Canada
Vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables au Canada : comment fonctionne l'indication liée à la suspension du casier

Une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables ne se limite pas à interroger une base de données plus large. En vertu de l'article 6.3 de la Loi sur le casier judiciaire, elle repose sur un système d'indication conçu à cette fin précise, qui permet à la police de vérifier une infraction sexuelle visée par une suspension du casier qui, autrement, resterait invisible pour tout autre type de vérification.
Informations vérifiées le 2026-08-17. Cet article n'a pas encore été révisé par un avocat.
Cet article porte sur la vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables (VASV) prévue par la Loi sur le casier judiciaire fédérale, L.R.C. 1985, ch. C-47, qui s'applique partout au Canada, ainsi que sur la couche de divulgation supplémentaire qu'ajoute l'Ontario en vertu de la Loi de 2015 sur la réforme des vérifications de dossiers de police. Il suppose que vous savez déjà comment la VASV se compare aux deux autres paliers de vérification du Canada; pour cette comparaison, consultez Les vérifications de casier judiciaire au Canada : les trois paliers, qui présente côte à côte la vérification par nom, la vérification de casier judiciaire et d'affaires judiciaires, et la VASV. Cette page approfondit uniquement la VASV : la loi derrière l'indication d'infraction sexuelle, qui peut réellement l'exiger, le déroulement de la demande, son coût, et pourquoi une entreprise de vérification des antécédents en ligne ne peut pas vous en vendre une.
La loi derrière l'indication : l'article 6.3 de la Loi sur le casier judiciaire
La vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables existe parce que le législateur a intégré à la Loi sur le casier judiciaire un mécanisme précis pour garder visibles, aux yeux de la police, certaines infractions sexuelles visées par une suspension du casier, même si une suspension du casier retire une condamnation d'une vérification ordinaire. Ce mécanisme est l'article 6.3, qui fonctionne par étapes reliées entre elles plutôt que par une règle générale unique.
Le paragraphe 6.3(1) définit qui l'article protège. Une « personne vulnérable » s'entend de :
"une personne qui, en raison de son âge, d'une déficience ou d'autres circonstances temporaires ou permanentes : a) soit est en position de dépendance par rapport à d'autres personnes; b) soit court un risque d'abus ou d'agression plus élevé que la population en général de la part d'une personne en situation d'autorité ou de confiance vis-à-vis d'elle." (Loi sur le casier judiciaire, art. 6.3(1))
Le paragraphe 6.3(2) constitue le fondement technique de l'indication elle-même. Il oblige le commissaire de la GRC à inclure, dans le fichier automatisé des relevés de condamnations criminelles, une indication pour toute condamnation, énumérée à l'annexe 2 de la Loi, à l'égard de laquelle une suspension du casier a depuis été ordonnée. L'annexe 2 énumère une vingtaine d'infractions sexuelles, dont l'agression sexuelle, l'exploitation sexuelle d'une personne handicapée, l'inceste et les actes indécents, ainsi que leurs équivalents antérieurs à 1988 et à 1983; la liste complète figure à l'annexe 2 de la Loi et n'est pas reproduite ici.
Le paragraphe 6.3(3) établit le critère en deux volets qui permet à un corps policier de réellement vérifier cette indication :
"Un corps policier ou autre organisme autorisé doit, à la demande d'un particulier ou d'une organisation responsable du bien-être d'un enfant ou d'une personne vulnérable, vérifier si la personne qui postule un emploi, rémunéré ou à titre bénévole, auprès de ce particulier ou de cette organisation fait l'objet de l'indication mentionnée au paragraphe (2) lorsque : a) d'une part, l'emploi placerait le postulant en situation d'autorité ou de confiance vis-à-vis de l'enfant ou de la personne vulnérable; b) d'autre part, le postulant a consenti par écrit à la vérification." (Loi sur le casier judiciaire, art. 6.3(3))
Le paragraphe 6.3(4) ferme ensuite la porte à toute autre personne :
"Nul ne peut vérifier si une personne fait l'objet d'une indication mentionnée au paragraphe (2) à une fin autre que celle prévue au paragraphe (3)." (Loi sur le casier judiciaire, art. 6.3(4))
Si une vérification effectuée en vertu du paragraphe (3) révèle une indication, les paragraphes 6.3(5) à (7) prévoient une chaîne d'étapes supplémentaires : le corps policier demande au commissaire de remettre le relevé de condamnation au ministre, le ministre peut alors communiquer tout ou partie de ce relevé au corps policier, et le corps policier ne peut le transmettre à l'organisation demanderesse que si le postulant a donné son consentement écrit à cette communication précise, distinct du consentement qui a autorisé la vérification elle-même. Le paragraphe 6.3(8) limite ensuite l'organisation à n'utiliser les renseignements que pour l'examen de cette seule demande. Le paragraphe 6.3(9) permet au gouverneur en conseil d'ajouter ou de retrancher des infractions de l'annexe 2 par décret, sans qu'une loi du Parlement au complet soit nécessaire.
