de voyager.
Le certificat de pilote de drone canadien expire-t-il?
Non, mais il n’est utilisable que si vos compétences sont à jour. Avant chaque vol, vous devez avoir, au cours des 24 mois précédents, obtenu votre certificat ou accompli l’une de ces démarches : repasser un examen, réussir une révision en vol, ou suivre un séminaire, une formation périodique ou un programme d’autoformation reconnu par Transports Canada. Gardez votre certificat et votre preuve de mise à jour facilement accessibles pendant le vol.
Combien coûtent l’immatriculation d’un drone et la certification?
Au 1er avril 2026, Transports Canada fixe l’immatriculation à 10,17 $ par drone et l’examen sur les opérations de base ou avancées à 10,17 $ par tentative. Le certificat de base est compris dans les frais d’examen, le certificat avancé coûte 25,43 $, et le certificat complexe de niveau 1 comporte un examen à 50,85 $, un certificat à 127,13 $ et un certificat d’exploitant de SATP à 127,13 $. Transports Canada rajuste ces frais en fonction de l’inflation chaque 1er avril; consultez donc sa liste de frais au moment de votre demande. Les évaluateurs de vol fixent leurs propres tarifs.
Puis-je faire voler un drone dans un parc provincial ou un parc municipal?
Les règles fédérales de l’aviation s’appliquent partout dans l’espace aérien canadien, mais les provinces et les municipalités peuvent ajouter leurs propres limites au décollage et à l’atterrissage dans leurs parcs et leurs espaces publics. Ces règles varient et ne sont pas traitées ici. Renseignez-vous auprès de l’exploitant du parc ou de votre municipalité avant de voler.
Mises à jour
Vérification indépendante contre les sources primaires citées
Sources et références
- Règlement de l’aviation canadien, DORS/96-433, partie IX (systèmes d’aéronefs télépilotés)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Transports Canada : catégories d’opérations de drone et certificats de pilote(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : immatriculer votre drone(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : microdrones (page en anglais)(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : où faire voler votre drone(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : passer un examen de pilote de drone en ligne(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : Portail de gestion des drones(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : opérations de base(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : opérations avancées(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : effectuer une révision en vol pour les drones(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : opérations complexes de niveau 1(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : demander un certificat d’exploitant de SATP (CES)(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : résumé des changements apportés en 2025 à la réglementation canadienne sur les drones(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : maintenez vos compétences de pilote de drone à jour(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : utiliser votre drone de façon sécuritaire et légale(tc.canada.ca).gov
- Règlement de l’aviation canadien, art. 901.25 (altitude maximale)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- NAV CANADA : planification de vol de drone et NAV Drone(navcanada.ca)
- Parcs Canada : drones (page des permis du parc national Banff)(parcs.canada.ca).gov
- Gazette du Canada, Partie II, vol. 159, no 7 : DORS/2025-70, Règlement modifiant le Règlement de l’aviation canadien (SATP, opérations au-delà de la visibilité directe et autres)(gazette.gc.ca).gov
- Transports Canada : obtenir l’autorisation pour des opérations spéciales de drone (COAS-SATP)(tc.canada.ca).gov
- Transports Canada : Transports Canada et la Loi sur les frais de service (rajustement annuel pour l’inflation le 1er avril)(tc.canada.ca).gov
- Règlement de l’aviation canadien, art. 103.08 et annexe II de la sous-partie 3 de la partie I (sanctions maximales pour les dispositions désignées)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur l’aéronautique, L.R.C. (1985), ch. A-2, art. 7.6 (dispositions désignées et sanctions maximales)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur l’aéronautique, L.R.C. (1985), ch. A-2, art. 7.3 (interdictions, infractions et peines)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Transports Canada : lignes directrices sur la protection de la vie privée à l’intention des utilisateurs de drones(tc.canada.ca).gov
- Code criminel, L.R.C. (1985), ch. C-46, art. 162 (voyeurisme)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Code criminel, L.R.C. (1985), ch. C-46, art. 184 (interception de communications privées)(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Transports Canada : catégories d’opérations de drone et certificats de pilote : microdrones(tc.canada.ca).gov