Calculatrice de préavis et d'indemnité de départ au Québec
Le Québec fonctionne différemment des provinces de common law. La Loi sur les normes du travail fixe un préavis minimal de cessation d'emploi, avec une indemnité compensatrice s'il n'est pas donné, et le Code civil du Québec ajoute un droit à un délai de congé raisonnable. Il n'existe aucune indemnité de départ légale distincte. Entrez votre service et votre salaire hebdomadaire pour voir le minimum et une fourchette approximative selon le Code civil.
Minimum prévu par la loi, Québec
4 000 $
4 semaines au total · minimum prévu par la loi seulement
Préavis (ou indemnité en tenant lieu)
4 semaines
4 000 $
Indemnité de départ légale
Aucune
Délai de congé raisonnable selon le Code civil (fourchette approximative)
4,5 à 7,5 moisenviron 19 500 $ à 32 500 $
Le Québec est une province de droit civil, la common law ne s'applique donc pas. L'article 2091 du Code civil du Québec exige plutôt un délai de congé raisonnable pour mettre fin à un contrat de travail à durée indéterminée, et les tribunaux soupèsent des facteurs semblables (la nature de l'emploi, les circonstances et la durée du service). Il n'existe aucune formule : il s'agit donc d'une illustration générale, non d'une prédiction. En vertu de l'article 2092, vous ne pouvez renoncer à votre droit à une indemnité pour insuffisance de délai de congé ou pour une résiliation faite de manière abusive.
Cet outil estime les minimums prévus par la loi de chaque province (et par le Code canadien du travail pour les emplois sous réglementation fédérale), ainsi qu'une fourchette approximative de délai de congé raisonnable (common law, ou le Code civil au Québec). Il s'agit d'information générale, non d'un avis juridique, et RecordingLaw.com n'est ni un cabinet d'avocats ni un organisme gouvernemental. Votre droit réel dépend de votre contrat, du motif du congédiement et de l'ensemble de votre situation; un tribunal ou l'organisme de normes du travail de votre province rend la décision qui fait autorité.
Vérifiez d'abord cette question : si vous travaillez pour une banque, une compagnie aérienne, une entreprise de camionnage interprovinciale, une entreprise de télécommunications, un radiodiffuseur, Postes Canada ou une autre entreprise sous réglementation fédérale, c'est le Code canadien du travail qui s'applique, et non la loi québécoise. Choisissez alors l'option fédérale ci-dessus.
Y a-t-il une indemnité de départ légale au Québec?
Non. La Loi sur les normes du travail exige un préavis de cessation d'emploi (ou une indemnité compensatrice en son absence), mais aucun paiement de départ distinct. Au-delà de ce minimum, le Code civil du Québec accorde à un salarié lié par un contrat à durée indéterminée le droit à un délai de congé raisonnable.
Barème de préavis au Québec (art. 82)
Préavis minimal (ou indemnité compensatrice en son absence) prévu par la Loi sur les normes du travail, selon la durée du service continu :
| Durée du service | Préavis minimal ou indemnité |
|---|---|
| Moins de 3 mois | Aucun |
| 6 mois | 1 semaine |
| 1,5 an | 2 semaines |
| 3 ans | 2 semaines |
| 5 ans | 4 semaines |
| 7 ans | 4 semaines |
| 10 ans ou plus | 8 semaines |
Exemple chiffré
Une personne salariée au Québec ayant 6 ans de service (72 mois) et un salaire habituel de 1 000 $ par semaine est congédiée sans cause et sans préavis de travail effectif :
- Préavis prévu par la loi pour cette durée de service : 4 semaines, soit 4 x 1 000 $ = 4 000 $ à titre d'indemnité compensatrice.
- Indemnité de départ légale : aucune au Québec.
- Total prévu par la loi : 4 000 $, le minimum légal.
- Délai de congé raisonnable selon le Code civil (une illustration générale, non une prédiction) : environ 4,5 à 7,5 mois, soit environ 19 500 $ à 32 500 $.
Les deux paliers applicables au Québec
L'article 82 de la Loi sur les normes du travail fixe le préavis minimal : une semaine pour une personne salariée qui justifie de trois mois à moins d'un an de service continu, deux semaines d'un an à moins de cinq ans, quatre semaines de cinq ans à moins de dix ans, et huit semaines à dix ans ou plus. En deçà de trois mois de service continu, aucun avis n'est dû (art. 82.1). Si l'employeur ne le donne pas, l'article 83 exige une indemnité compensatrice.
Article 82 : « Un employeur doit donner un avis écrit à une personne salariée avant de mettre fin à son contrat de travail ou de la mettre à pied pour six mois ou plus.