L'interaction : ce qu'une suspension du casier cache, et ce qu'elle ne peut pas cacher
Une suspension du casier (le terme juridique actuel pour désigner une réhabilitation) met une condamnation de côté et l'exclut du relevé du CIPC utilisé pour une vérification de casier judiciaire standard ou une vérification de casier judiciaire et d'affaires judiciaires. Pour ces deux paliers, une condamnation visée par une suspension du casier, de nature sexuelle ou non, ne devrait pas apparaître.

La VASV constitue la seule exception, et seulement pour les infractions énumérées à l'annexe 2. Puisque le paragraphe 6.3(2) exige une indication précisément pour une condamnation de l'annexe 2 visée par une suspension du casier, et que le paragraphe 6.3(3) permet à la police de vérifier cette indication pour un poste admissible, une suspension du casier ne retire pas une infraction sexuelle signalée d'une VASV comme elle retire les autres condamnations de tous les autres paliers. Les deux volets de cette règle comptent : la suspension retire véritablement la condamnation des vérifications standards, et elle ne retire véritablement pas une infraction sexuelle de l'annexe 2 d'une VASV pour un poste de confiance ou d'autorité vis-à-vis d'un enfant ou d'une personne vulnérable. Pour les règles d'admissibilité et les délais d'attente relatifs à une suspension du casier elle-même, consultez Les suspensions du casier et les réhabilitations au Canada.
Qui peut réellement exiger une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables
Ce ne sont pas tous les emplois ou postes bénévoles qui sont admissibles, et le critère porte sur le poste, non sur le demandeur. La GRC le précise directement :
"Il ne suffit pas d'être en contact avec des enfants ou des personnes vulnérables pour invoquer un poste de confiance ou d'autorité. La loi prévoit une vérification des antécédents judiciaires en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables lorsque la nature du poste (le poste, en non la personne) confère à son titulaire une autorité sur des enfants ou des personnes vulnérables ou leur inspire confiance." (GRC, Vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables)
Deux conséquences en découlent et sont faciles à manquer. Premièrement, demander une VASV pour un poste qui ne satisfait pas à ce critère n'est pas simplement contraire aux bonnes pratiques, c'est une infraction en vertu de la Loi : les directives de la GRC préviennent qu'il est illégal de réaliser une VASV si le poste ne satisfait pas aux exigences de la Loi sur le casier judiciaire. Deuxièmement, aucune règle fédérale générale n'oblige une organisation à en demander une en premier lieu. La GRC précise qu'aucune loi fédérale n'oblige les organisations à effectuer des VASV, et renvoie les demandeurs à leur organisme de réglementation provincial, territorial ou sectoriel pour toute exigence applicable à un poste précis. La Loi sur le casier judiciaire régit ce qu'est une VASV et qui peut en effectuer une; la question de savoir si un emploi ou un poste bénévole donné en exige réellement une relève d'ailleurs, par exemple des règles provinciales de délivrance de permis ou de la politique propre à une organisation.
Comment se déroule le processus de demande
Une VASV doit être demandée auprès du service de police de l'endroit où vit actuellement le demandeur, et non de l'endroit où se trouve l'emploi ou l'organisation qui en fait la demande :
"Le service de police de l'endroit où vit le demandeur. En Colombie-Britannique, le British Columbia Criminal Records Review Program est l'organe autorisé à effectuer des vérifications en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables." (GRC, Vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables)
La Colombie-Britannique constitue une véritable exception plutôt qu'une variante du même processus : au lieu d'acheminer la demande par un détachement municipal ou de la GRC local, chaque demandeur de la Colombie-Britannique passe par le programme provincial dédié, le British Columbia Criminal Records Review Program.
Le demandeur fournit au service de police une description du poste, le nom de l'organisation qui le pourvoit, et des précisions sur les enfants ou les personnes vulnérables concernés, afin que le service de police puisse d'abord confirmer que le poste est réellement admissible avant d'entreprendre quoi que ce soit. Une fois le poste confirmé, le service de police effectue une recherche à partir du nom et, dans certains cas, exige des empreintes digitales pour confirmer l'identité du demandeur lorsque cette recherche donne une correspondance possible, la même étape de confirmation d'identité utilisée pour les deux autres paliers de vérification.
Une VASV est également rattachée à un poste précis, et non au demandeur en général. La GRC explique pourquoi un résultat ne peut pas simplement être reporté : la Loi sur le casier judiciaire exige que les VASV soient effectuées pour chaque poste individuel, et pour cette raison, une personne peut être tenue de fournir de nouvelles empreintes digitales à l'appui d'une demande subséquente même après avoir obtenu un résultat favorable à une demande antérieure. Un bénévole qui a obtenu un résultat favorable à une VASV pour une organisation ne peut pas remettre ce même résultat à une autre organisation pour un poste différent.
L'adoption est explicitement exclue du champ d'application de la VASV. La Loi sur le casier judiciaire ne permet pas qu'une VASV soit effectuée à des fins d'adoption. Un service de police local peut toutefois, en vertu d'autres dispositions de la Loi, demander des empreintes digitales pour vérifier si les parents adoptifs font l'objet d'une suspension du casier pour une infraction sexuelle, un processus distinct d'une VASV. La GRC recommande fortement qu'une vérification des dossiers de police locaux accompagne toute demande d'adoption traitée par ses Services canadiens d'identification criminelle en temps réel (SCICTR).
Frais et délais de traitement
Une VASV comporte des frais de traitement fédéraux de 25 dollars, en plus de frais locaux fixés par le service de police ou la compagnie de dactyloscopie accréditée qui traite réellement la demande. La GRC ne publie aucun montant national pour ces frais locaux, puisqu'ils sont fixés indépendamment par chaque service de police; communiquez directement avec votre service de police local pour connaître ses frais actuels. Les frais fédéraux sont annulés dans certaines circonstances, notamment pour les postes bénévoles appuyés par une lettre de l'organisation confirmant que le demandeur ne sera pas payé, pour la reprise de nom autochtone, et pour certaines demandes de citoyenneté, d'immigration et d'emploi au sein du gouvernement fédéral.

Pour ce qui est des délais de traitement, les directives de la GRC distinguent deux scénarios : une vérification sans correspondance possible avec un casier judiciaire est habituellement complétée en 3 jours ouvrables ou moins, tandis qu'une vérification qui révèle une correspondance possible, et qui nécessite donc des empreintes digitales pour confirmer ou écarter l'identité du demandeur, peut prendre jusqu'à 120 jours ouvrables. Ces chiffres décrivent précisément le circuit national de traitement des empreintes digitales de la GRC; ils ne sont pas présentés comme couvrant le temps que prend un service de police local pour traiter une demande avant qu'elle n'atteigne cette étape, de sorte que le délai total entre la demande et l'obtention d'un résultat peut dépasser ce que les chiffres publiés par la GRC laissent à eux seuls supposer.
L'Ontario ajoute une deuxième couche plus restreinte
L'Ontario est la seule province examinée pour cet article dont la législation va plus loin que le système fédéral d'indication, et elle ne s'applique qu'à l'intérieur de l'Ontario. En vertu de la Loi de 2015 sur la réforme des vérifications de dossiers de police (PRCRA), l'annexe de la Loi précise, palier par palier, exactement quels renseignements chaque type de vérification peut divulguer, et l'article 9 fait de cette annexe une liste exhaustive : rien en dehors de celle-ci ne peut être divulgué sur une vérification, quel qu'en soit le palier.