Cet avis est d’une semaine si la personne salariée justifie de moins d’un an de service continu, de deux semaines si elle justifie d’un an à cinq ans de service continu, de quatre semaines si elle justifie de cinq à dix ans de service continu et de huit semaines si elle justifie de dix ans ou plus de service continu. »
Article 83 : « L’employeur qui ne donne pas l’avis prévu à l’article 82 ou qui donne un avis d’une durée insuffisante doit verser à la personne salariée une indemnité compensatrice équivalente à son salaire habituel, sans tenir compte des heures supplémentaires, pour une période égale à celle de la durée ou de la durée résiduaire de l’avis auquel elle avait droit. »
Loi sur les normes du travail, RLRQ c. N-1.1, art. 82 (al. 1-2) et 83 (al. 1), extraits (texte à jour au 26 septembre 2026).
L'article 2091 du Code civil du Québec ajoute un droit distinct : un délai de congé raisonnable pour mettre fin à un contrat de travail à durée indéterminée, que les tribunaux évaluent selon la nature de l'emploi, les circonstances et la durée du service. L'article 2092 interdit d'y renoncer.
Article 2091 : « Chacune des parties à un contrat à durée indéterminée peut y mettre fin en donnant à l’autre un délai de congé.
Le délai de congé doit être raisonnable et tenir compte, notamment, de la nature de l’emploi, des circonstances particulières dans lesquelles il s’exerce et de la durée de la prestation de travail. »
Article 2092 : « Le salarié ne peut renoncer au droit qu’il a d’obtenir une indemnité en réparation du préjudice qu’il subit, lorsque le délai de congé est insuffisant ou que la résiliation est faite de manière abusive. »
Code civil du Québec, RLRQ c. CCQ-1991, art. 2091-2092.
Le préavis de l'article 82 n'est pas requis lorsque la personne salariée est congédiée pour une faute grave, ou lorsqu'un contrat à durée déterminée ou pour une entreprise déterminée se termine simplement à son échéance.
Par ailleurs, une personne salariée qui justifie de deux ans de service continu et qui croit avoir été congédiée sans une cause juste et suffisante peut déposer une plainte écrite à la CNESST dans les 45 jours suivant le congédiement, sauf si une procédure de réparation équivalente est prévue ailleurs, comme un grief prévu par une convention collective. Ce recours peut mener à la réintégration : n'attendez pas l'expiration du délai en comparant seulement les montants.
Article 124 (premier alinéa) : « La personne salariée qui justifie de deux ans de service continu dans une même entreprise et qui croit avoir été congédiée sans une cause juste et suffisante peut soumettre sa plainte par écrit à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail […] dans les 45 jours de son congédiement, sauf si une procédure de réparation, autre que le recours en dommages-intérêts, est prévue ailleurs dans la présente loi, dans une autre loi ou dans une convention. »
Loi sur les normes du travail, RLRQ c. N-1.1, art. 124.
Pour le portrait complet, y compris les exceptions et la façon dont les litiges sont tranchés, lisez l'indemnité de départ au Québec, le guide complet. Pour comparer une autre province, utilisez la calculatrice de préavis au Canada (en anglais).
Questions fréquentes
La notion de common law du délai de congé raisonnable s’applique-t-elle au Québec?
Non. Le Québec est une province de droit civil. L'équivalent est le délai de congé raisonnable prévu à l'article 2091 du Code civil du Québec, que les tribunaux évaluent en tenant compte de facteurs semblables.
Combien de temps ai-je pour contester un congédiement au Québec?
Une personne salariée qui justifie de 2 ans de service continu dans une même entreprise et qui croit avoir été congédiée sans cause juste et suffisante a 45 jours suivant le congédiement pour déposer une plainte à la CNESST en vertu de l'article 124 de la Loi sur les normes du travail, sauf si une procédure de réparation équivalente est prévue ailleurs, comme un grief prévu par une convention collective.
Qu'est-ce que l'indemnité compensatrice prévue à l'article 83?
Si l'employeur ne donne pas l'avis prévu à l'article 82, ou donne un avis d'une durée insuffisante, il doit verser une indemnité compensatrice équivalente au salaire habituel de la personne salariée, sans tenir compte des heures supplémentaires, pour une période égale à la durée, ou à la durée résiduaire, de l'avis auquel elle avait droit.
Sources
Droit vérifié auprès de ces sources en date du 26 septembre 2026. Cette calculatrice estime les minimums prévus par la loi et une fourchette approximative de délai de congé raisonnable. Il s'agit d'information générale, non d'un avis juridique, et RecordingLaw.com n'est ni un cabinet d'avocats ni un organisme gouvernemental. Pour un avis sur votre situation, consultez un avocat en droit du travail autorisé à exercer au Québec.
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