Dans cette structure, l'article 10 crée une voie restreinte de divulgation exceptionnelle qui ne s'applique qu'aux VASV, permettant que certains renseignements de non-condamnation, comme une accusation retirée ou suspendue, soient divulgués s'ils satisfont aux trois volets d'un critère prévu par la loi : l'accusation doit viser une infraction précisée par règlement, la victime présumée doit avoir été un enfant ou une personne vulnérable, et le service de police doit avoir des motifs raisonnables, fondés sur une liste de facteurs énoncés dans la Loi, de croire que le demandeur présente un profil de prédation. Si un demandeur conteste une divulgation faite en vertu de cet article, la Loi lui donne le droit de demander un réexamen, et le service de police doit répondre dans les 30 jours. L'Ontario a aussi ajouté à la Loi, en 2026, un nouveau cadre de normes de service; on n'a pas pu confirmer, au moment de la rédaction, si le ministre avait pris des règlements fixant des délais précis en vertu de ce cadre.
Il s'agit précisément du mécanisme de l'Ontario, qui s'ajoute à l'indication fédérale de l'article 6.3 plutôt que de la remplacer, et il ne faut pas y voir une règle nationale. D'autres provinces et territoires ont peut-être des politiques comparables, mais cet article ne confirme pas ce qu'elles sont. Pour un examen complet de l'annexe de divulgation de l'Ontario, du critère de divulgation exceptionnelle et de l'architecture de consentement qui le sous-tend, consultez Les vérifications de dossiers de police en Ontario.
Le piège des intermédiaires : pourquoi aucune entreprise ne peut vous vendre une VASV officielle
Le paragraphe 6.3(4) de la Loi sur le casier judiciaire est sans ambiguïté : seul un membre d'un corps policier ou d'un autre organisme autorisé peut vérifier l'indication derrière une VASV, et toute autre personne en est carrément exclue. Les directives de la GRC le confirment dans la pratique : une VASV doit être effectuée par le service de police canadien local de l'endroit où vit le demandeur, ou, uniquement en Colombie-Britannique, par le programme provincial Criminal Records Review Program. Aucune entreprise privée, en ligne ou autrement, n'est un organisme autorisé en vertu de la Loi, de sorte qu'aucune entreprise privée ne peut légalement délivrer une VASV.

Cela ne signifie pas que toute entreprise privée qui touche à ce processus agit de façon irrégulière. La GRC accrédite des compagnies de dactyloscopie privées pour prendre et transmettre physiquement les empreintes digitales en son nom, ce qui constitue un rôle réel et légitime. Mais prendre des empreintes digitales n'équivaut pas à décider de l'admissibilité à une VASV ou à en délivrer les résultats, et une allégation publicitaire qui brouille cette distinction, ou qui propose de vendre directement une VASV en ligne, décrit quelque chose que la Loi sur le casier judiciaire ne permet à aucune entreprise privée de faire.
Avis de non-responsabilité : cet article fournit des renseignements généraux sur les vérifications des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables prévues par la Loi sur le casier judiciaire fédérale, avec une section sur les règles de divulgation supplémentaires de l'Ontario en vertu de la Loi de 2015 sur la réforme des vérifications de dossiers de police. Il ne s'agit pas d'un avis juridique. Les frais locaux, les étapes de traitement des demandes à l'échelle locale et les règles provinciales à l'extérieur de l'Ontario varient et n'ont pas été confirmés de manière indépendante pour chaque province ou territoire. Consultez la GRC, votre service de police local, ou un avocat pour obtenir un avis sur une situation précise.
Questions fréquentes
Une entreprise de vérification des antécédents en ligne peut-elle délivrer une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables au Canada?
Non. Le paragraphe 6.3(4) de la Loi sur le casier judiciaire limite la vérification de l'indication derrière une VASV à un membre d'un corps policier ou d'un autre organisme autorisé, et l'interdit à toute autre personne. Une VASV doit être effectuée par le service de police local de l'endroit où vit le demandeur, ou, en Colombie-Britannique, par le programme provincial Criminal Records Review Program. Une entreprise privée peut être accréditée pour prendre des empreintes digitales, mais cela n'équivaut pas à délivrer une VASV.
Une suspension du casier cache-t-elle une infraction sexuelle d'une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables?
Non, pas si l'infraction figure à l'annexe 2 de la Loi sur le casier judiciaire. Le paragraphe 6.3(2) oblige la GRC à apposer une indication sur une condamnation de l'annexe 2 visée par une suspension du casier précisément pour qu'une VASV puisse tout de même la vérifier, selon le critère en deux volets du paragraphe 6.3(3). Une suspension du casier retire bel et bien les autres condamnations, et elle retire bel et bien une infraction de l'annexe 2 d'une vérification de casier judiciaire standard. Elle ne la retire simplement pas d'une VASV.
Qui peut réellement m'exiger d'obtenir une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables?
Seule une organisation qui offre un poste rémunéré ou bénévole qui est véritablement un poste de confiance ou d'autorité vis-à-vis d'un enfant ou d'une personne vulnérable. La GRC précise que c'est la nature du poste, et non la personne, qui doit créer cette autorité ou cette confiance, et que demander une VASV pour un poste qui ne satisfait pas à ce critère constitue en soi une infraction en vertu de la Loi sur le casier judiciaire. Aucune loi fédérale n'oblige non plus une organisation à en demander une en premier lieu.
Dois-je faire ma demande auprès de la police de l'endroit où je vis ou de l'endroit où se trouve l'emploi?
De l'endroit où vous vivez. Les directives de la GRC précisent qu'une VASV doit être effectuée par le service de police canadien local de l'endroit où vit le demandeur, peu importe où se trouve le poste. La Colombie-Britannique est la seule exception, où chaque demandeur passe par le programme provincial Criminal Records Review Program plutôt que par un service de police local.
Combien de temps prend une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables?
Selon les directives de la GRC, une vérification sans correspondance possible avec un casier judiciaire est habituellement complétée en 3 jours ouvrables ou moins. Une vérification qui révèle une correspondance possible, qui nécessite alors des empreintes digitales pour confirmer l'identité du demandeur, peut prendre jusqu'à 120 jours ouvrables. Ces chiffres décrivent précisément le circuit national de traitement des empreintes digitales de la GRC, et peuvent ne pas inclure le temps que prend un service de police local avant que la demande n'atteigne cette étape.
Combien coûte une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables?
Les frais de traitement fédéraux sont de 25 dollars, en plus de frais locaux fixés indépendamment par le service de police ou la compagnie de dactyloscopie accréditée qui traite la demande. Les directives de la GRC ne publient aucun montant national pour ces frais locaux; communiquez donc avec votre service de police local pour connaître son montant actuel. Les frais fédéraux sont annulés dans certaines situations, notamment pour les postes bénévoles appuyés par une lettre de l'organisation confirmant que le demandeur ne sera pas payé.
Puis-je réutiliser le résultat d'une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables pour un autre poste bénévole?
Non. La Loi sur le casier judiciaire exige qu'une VASV soit effectuée pour chaque poste individuel, de sorte qu'un résultat obtenu pour une organisation ou un poste ne peut pas simplement être reporté à un autre. Une nouvelle demande pour un poste différent peut également exiger de nouvelles empreintes digitales.
L'Ontario divulgue-t-il plus de renseignements qu'ailleurs sur une vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables?
L'Ontario dispose d'une législation supplémentaire, la Loi de 2015 sur la réforme des vérifications de dossiers de police, qui permet que certains renseignements de non-condamnation, comme une accusation retirée, apparaissent sur une VASV s'ils satisfont à un critère strict en trois volets, avec un droit de demander un réexamen si le demandeur le conteste. Cela s'ajoute à l'indication fédérale de l'article 6.3, sans la remplacer, et s'applique précisément à l'intérieur de l'Ontario. D'autres provinces peuvent avoir leurs propres politiques, que cet article ne couvre pas.
Sources et références
- Loi sur le casier judiciaire, L.R.C. (1985), ch. C-47, art. 6.3 (définitions, indication, critère de vérification, chaîne de communication, restriction d'utilisation) (Site Web de la législation (Justice))(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Loi sur le casier judiciaire, L.R.C. (1985), ch. C-47, annexe 2 (infractions sexuelles signalées) (Site Web de la législation (Justice))(laws-lois.justice.gc.ca).gov
- Vérification des antécédents en vue d'un travail auprès de personnes vulnérables, Gendarmerie royale du Canada(rcmp.ca).gov
- Loi de 2015 sur la réforme des vérifications de dossiers de police, L.O. 2015, chap. 30, art. 9, 10 (consolidation actuelle des lois-en-ligne de l'Ontario)(ontario.ca).gov
- Délais de traitement et frais, Gendarmerie royale du Canada(rcmp.ca).gov